Tsahal : Le ravisseur et geôlier d’Emily Damari a été tué lors d’une frappe aérienne
La semaine dernière, 10 membres du Hamas libérés en 2011 lors de l'accord Shalit ont été tués ; l'armée a détruit un tunnel et tué des terroristes qui plaçaient des bombes sur la route
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L’armée israélienne a annoncé lundi avoir éliminé un membre du groupe terroriste palestinien du Hamas qui s’était infiltré en Israël lors du pogrom perpétré le 7 octobre 2023, qui avait enlevé Emily Damari, et l’avait détenue dans sa maison.
Nasr Ali Quneita a été pris pour cible par une frappe aérienne israélienne le mois dernier, à Gaza-City, le 19 juin, selon Tsahal.
L’armée a déclaré que Quneita était membre de l’unité de renseignement militaire du Hamas au sein du bataillon Sheikh Radwan, connu par Tsahal sous le nom de bataillon al-Furqan, et qu’il avait envahi Israël le 7 octobre 2023 et retenue Damari en otage chez lui au début de la guerre.
Tsahal a diffusé des images de la frappe.
Damari, qui avait été relâchée en janvier dans le cadre d’un accord de trêve conclu avec le groupe terroriste, a réagi à la mort de son ravisseur en écrivant sur le réseau social X : « Voici à quoi ressemble le visage du mal. Un visage que je n’oublierai jamais. Je suis tellement heureuse qu’il ne soit plus [dans] notre monde. »
Dans un autre message, elle a toutefois ajouté que « la véritable victoire sera lorsque Gali, Zivi [Berman] et les 48 autres otages rentreront chez eux », faisant référence aux deux otages jumeaux enlevés dans sa communauté natale de Kfar Aza, qui seraient toujours en vie.
A Hamas terrorist who infiltrated Israel during the October 7 onslaught and held hostage Emily Damari in his home was killed in an Israeli airstrike last month, the IDF announces.
Nasr Ali Quneita was targeted in Gaza City on June 19, according to the IDF.
The military says… pic.twitter.com/fbZQTAon9d
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) July 14, 2025
Parallèlement, l’armée de l’air israélienne a frappé plus de 100 cibles terroristes dans la bande de Gaza au cours des 24 dernières heures, a déclaré Tsahal lundi matin.
L’agence de défense civile contrôlée par le Hamas à Gaza a déclaré que les frappes israéliennes de lundi avaient tué au moins 22 personnes. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes.
De plus, le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a diffusé des images qui, selon lui, montrent ses terroristes tirant des missiles sur un centre de commandement et de contrôle israélien dans la bande de Gaza.
Les combats se poursuivent alors que cinq divisions de Tsahal, composées de dizaines de milliers de soldats, continuent d’opérer dans toute l’enclave.
Selon Israël, les cibles de lundi comprenaient des terroristes, des bâtiments utilisés par des groupes terroristes, des dépôts d’armes, des tunnels et d’autres infrastructures terroristes.
L’armée a déclaré que dans le nord de Gaza, à Beit Hanoun, des troupes de la brigade Givati avaient localisé et détruit un tunnel, tandis que les forces de la 99ᵉ division avaient dirigé des frappes aériennes contre des terroristes du Hamas qui tentaient de poser des bombes sur une route.
Dans la ville voisine de Jabaliya, Tsahal a déclaré que des troupes de la 401e brigade du Corps Blindé Mécanisé et de l’unité l’unité d’élite multi-domaine 888, alias l’unité « Refaïm » (« fantôme » en hébreu) avaient tué plusieurs autres terroristes du Hamas, notamment en dirigeant des frappes, et détruit des infrastructures terroristes.
Dans les quartiers de Daraj et Tuffah, à Gaza-City, des troupes de la brigade Nahal ont tué d’autres terroristes du Hamas. Dans les quartiers de Zeitoun et de Shejaiya, la 98ᵉ division a mené des frappes contre des terroristes du Hamas et a détruit des bâtiments utilisés par le Hamas et le Jihad islamique palestinien, a ajouté Tsahal.
Les Brigades Al-Qods, la branche armée du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien qui a combattu aux côtés du Hamas à Gaza, ont diffusé des images qui, selon elles, montrent leurs terroristes tirant des missiles sur un centre de commandement et de contrôle de l’armée israélienne près de Shejaiya.
Le porte-parole de la défense civile de Gaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que dix Palestiniens avaient été tués lundi dans trois frappes aériennes distinctes dans différentes parties de Gaza-City, et que douze autres personnes avaient été tuées dans des attaques dans le sud de Khan Younès.
L’agence, qui est dirigée par le Hamas, ne fait pas de distinction entre les victimes civiles et terroristes, et ses chiffres ne sont pas vérifiés de manière indépendante.
Dix terroristes libérés dans le cadre de l’accord Shalit éliminés la semaine dernière
L’armée et l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet ont annoncé lundi qu’une frappe aérienne à Gaza la semaine dernière avait tué dix terroristes du Hamas qui faisaient partie des 1 027 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël en 2011 en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, qui avait été enlevé par le Hamas cinq ans auparavant.
La plupart des terroristes tués étaient membres du soi-disant quartier général du Hamas en Cisjordanie, une unité impliquée dans le recrutement de terroristes et la préparation d’attaques contre Israël depuis ou à l’intérieur de la Cisjordanie, a déclaré le Shin Bet.
Parmi les terroristes tués figuraient Riyad Assila et Bassem Abu Sanina, accusés d’avoir assassiné le civil israélien Haïm Karman lors d’une attaque au couteau à Jérusalem en 1998.
Assila était membre du quartier général du Hamas en Cisjordanie, où il était spécifiquement chargé de recruter des terroristes à Jérusalem-Est, a déclaré le Shin Bet.
Mohammed Saria, qui selon le Shin Bet était accusé d’avoir tué le sergent-chef Ehud (Udi) Tal, soldat de Tsahal, lors d’une attaque au couteau dans les locaux de l’Administration civile à Dotan, en Cisjordanie, en 1996, a également été tué dans cette frappe.
Sept autres terroristes relevant du quartier général du Hamas en Cisjordanie ont également été tués dans cette frappe.
Le Shin Bet a déclaré que les sept avaient tous été condamnés pendant la Seconde Intifada pour leur implication dans des attentats terroristes meurtriers et avaient été condamnés à la prison à vie, avant d’être exilés à Gaza dans le cadre de l’accord Shalit.
Selon le Shin Bet, après leur exil, les terroristes ont occupé des fonctions au sein du quartier général de Cisjordanie, « où ils ont opéré au sein de commissions régionales chargées de préparer des attentats dans les régions de Judée-Samarie, notamment en transférant des armes et des fonds aux terroristes ».
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Plus de 58 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 20 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.
Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 451 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.
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