Un frère de très hauts responsables du Hamas enseigne aux beaux-arts d’Aix-en-Provence
Raed Issa est le frère de Marwan Issa, ancien numéro trois du Hamas, éliminé en mars 2024, et de Wael Issa, chef du renseignement militaire du mouvement terroriste, tué en 2021
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Un nouveau cas d’accueil de réfugié gazaoui en France soulève de vives interrogations. Raed Issa, artiste palestinien évacué de Gaza en avril 2025 dans le cadre du programme national PAUSE (aide à l’accueil d’urgence des scientifiques et artistes en exil), a été nommé professeur à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence. Mais ses posts en ligne et son profil familial suscitent la polémique : il est le frère de Marwan Issa, ancien numéro trois du Hamas, éliminé en mars 2024, et de Wael Issa, chef du renseignement militaire du mouvement terroriste, tué en 2021.
Des publications en ligne, lancées début septembre sur X par l’utilisateur SwordOfSalomon et reprises par le journal La Provence, affirment que Raed Issa a fait l’éloge de ses frères comme des « martyrs » et a participé à des cérémonies du Hamas. L’homme aurait aussi justifié dans d’autres messages les tirs de roquettes sur Israël. Ces éléments viennent ainsi contester avec l’image d’un simple artiste en exil, pacifiste, que des médias avaient jusqu’ici mise en avant.
La nomination de Raed Issa par l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence a pourtant été validée à l’unanimité par les seize membres du conseil de l’établissement. Elle interroge ainsi sur les mécanismes de sélection du programme PAUSE, financé à hauteur de 6,5 millions d’euros en grande partie par l’État. Ce dispositif assure un salaire, un logement et une couverture sociale aux bénéficiaires jugés éligibles. La polémique pose ainsi la question : comment un homme lié par sa famille et ses écrits à un mouvement terroriste a-t-il pu obtenir un tel soutien public, alors même que des otages israéliens restent détenus à Gaza ?
Ce cas rappelle d’autres polémiques récentes. En juillet dernier, plusieurs élus avaient dénoncé l’admission à Sciences Po Lille d’une étudiante gazaouie ayant publié des messages antisémites et favorables au 7 octobre. Là aussi, déjà, les critiques avaient visé directement le Quai d’Orsay et le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Noël Barrot, accusés de négligence dans l’évaluation des dossiers.
À la suite de ces révélations, La Provence rapporte que des services de l’État se sont rendus à l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence pour vérifier la situation, mais il semblerait qu’aucune mesure n’ait été prise.
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