Un homme blessé après avoir agressé des gardes dans un centre de rééducation de Tsahal
Le jeune homme avait annoncé sur Facebook son intention de provoquer une scène, se plaignant que le ministère de la Défense refusait depuis des années de reconnaître son TSPT
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Selon des médias israéliens, un homme a été blessé par balle lundi devant un centre de rééducation du ministère de la Défense, après avoir provoqué une bagarre et foncé sur les gardes avec un objet tranchant.
Âgé de 27 ans, l’homme dont l’identité n’a pas été révélée, aurait déclaré avoir planifié cette perturbation à l’avance afin d’attirer l’attention sur ses signalements concernant son trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Selon des articles citant le ministère de la Défense, l’homme s’est présenté devant un centre de rééducation à Beer Sheva, a attaqué les gardes et a brisé les fenêtres. Face à cette situation, le personnel de sécurité a fermé le site et appelé la police, qui a tenté de le calmer.
Cependant, le suspect a alors foncé sur les gardes en brandissant un objet tranchant. Les gardes, se sentant en danger, ont d’abord tiré en l’air, puis vers les jambes de l’homme qui a été touché et blessé, selon les médias.
Il a été transporté à l’hôpital local ; son pronostic vital n’est pas engagé.
Le département de réadaptation du ministère de la Défense est chargé d’évaluer le niveau d’invalidité des anciens combattants de l’armée israélienne et du personnel de sécurité, y compris ceux qui souffrent de traumatismes psychologiques, et de les réintégrer dans la vie civile en leur fournissant des services sociaux et un soutien financier.
Des informations non vérifiées indiquent que cet homme présentait un TSPT. Il aurait déjà causé des pertubations par le passé.
Selon le site d’information Walla, l’homme aurait publié un message sur Facebook peu avant l’incident, dans lequel il affirmait attendre depuis près de sept ans et demi d’être reconnu par le ministère de la Défense et qu’il n’avait toujours pas reçu l’indemnisation qu’il pensait obtenir ce jour-là.
« J’en ai marre », a-t-il écrit, ajoutant qu’il était devenu muet ces dernières semaines et qu’il souffrait du syndrome de Tourette depuis 2019.
« Pourquoi ai-je écrit cela ? Pour que les personnes que j’attaque comprennent. Je prévois de commettre une attaque délibérément parce que j’en ai assez. »
Il a également déclaré avoir été examiné par des psychiatres à trois reprises au cours des dix derniers jours à la suite de « crises ».
« Hier, j’ai agressé quelqu’un dans un hôpital et ils m’ont laissé sortir parce que je représente un danger pour moi-même », a-t-il ajouté.
Cet incident survient alors que la question de la santé mentale des anciens combattants et des réservistes est au centre de l’attention depuis quelques mois, en raison d’une série de suicides qui seraient liés au lourd tribut émotionnel et physique payé par les soldats qui combattent à Gaza et effectuent des périodes de service prolongées.
Même avant la guerre déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, les critiques accusaient depuis longtemps Tsahal de ne pas suffisamment prendre en charge la santé mentale des soldats en service actif, des réservistes et des vétérans.
Les anciens combattants et leurs défenseurs critiquent le département, lui reprochant de fournir des soins lamentablement insuffisants et de soumettre les demandeurs à une bureaucratie si complexe et tortueuse que beaucoup ont dû faire appel à des avocats onéreux pour les aider à se repérer dans le système.
En 2023, un homme qui se plaignait de ne pas être reconnu comme un ancien combattant blessé avait tenté d’incendier un centre de rééducation à Tibériade.
Deux ans plus tôt, Itzik Saidyan, ancien combattant de Tsahal, s’était immolé par le feu devant les bureaux du département de réadaptation des soldats en situation de handicap à Petah Tikva, une affaire qui avait fait grand bruit en Israël.
Saidyan, qui s’est depuis presque entièrement rétabli, a déclaré avoir lutté pendant des années pour obtenir les soins dont il avait besoin pour traiter son TSPT, qui, selon lui, résultait de son service dans l’armée.
Le traitement réservé par le ministère de la Défense aux vétérans blessés a fait l’objet d’une attention particulière dans les semaines qui ont suivi cet acte, et les responsables ont promis de mettre en place des réformes.
la Communauté du Times of Israël !







