Un nouveau podcast indépendant explore les vécus juifs et arabo-musulmans après le 7-Octobre
Le podcast vise à "donner à entendre la complexité des voix et des appartenances, face à une actualité qui tend à les enfermer dans des 'camps' et à effacer les nuances"
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Un nouveau podcast baptisé « Koolshi & Koolam » verra prochainement le jour. Ce projet indépendant ambitionne de donner la parole à des voix juives et arabo-musulmanes issues des espaces francophones, à travers des entretiens intimes retraçant leurs parcours et leurs ressentis depuis les attaques du 7 octobre 2023.
Né d’un « besoin vital de subtilité et de nuance », selon sa créatrice, Erica Lippert, « Koolshi & Koolam » se veut un espace d’écoute et de refus de « toute logique d’exclusion ». Son objectif : « faire entendre la pluralité des expériences, émotions et imaginaires par le biais de témoignages et d’objets culturels choisis par les invités. » Chaque épisode met ainsi en lumière une histoire singulière, entre mémoire, identité et dialogue.
« ‘Koolshi & Koolam’ questionne cette équation par l’écoute de voix singulières », explique la fondatrice, chercheuse en sciences du langage affiliée à l’Université libre de Bruxelles. « ‘Koolshi’ = ‘tout’ en dialecte marocain. ‘Koolam’ = ‘tout le monde’ en hébreu. En somme : ‘Tout et tout le monde.’ La démarche : contrer les assignations médiatiques par la complexité des vécus individuels. »
La saison une du podcast sera disponible sur les principales plateformes d’écoute et sur le site koolshikoolam.com, à partir du 14 octobre. Cette première saison, en douze épisodes, viendra « interroger les artistes, les personnes qui les accompagnent, qu’elles viennent du monde de la musique, des arts
plastiques ou du théâtre ».
Le premier épisode donnera la parole à l’artiste multidisciplinaire Kimia Nasirian. Née en 1996 à Téhéran, elle vit aujourd’hui à Bruxelles. Elle exprime son art à travers des installations artistiques, des performances, la sculpture, la vidéo et le son. Ses œuvres s’intéressent à la mémoire, à la mythologie individuelle et aux rituels religieux et traditionnels du Moyen-Orient.
Le deuxième épisode sera consacré à l’artiste Shaya Feldman, contrebassiste international, compositeur et artiste Dada pluridisciplinaire, basé à Bruxelles. Il a notamment joué avec l’Opéra national de Paris, l’Orchestre symphonique de Jérusalem, l’Orchestre des jeunes de l’Union européenne, l’Orchestre des jeunes d’Israël, et a fondé l’ensemble à cordes Zvov et le duo Mash. Il a sorti deux albums à ce jour.
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