Un scientifique US d’origine palestinienne parmi les lauréats du Nobel de chimie
Né en 1965 à Amman, en Jordanie, de parents réfugiés palestiniens, Omar M. Yaghi est affilié à l'université de Californie à Berkeley.
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Omar Yaghi a remporté le prix Nobel de chimie, aux côtés du Japonais Susumu Kitagawa et de l’Australien Richard Robson, né au Royaume-Uni, pour leurs travaux dans le domaine du développement des structures métallo-organiques.
Les lauréats ont créé des structures moléculaires comportant de grands espaces à travers lesquels peuvent circuler des gaz et d’autres substances chimiques.
« Ces constructions, les structures métallo-organiques, peuvent être utilisées pour récupérer l’eau de l’air du désert, capturer le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques », a souligné le jury dans un communiqué.
Né en 1965 à Amman, en Jordanie, de parents réfugiés palestiniens, Omar M. Yaghi est affilié à l’université de Californie à Berkeley. Selon un profil établi par l’université californienne, il s’est installé seul aux États-Unis à l’âge de 15 ans pour poursuivre ses études. Il possède également la nationalité saoudienne.
Les noms de Yaghi et Kitagawa revenaient depuis plusieurs années dans les prévisions des experts pour le Nobel de chimie.
Ces structures métallo-organiques « ont un potentiel énorme, car elles offrent des possibilités jusqu’alors insoupçonnées de créer des matériaux sur mesure dotés de nouvelles fonctions », a déclaré Heiner Linke, président du comité Nobel de chimie, dans un communiqué.
En variant les éléments constitutifs utilisés dans les MOF, « les chimistes peuvent les concevoir pour capturer et stocker des substances spécifiques. Les MOF peuvent également déclencher des réactions chimiques ou conduire l’électricité », relève le comité Nobel.
En exploitant ces découvertes, « on pourrait imaginer créer des matériaux capables de séparer le dioxyde de carbone de l’air ou des tuyaux d’échappement industriels, ou qui pourraient être utilisés pour séparer les molécules toxiques des eaux usées », a expliqué Hans Ellegren, secrétaire général de l’Académie des sciences qui décerne le Nobel.
Pour les lauréats du millésime 2025, le chèque accompagnant le prix est de 11 millions de couronnes (920 000 euros), à partager entre les gagnants.
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