Un septuagénaire, agressé pour avoir retiré une banderole en soutien à l’assassin de Rabin, hospitalisé pour une hémorragie cérébrale
Une vidéo de l'agression, perpétrée mardi, montre plusieurs jeunes extrémistes traîner et donner des coups de pied à Ilan Manes après qu'il a retiré la banderole, au carrefour de Hemed, sur la Route 1
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Un homme de 75 ans a été hospitalisé pour une hémorragie cérébrale après avoir été agressé la semaine dernière pour avoir retiré une banderole réclamant la libération d’Yigal Amir, l’assassin du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995, ont indiqué lundi ses proches et ses avocats.
Une vidéo de l’agression, perpétrée mardi, montre plusieurs jeunes extrémistes traîner et donner des coups de pied à Ilan Manes après qu’il a retiré la banderole, au carrefour de Hemed, sur la Route 1, à proximité de son domicile de Mevasseret Zion, à l’ouest de Jérusalem.
Manes a porté plainte auprès de la police, mais personne n’a encore été arrêté pour cette agression, a indiqué Protest Detainee Legal Support Front (Front de soutien juridique aux détenus de la contestation ou PDLSF), un groupe d’avocats offrant des services bénévoles aux manifestants anti-gouvernement.
Selon PDLSF, Manes a constaté que sa main gauche ne répondait plus alors qu’il travaillait chez lui jeudi. Le même phénomène s’est reproduit, « de manière encore plus grave », samedi, date à laquelle sa famille l’a conduit à l’hôpital Hadassah Ein Kerem.
Sa fille, Talia, a déclaré à la radio de l’armée, Galei Tsahal, qu’il devait subir une intervention chirurgicale du cerveau à l’hôpital lundi soir.
Elle a précisé qu’il était conscient mais qu’il avait « perdu connaissance à plusieurs reprises » dimanche.
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Manes, ancien lieutenant-colonel de l’armée israélienne, se trouvait lui-même au rassemblement pour la paix sur la place des Rois d’Israël à Tel Aviv – aujourd’hui appelée Kikar Rabin – où le Premier ministre avait pris la parole peu avant d’être assassiné, le 4 novembre 1995, a précisé Talia.
« Il n’arrivait pas à supporter cette banderole », a-t-elle déclaré en référence à celle suspendue au-dessus de la Route 1.
« Il comprenait qu’il s’engageait dans une sorte de confrontation, mais il n’imaginait pas que cela finirait ainsi. »
Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a demandé au chef de la police, Daniel Levy, d’enquêter sur les « actes de violence à motivation politique » commis à l’encontre de Manes.
Manes dirige la section locale du parti Yashar à Mevasseret Zion, a précisé Eisenkot dans une lettre adressée à Levy. Son affiliation politique n’avait pas été rendue publique auparavant.
« Il s’agit d’un incident extraordinaire et grave de violence à motivation politique », a écrit Eisenkot.
« Ce type de violence, à 84 jours du scrutin, pourrait être un signe très inquiétant de ce qui nous attend au cours de cette période, et nous ne devons pas le tolérer. »
Eisenkot a exigé que la police « mène une enquête rapide, rigoureuse et exhaustive, et procède immédiatement à l’arrestation et à la poursuite du ou des coupables ».
Amir, juif extrémiste opposé aux Accords d’Oslo de 1993 prévoyant le transfert du contrôle de certaines zones de Cisjordanie aux Palestiniens, a assassiné Rabin.
Pour justifier son geste, Amir a invoqué des motifs religieux. Il a déclaré avoir été poussé par les résultats des élections de 1992, qui avaient porté le leader du Parti travailliste au pouvoir, et par le massacre de 29 Palestiniens perpétré par le terroriste juif Baruch Goldstein à Hébron, en 1994.
Le grand rassemblement pour la paix, au cours duquel Rabin a été assassiné, avait été organisé pour marquer l’opposition à la violence et témoigner du soutien du public aux efforts de Rabin pour négocier avec les Palestiniens.
Ces dernières années, les appels en faveur de la libération d’Amir se sont multipliés.
la Communauté du Times of Israël !







