Un tribunal norvégien rejette la demande US d’extradition du faux poseur de bombes des JCC
Kadar est autiste et souffre de graves problème psychologiques dûs à sa longue incarcération ; une extradition risquerait donc de porter atteinte à ses droits humains
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Un tribunal norvégien a rejeté la demande d’extradition formulée par les États-Unis visant Michael Kadar, qui a purgé une peine de sept ans dans une prison israélienne pour avoir pris pour cible des centres communautaires et institutions juifs dans plusieurs pays dans une vague d’alertes à la bombe en 2016 et 2017, alors qu’il était encore adolescent.
Le tribunal a accepté un argument soumis de la défense selon lequel Kadar présente un trouble du spectre autistique et souffre de graves problème psychologiques dûs à sa longue incarcération. Pour ces motifs, son extradition vers les États-Unis risquerait de porter atteinte à ses droits humains.
Le tribunal a également accepté l’argument de la défense selon lequel Kadar avait déjà été condamné pour ses crimes en Israël et ne peut donc pas, en vertu du principe de double condamnation, être extradé vers les États-Unis pour y être jugé pour ces mêmes crimes.
La décision de justice a en outre souligné l’absence d’engagement clair de la part des autorités américaines quant au fait que Kadar bénéficierait d’un traitement psychiatrique approprié.
Si elles ont refusé d’extrader Kadar, les autorités norvégiennes continueront toutefois de le détenir dans un établissement psychiatrique public pendant qu’Oslo attend la décision des États-Unis quant à l’introduction d’un recours. En l’absence de tout recours, alors Kadar sera libéré.
Réagissant à cette décision, l’avocat de Kadar, Nir Yaslovitzh, a déclaré dans un communiqué que le tribunal avait statué « sans équivoque » que son client était atteint de schizophrénie paranoïde, et que son état mental ne lui permettait pas de subir un procès, ni aujourd’hui ni il y a sept ans, lorsqu’il a été condamné en Israël.
« Il s’agit là d’une conclusion professionnelle, qui se fonde sur les témoignages de deux experts chevronnés en psychiatrie légale, qui ont déterminé que mon client était et reste une personne malade, un patient qui a besoin d’un traitement et non d’une procédure pénale. Malheureusement, la procédure qui a visé mon client en Israël dans le passé n’a pas accordé suffisamment d’importance à son état de santé. Une injustice grave qui a conduit à une condamnation sans précédent », a ajouté Yaslovitzh.
Au vu de la décision norvégienne, une demande de nouveau procès sera déposée en Israël, a poursuivi Yaslovitzh.
Kadar a été libéré de prison en Israël l’an dernier et a quitté le pays. C’est à l’occasion d’un voyage en Norvège qu’il a demandé l’asile au pays, déclenchant de la part des États-Unis une demande d’extradition déjà existante.
la Communauté du Times of Israël !







