Voici les figures iraniennes de premier plan éliminées par les États-Unis et Israël
Ali Khamenei, ses principaux collaborateurs tels qu'Ali Larijani et les hauts responsables militaires chargés des proxys, ainsi que des responsables de la répression interne, figurent parmi les dizaines de personnalités tuées depuis le 28 février
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Depuis le lancement, le 28 février, d’une campagne de frappes aériennes visant à déstabiliser le régime iranien et à détruire ses programmes nucléaires et de missiles balistiques, les États-Unis et Israël ont éliminé des dizaines de personnalités politiques et militaires de premier plan en Iran.
Les dirigeants iraniens appellent régulièrement à la destruction d’Israël depuis 1979 et ont constitué un arsenal de milliers de missiles balistiques. Téhéran a toujours nié chercher à se doter d’armes nucléaires, mais a enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a empêché les inspecteurs internationaux de contrôler ses installations nucléaires et, selon Israël, a pris des mesures en vue de la militarisation.
Voici quelques-unes des figures iraniennes les plus en vue éliminées depuis le début de cette guerre :
L’ayatollah Ali Khamenei, qui exerçait un contrôle de fer sur l’Iran en tant que guide suprême depuis 1989, tout en renforçant l’hostilité envers les États-Unis et Israël, a été éliminé à l’âge de 86 ans lors d’une frappe contre son complexe à Téhéran, au cours de la première salve de la campagne de bombardements américano-israélienne.
Ses décennies au pouvoir ont été marquées par la consolidation de son pouvoir grâce à l’appareil de sécurité et par l’expansion de l’influence régionale de l’Iran, notamment par le financement et le soutien d’un réseau de mandataires terroristes autour d’Israël. Les tensions liées au programme nucléaire iranien ont maintes fois conduit la République islamique à un affrontement avec l’Occident durant son règne.
Les plus hauts dignitaires religieux iraniens ont désigné le fils de Khamenei, Mojtaba, comme son successeur.
Mais ce dernier n’a pas été vu en public depuis le début de la campagne de bombardements américano-israélienne, au cours de laquelle il aurait été blessé. Israël s’est engagé à traquer le jeune Khamenei, dont la nomination a été qualifiée par le président américain Trump « d’inacceptable ».
Ali Larijani, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et figure influente de longue date, a été éliminé à l’âge de 67 ans lors d’une frappe aérienne israélienne dans la région de Pardis le 17 mars, en même temps que son fils et l’un de ses adjoints, ont rapporté les médias iraniens.
Israël a également confirmé avoir éliminé Larijani, qu’il a qualifié de « dirigeant de facto » de l’Iran depuis le décès d’Ali Khamenei.
Ancien commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, et négociateur sur le dossier nucléaire, Larijani était un proche conseiller du défunt guide suprême et a joué un rôle important dans l’élaboration de la politique de sécurité nationale et de la politique étrangère de l’Iran.
Le 18 mars, le ministre iranien du Renseignement, Esmaïl Khatib, a été éliminé lors d’une frappe israélienne. Clerc et homme politique intransigeant, il a travaillé au sein du bureau d’Ali Khamenei et a été formé par ce dernier avant de prendre la tête de l’appareil de renseignement civil en août 2021.
Conseiller proche d’Ali Khamenei, Ali Shamkhani était une figure clé de la politique iranienne en matière de sécurité et de nucléaire.
Il a été éliminé lors d’une frappe israélienne sur Téhéran le 28 février.
Il avait auparavant survécu à une attaque contre son domicile lors de la guerre de juin, qui avait duré douze jours, entre Israël et le régime iranien.
Commandant du CGRI, Mohammad Pakpour a été éliminé lors des frappes du 28 février à Téhéran, ont indiqué les médias d’État iraniens.
Il a gravi les échelons pour prendre la tête du CGRI après l’élimination de son prédécesseur, Hossein Salami, lors de la guerre de juin.
Le CGRI, une organisation désignée comme terroriste par les États-Unis et l’Union européenne (UE), soutient le réseau régional de groupes terroristes de « l’axe de la résistance » de l’Iran, qui comprend le Hamas à Gaza, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et les Houthis au Yémen.
Aziz Nasirzadeh
Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, officier de carrière de l’armée de l’air, a été éliminé lors de la même vague de frappes visant les hauts responsables à Téhéran le 28 février, selon certaines sources. Il jouait un rôle clé dans la planification militaire et la politique de défense.
Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Abdolrahim Mousavi, a été tué lors de ces frappes, alors qu’il participait à une réunion des hauts dirigeants à Téhéran, selon les médias iraniens. Il était chargé de coordonner les différentes branches de l’armée iranienne et de superviser les forces conventionnelles.
Le commandant de la force paramilitaire Basij du CGRI, Gholamreza Soleimani, a été éliminé lors de frappes américano-israéliennes le 17 mars, selon les médias d’État iraniens. Israël a revendiqué la responsabilité de son élimination.
Officier supérieur du CGRI, Soleimani dirigeait la force de sécurité intérieure volontaire qui a joué un rôle clé dans la répression de la dissidence, notamment lors du massacre de milliers de manifestants anti-régime en janvier.
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