Yom HaAtsmaout: Un joueur de la NBA, une héroïne du 7 octobre distingués ; une chanteuse décline l’invitation
Yardena Arazi, déplorant les fractures sociétales en temps de guerre, a dit qu'elle ne se joindra pas à "Rachel d'Ofakim", à Deni Avdija et à un défenseur d'Israël âgé de 10 ans lors de la cérémonie
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Deni Avdija, un basketteur israélo-américain, Ben Carasso, un jeune défenseur d’Israël âgé de seulement dix ans et une héroïne du 7 octobre, Rachel d’Ofakim, figureront parmi les porteurs de torche lors de la cérémonie officielle de la 77e Journée de l’Indépendance d’Israël, la semaine prochaine, a annoncé le gouvernement lundi.
La chanteuse Yardena Arazi a décliné l’offre, disant que « la cérémonie de la torche est une cérémonie d’État, mais ce n’est pas une période marquée par le véritable esprit d’État ».
Les noms des personnes qui seront honorées lors de la cérémonie d’État – une cérémonie qui se tiendra au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem – ont été annoncés au fur et à mesure depuis le début de l’après-midi de dimanche par le bureau de la ministre des Transports, Miri Regev, qui a été chargée de l’organisation de la cérémonie pour la deuxième année consécutive.
Des milliers de noms avaient été recommandés et avancés. La commission chargée de désigner les personnalités qui seront chargées d’allumer les torches était encore en train d’annoncer l’identité des participants au moment de la rédaction de cet article. Ils pourraient être au nombre de 36 cette année.
Deni Avdija, un basketteur israélien qui a été choisi à la neuvième position de la sélection de la NBA en 2020 – c’est le meilleur placement d’un Israélien dans l’histoire du basket-ball américain – et qui vient de terminer une saison exceptionnelle en jouant pour les Portland Trail Blazers, allumera une torche cette année.
« Deni est un modèle pour la jeunesse israélienne : c’est un exemple qui montre qu’il est possible d’aspirer aux plus hauts sommets sans perdre ses racines, ses valeurs ou son sentiment de responsabilité nationale, » a commenté Miri Regev.
Carasso, un Israélien de dix ans qui, aux côtés de sa mère, a entamé une tournée de relations publiques pro-israélienne après le 7 octobre (il avait alors neuf ans), en partageant son expérience d’enfant vivant la guerre, sera également distingué.
Carasso « a choisi de faire connaître au monde les histoires des enfants d’Israël en temps de guerre – leur douleur, leur espoir et leur foi. Ben est la voix qui a promis que la vérité ne serait pas réduite au silence et que l’histoire d’Israël continuerait d’être entendue », a dit Regev.
Rachel Edry, 66 ans, originaire de la ville d’Ofakim, à la frontière de Gaza, sera également honorée lors de la cérémonie.
Quand cinq terroristes avaient pris d’assaut l’habitation de Rachel Edry, le 7 octobre 2023, lors de l’attaque sanglante qui avait été commise par le Hamas dans le sud d’Israël, elle leur avait servi des biscuits, plaisantant avec eux dans un arabe rudimentaire et chantant même en leur compagnie une chanson en hébreu de Lior Narkis qu’ils connaissaient parce qu’ils l’avaient entendue à la radio.
Les hommes armés avaient passé 15 heures dans la maison d’Edry, née en Iran, et de son mari David. Le 8 octobre, à 3 heures du matin, la police avait fait irruption dans le duplex à l’issue de longues heures de négociations, tuant les cinq terroristes. Le couple, sain et sauf, avait alors retrouvé sa fille et ses deux fils – ces deux derniers étant des policiers qui avaient pris part à l’opération de secours.
« Même les auteurs à l’imagination excessivement fertile n’auraient pas pu inventer un personnage aussi merveilleux que Rachel d’Ofakim. C’est une femme courageuse et sensible qui, grâce à son intelligence, grâce à sa bravoure et à ses biscuits, a réussi à tromper les terroristes qui s’étaient introduits chez elle, parvenant à devenir l’héroïne de toute une nation », a dit Regev.
« Sa détermination et son profond attachement à l’endroit où elle vivait ont également été démontrés par sa décision de retourner dans sa maison d’Ofakim pour la faire reconstruire« , a-t-elle ajouté.
Arazi, la chanteuse, a également été invitée à allumer une torche lors de la cérémonie mais elle a refusé, a-t-elle annoncé dans la journée de lundi.
« La cérémonie d’allumage des torches est une cérémonie d’État, mais ce n’est pas une période marquée par le véritable esprit d’État. C’est pourquoi, malgré le grand honneur que j’ai ressenti, je ne peux pas participer à la cérémonie cette année », a-t-elle déclaré dans un communiqué, dans le sillage d’un article publié sur le site d’information Ynet qui évoquait son refus de prendre part à l’événement.
« Je suis une citoyenne de l’État et la réalité quotidienne s’infiltre dans nos veines. Ce qui me fait mal et je nous souhaite de connaître des jours meilleurs et plus unifiés, dans lesquels l’esprit de l’État redeviendra une valeur qui guidera le public israélien », a-t-elle poursuivi.
« Je suis reconnaissante à l’égard de tous ceux qui ont contribué à me choisir. Cela ne va pas de soi et j’en suis très émue. Et plus que n’importe quelle cérémonie, plus que n’importe quelle distinction excitante, je veux voir les otages revenir à nous ‘parce que tout ce qui nous a été promis il y a longtemps ne nous a pas encore été donné’, » a-t-elle conclu, citant les paroles de l’une de ses chansons.
Il a également été signalé, lundi, que le chanteur Boaz Sharabi avait refusé une invitation à allumer une torche lors de la cérémonie. Sharabi a toutefois fait savoir dans un communiqué que ce refus n’était pas motivé par une quelconque opposition à l’idée de prendre part à l’événement – ajoutant qu’il n’a reçu l’invitation que dimanche et qu’il a choisi de ne pas rompre un engagement préexistant qui était prévu au même moment.
Les organisateurs de la cérémonie ont refusé de commenter l’affaire, selon Walla.
Parmi les allumeurs de flambeau figureraient le commentateur politique américain controversé Ben Shapiro, un Juif orthodoxe et fervent partisan d’Israël, dont la sélection a suscité des critiques de la part d’Israéliens libéraux en raison de ses positions radicales sur l’avortement et sur les questions LGBT ; Emily Damari, une Israélienne britannique de 28 ans qui a passé 471 jours en captivité dans les geôles du Hamas et qui a été libérée dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, au début de l’année ; le judoka et père endeuillé Oren Smadga ; et deux officiers de Tsahal, le lieutenant-colonel Fayez Fares et la lieutenante-colonel Hagit Alon Elharar, qui sont tous deux des membres de l’armée de l’air et qui ont été sélectionnés par le chef d’état-major. Elharar a perdu son fils Amitay, tué lors d’une attaque de drone du Hezbollah l’an dernier.
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