7 morts lors de frappes de Tsahal dans le Sud-Liban après que des drones du Hezbollah ont visé des soldats
L'armée a frappé un hôpital désaffecté, transformé en centre de commandement par le groupe terroriste chiite libanais, à la suite d'une attaque contre des soldats dans la région de la crête d'Ali Taher
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Des frappes israéliennes dans le sud du Liban, dimanche, auraient fait sept morts et plus d’une dizaine de blessés, selon les autorités libanaises, après que le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah eut lancé deux drones chargés d’explosifs contre des troupes israéliennes opérant dans la région.
L’armée israélienne a déclaré que l’un des drones, qui visait des troupes opérant dans la région de la crête d’Ali Taher, avait été abattu par les soldats, et qu’aucun d’entre eux n’avait été blessé lors de l’attaque.
Tsahal a qualifié cette attaque de « violation flagrante » du cessez-le-feu et a indiqué avoir riposté en frappant des infrastructures et des terroristes du Hezbollah.
Le ministère de la Santé a indiqué que sept personnes avaient été tuées à Nabatieh al-Fawqa, tandis que deux femmes avaient été tuées et six autres blessées à Arab Salim, localité voisine.
????غارة إسرائيلية تُدمّر مستشفى غندور في بلدة النبطية الفوقا بالكامل صباح اليوم، مع الإشارة إلى أن المستشفى كان خالياً من المرضى والموظفين pic.twitter.com/idsrsFZbN2
— Annahar النهار (@Annahar) September 6, 2026
Les médias libanais ont rapporté qu’une des frappes israéliennes avait détruit l’hôpital Ghandour à Nabatieh al-Fawqa. L’établissement était vide de patients et de personnel et, selon l’Agence nationale d’information (NNA) officielle, il était hors service depuis des années.
L’armée israélienne a déclaré que le Hezbollah utilisait cet hôpital comme centre de commandement. Elle a également indiqué avoir frappé des dépôts d’armes et d’autres bâtiments utilisés par le groupe terroriste pour mener ses attaques.
Tsahal a précisé que des terroristes du Hezbollah impliqués dans des activités « d’artillerie et de surveillance » opéraient récemment depuis le centre de commandement situé dans l’enceinte de l’hôpital. Toutes ces frappes ont été menées afin « d’éliminer les menaces », a ajouté l’armée.
Avant les frappes, Tsahal avait émis un « avertissement urgent » à l’intention des habitants vivant à proximité d’un bâtiment situé à Arab Salim et utilisé par le Hezbollah, leur ordonnant de s’éloigner d’au moins 300 mètres avant une frappe aérienne.
בתגובה לשיגור שני רחפני הנפץ לעבר כוחותינו במרחב הביטחוני: צה"ל תקף מחבלים ותשתיות של ארגון הטרור חיזבאללה במרחב דרום לבנון pic.twitter.com/KCr1XEXU11
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) September 6, 2026
Cet avertissement, le premier du genre au Liban depuis plusieurs semaines, a été lancé, selon l’armée, en réponse au tir, par le groupe terroriste, d’un « drone chargé d’explosifs en direction des troupes de Tsahal ».
La NNA a indiqué qu’après la diffusion de l’alerte, des avions de combat israéliens avaient « frappé une autre maison, la détruisant », tuant ainsi les deux femmes.
La NNA a également rapporté qu’une frappe violente à Nabatieh avait touché un bâtiment historique, endommageant des bureaux appartenant aux ministères libanais des Finances et de l’Agriculture, ainsi que des magasins et des cafés situés à proximité. Elle a par ailleurs fait état d’une frappe visant une moto dans la région.
Le Hezbollah n’a pas encore commenté les attaques par drone de dimanche.
Les frappes israéliennes, qui ont également endommagé des bâtiments gouvernementaux et détruit un hôpital désaffecté, constituent « une dangereuse escalade […] touchant les institutions de l’État libanais » ainsi que des établissements de santé, a pour sa part déclaré Joseph Aoun dans un communiqué, appelant les États-Unis et d’autres pays à « agir d’urgence pour faire cesser ces violations ».
La semaine dernière, Tsahal a déclaré que ses troupes avaient achevé le déblaiement d’une installation souterraine du groupe terroriste située sous la crête d’Ali Taher, après avoir établi un « contrôle opérationnel » de la zone en surface et sous terre, y compris deux tunnels.
L’armée a décrit cette installation comme une « infrastructure stratégique construite sur deux décennies », qui, selon elle, aurait été financée et planifiée par l’Iran.
La semaine dernière également, le ministre de la Défense, Israel Katz, a déclaré qu’Israël ne se retirerait pas de sa zone de sécurité au sud du Liban tant que le Hezbollah n’aurait pas été désarmé dans tout le pays. Le groupe terroriste chiite libanais n’a pas commenté l’annonce de Tsahal ni confirmé que les troupes israéliennes avaient pris le contrôle du site.
« La capture d’Ali Taher constitue une étape importante vers la réalisation de cet objectif », a ajouté Katz, précisant que l’opération « marque l’achèvement de la phase d’établissement du contrôle de la zone de sécurité dans le sud du Liban ».
Les troupes israéliennes restent déployées à l’intérieur de ce que l’État hébreu qualifie de « zone de sécurité », qui s’étend sur une dizaine de kilomètres à l’intérieur du sud du Liban, le long de la frontière.
Le 26 juin, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre négocié par les États-Unis visant à ouvrir la voie à un éventuel accord de paix. Israël a accepté de se retirer de deux petites zones situées au-delà de sa zone de sécurité initiale, dont la surveillance a été confiée aux troupes libanaises. Les responsables israéliens ont toutefois déclaré que de nouveaux retraits dépendraient des progrès mesurables réalisés par l’armée libanaise dans le désarmement du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Dans le cadre des négociations menées sous l’égide des États-Unis, Israël a libéré la semaine dernière cinq civils libanais détenus, après que Beyrouth eut apporté son aide aux efforts visant à localiser et à rapatrier les dépouilles de membres de la communauté juive du Liban enlevés et assassinés par des groupes terroristes chiites dans les années 1980. Le cabinet du Premier ministre a indiqué que les cinq personnes avaient été interrogées et qu’il avait été établi qu’elles n’étaient membres d’aucune organisation terroriste et n’étaient impliquées dans aucun acte de terrorisme.
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