Sur la crête Ali Taher, Tsahal a nettoyé les tunnels du Hezbollah avant leur démolition
Ces dernières semaines, des terroristes du Hezbollah ont été tués ou ont fui ce "centre névralgique" du groupe situé sous une colline du sud-Liban
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Tsahal a annoncé, jeudi dans la soirée, que les travaux de déblaiement et le nettoyage d’une installation souterraine « stratégique » appartenant au groupe terroriste du Hezbollah étaient terminés. Cette installation est située sous une crête montagneuse du sud-Liban.
La crête d’Ali Taher se trouve dans la zone tampon israélienne du Sud-Liban, aux abords de Nabatieh. L’armée israélienne avait indiqué que le Hezbollah avait construit un réseau de tunnels sous la colline, qui servait de « centre névralgique » à la division régionale Badr de l’organisation — une unité chargée de la zone du Sud-Liban située au nord du fleuve Litani.
Selon les estimations, des dizaines de terroristes du Hezbollah se cachaient sous la crête Ali Taher lorsqu’un nouveau cessez-le-feu est entré en vigueur en juin dernier.
Dans un communiqué diffusé jeudi dans la soirée, Tsahal a expliqué que ces dernières semaines, les soldats de la 36e division, qui avaient pris « le contrôle opérationnel du périmètre de la crête, en surface comme en sous-sol », avaient débarrassé deux principaux réseaux de tunnels sous Ali Taher des hommes armés qui s’y trouvaient, tuant certains d’entre eux tandis que d’autres prenaient la fuite.
Un responsable militaire a noté que cette prise de contrôle a pu se faire grâce à des « opérations offensives » menées ces dernières semaines, avec notamment des embuscades contre les terroristes du Hezbollah qui avaient trouvé refuge dans les souterrains, ainsi que des attaques lancées contre les puits des tunnels, à l’aide d’armes à feu, de grenades, de drones et de frappes aériennes.
Le Hezbollah a également lancé plusieurs drones piégés contre des soldats qui menaient des opérations sur la crête, ces dernières semaines, y compris mercredi.
Au sujet de la crête, Tsahal a évoqué une « infrastructure stratégique construite en l’espace de deux décennies ». Les militaires ont ajouté qu’elle avait été financée et planifiée par l’Iran.
צה"ל סיים לטהר את התשתיות התת-קרקעיות של חיזבאללה ברכס עלי טאהר ופועל לנטרולן
לכל הפרטים????????https://t.co/OFrqIG1mtK pic.twitter.com/uLhgWUUm6o
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) September 3, 2026
L’armée a indiqué que les terroristes du Hezbollah qui appartenaient à l’unité Badr avaient lancé, ces dernières années, des attaques depuis ce site souterrain contre des soldats et des civils israéliens.
« Suite aux opérations menées contre ces infrastructures ces dernières semaines, la capacité à mener des attaques terroristes à l’encontre des civils israéliens et des soldats de Tsahal à partir de cette infrastructure a été neutralisée », a déclaré l’armée.
A l’intérieur des tunnels, les militaires ont découvert « des centres de commandement, des salles d’armement, des locaux avec des générateurs, des lieux de vie, des douches et une cuisine » – ce qui permettait aux hommes armés du Hezbollah « de lancer des combats et de rester sur place pendant de longues périodes », a expliqué l’armée.
Elle a ajouté que maintenant que le site souterrain avait été débarrassé des terroristes du Hezbollah, elle s’employait à le démolir.
« Une fois cette opération terminée, l’armée israélienne mettra en place un nouveau dispositif défensif, comme l’exige la situation », a précisé Tsahal, laissant entendre qu’elle prévoyait de se retirer à terme de la zone.
Malgré une dépêche précédemment diffusée par Reuters, dans la journée de jeudi – affirmant qu’une dizaine de membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dont au moins deux officiers supérieurs, se trouvaient avec les terroristes du Hezbollah dans le site souterrain situé sous la crête – l’armée israélienne a dit avoir débarrassé les tunnels de tous leurs occupants.
Rien n’indique par ailleurs que des forces du CGRI se trouvaient à l’intérieur des tunnels lorsque l’armée israélienne s’est emparée des lieux.
Selon Reuters, les militaires israéliens avaient « reporté l’assaut » contre Ali Taher du fait des menaces de riposte iranienne à toute offensive — mais l’annonce de l’armée, jeudi soir, est le signe que les soldats menaient des opérations à l’intérieur des tunnels depuis plusieurs semaines.
En mars dernier, le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit du Moyen-Orient en lançant des roquettes sur Israël en signe de soutien à son commanditaire, l’Iran, qui faisait alors l’objet d’une campagne aérienne américano-israélienne.
Israël avait riposté aux attaques du Hezbollah par une campagne aérienne intensive et une invasion terrestre.
Les combats se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu entré en vigueur au Liban au mois d’avril – mais à un rythme moindre. L’armée israélienne continue de mener des opérations à l’intérieur d’une « zone de sécurité » qui s’étend sur une dizaine de kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, le long de la frontière.
En juin dernier, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre engageant le Liban à rétablir sa souveraineté sur son territoire par le biais d’un « désarmement vérifié des groupes armés non-étatiques, » ouvrant en retour la porte à un retrait progressif des soldats israéliens.
L’État libanais, Israël et les États-Unis, ont signé cet accord, mais le Hezbollah et ses alliés s’y sont refusés.
Israël a retiré ses forces de trois zones pilotes dans lesquelles l’armée libanaise a fait son retour, tout en précisant qu’il ne procéderait à aucun autre retrait militaire tant que le Hezbollah n’aurait pas été désarmé.
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