Le Hamas s’est dit prêt à transférer la gouvernance de Gaza à un comité technocratique palestinien, insistant néanmoins pour que le poste-frontière de Rafah soit entièrement rouvert dans les prochains jours, conformément à la récente annonce du président du comité.
« Les protocoles sont prêts, les dossiers sont complets et les comités sont en place pour superviser le transfert. Ainsi sera garanti le transfert complet au comité technocratique de la gouvernance dans la bande de Gaza, dans tous ses secteurs », a déclaré à l’AFP le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.
Le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) compte 15 membres. Il réunit une équipe de technocrates palestiniens formée dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis, qui est entré en vigueur en octobre 2025.
Chargé de la gestion de la gouvernance quotidienne de la Gaza dans l’après guerre, le comité travaillera sous la supervision du Conseil de paix du président américain Donald Trump.
Le NCAG, présidé par l’ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne Ali Shaath, devrait entrer dans la bande de Gaza dès la réouverture du poste-frontière de Rafah, à la frontière avec l’Égypte.
Le poste-frontière de Rafah « doit être ouvert dans les deux sens, et permettre une liberté totale de sortie et d’entrée dans la bande de Gaza, sans aucun obstacle israélien », a ajouté Qassem, le porte-parole du Hamas.
Rafah, unique accès de Gaza vers le monde extérieur – et ne menant pas à Israël -, constitue un point d’entrée essentiel pour les personnes et les marchandises. Shaath, la semaine dernière, a annoncé la réouverture de Rafah dans les deux sens dans un délai d’une semaine.
Israël a pour sa part indiqué qu’il n’autoriserait le poste-frontière qu’aux piétons dans le cadre de sa « réouverture limitée », une fois qu’il aurait récupéré le corps sans vie du dernier otage, Ran Gvili. Les soldats ont ramené les restes de Gvili lundi.
Qassem, quant à lui, affirme « qu’il est clair que le Hamas respecte les engagements qui sont les siens dans le cadre de l’accord visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza », un conflit qui a débuté après le pogrom perpétré par le groupe terroriste dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
Avec la création du comité technocratique et le retour en Israël du dernier otage retenu à Gaza, la prochaine étape importante de l’accord de cessez-le-feu sera le désarmement du Hamas, qui devrait conduire au retrait progressif d’Israël de l’enclave palestinienne. À ce jour, le Hamas n’a pas rendu ses armes.
Le personnel du Times of Israel a contribué à cet article.