Les soldats auraient tué 34 personnes ; Gaza-City se prépare aux évacuations – Hamas
Selon les médias locaux, il y aurait eu 6 morts près d'un site humanitaire dans le nord de l'enclave et 14 à Khan Younès ; l'hôpital européen se prépare à rouvrir avant l'afflux de Gazaouis déplacés du nord
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Les frappes israéliennes dans la bande de Gaza auraient, selon les médias palestiniens sous autorité du groupe terroriste palestinien du Hamas, fait au moins 34 morts samedi, alors qu’un grand hôpital du sud de l’enclave se préparait à l’évacuation imminente de Gaza-City par l’armée israélienne, avant le lancement prévu de l’opération visant à prendre le contrôle de la métropole.
Ces chiffres sont invérifiables et ne font pas la distinction entre civils et terroristes.
Israël n’a pas encore lancé son offensive majeure prévue pour s’emparer de la plus grande ville de l’enclave, mais selon des travailleurs humanitaires locaux, les bombardements israéliens ont considérablement augmenté depuis le début du mois d’août.
Selon les médias, six des personnes tuées seraient mortes alors qu’elles attendaient de l’aide dans la région de Zikim, dans le nord de la bande de Gaza ; deux d’entre elles auraient été tuées dans une frappe de drone sur une tente à Khan Younès, et une autre dans une frappe de drone sur une maison à al-Sabra, au sud de Gaza-City.
Selon les responsables sanitaires de l’hôpital Nasser de Khan Younès, les frappes israéliennes auraient fait au moins quatorze morts dans le sud de l’enclave, dont plus de la moitié seraient des femmes et des enfants. Les responsables ont déclaré que les frappes visaient des tentes abritant des personnes déplacées à Khan Younès.
Mohamed Saada faisait partie des milliers de personnes qui cherchaient de la nourriture lors d’une distribution dans la région de Zikim samedi, et il est l’un des nombreux à être reparti les mains vides.
« Je suis venu ici pour apporter de la nourriture à mes enfants, mais je n’ai rien pu obtenir en raison du nombre considérable de personnes et de la situation difficile entre les tirs et les camions qui roulent sur les gens », a-t-il déclaré.
L’armée israélienne a reconnu avoir tiré des coups de semonce contre des foules qui s’approchaient trop près de ses soldats sur des sites de distribution d’aide humanitaire à Gaza, mais a qualifié le bilan des morts d’exagéré, sans toutefois fournir d’autres chiffres.
« Toute la bande de Gaza est bombardée… Au sud. Au nord. Partout », a déclaré Abu Agala, l’oncle de deux enfants tués.
Un autre parent en deuil, Hekmat Foujo, a plaidé en faveur d’une trêve.
« Nous voulons nous reposer », a déclaré Foujo en larmes.
« Ayez pitié de nous. »
Tsahal n’a pas encore commenté les frappes signalées samedi.
L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a déclaré que ses dispensaires situés aux abords de Gaza-City accueillaient un grand nombre de patients fuyant les combats. Caroline Willemen, coordinatrice de projet MSF dans la ville, a constaté une augmentation notable des frappes aériennes depuis le début du mois d’août.
« Ceux qui n’ont pas encore quitté les lieux se demandent ce qu’ils doivent faire », a-t-elle déclaré.
« Les gens veulent rester ; ils ont déjà été déplacés à maintes reprises, mais ils savent aussi qu’à un moment donné, il deviendra très dangereux de rester. »
Les hôpitaux du sud se préparent à accueillir les évacués
Samedi, les Gazaouis ont commencé à nettoyer et à préparer l’hôpital européen de Khan Younès, dans le sud de l’enclave, en prévision de l’évacuation de Gaza-City avant l’offensive prévue dans la région.
مشاهد من داخل المستشفى الأوروبي بخان يونس بعد سماح جيش الاحتلال الإسرائيلي للفرق الفنية بإعادة تشغيله pic.twitter.com/N5zWE7nuMU
— وكالة سند للأنباء – Snd News Agency (@Snd_pal) August 23, 2025
L’Opération « Chars de Gédéon B » a suscité un tollé international. Les gouvernements et les organisations humanitaires ont mis en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses pour les civils de Gaza, soulignant l’aggravation significative de la malnutrition qui sévit dans la région.
Au début de la semaine, l’armée a déclaré que l’hôpital européen, qui avait été fermé après que Tsahal a perquisitionné et scellé un tunnel du Hamas qui passait sous ses fondations, devait rouvrir ses portes pour accueillir l’afflux de personnes fuyant le nord de Gaza.
Jeudi, les autorités israéliennes ont averti les établissements médicaux et les organisations internationales du nord de la bande de Gaza de se préparer à une évacuation massive.
Selon Tsahal, les services de secours de Gaza ont été informés que « les infrastructures hospitalières du sud de la bande de Gaza se préparent à accueillir les malades et les blessés, et que les livraisons de matériel médical nécessaire augmentent, conformément aux demandes des organisations humanitaires internationales ».
Un responsable de la sécurité a déclaré que l’ONU et des organisations humanitaires internationales élaboraient un plan pour relancer l’hôpital « en tant que réponse médicale supplémentaire » pour les habitants de Gaza-City qui devraient être déplacés lorsque l’armée lancera son offensive dans cette zone. Tsahal a également averti les secouristes du nord de Gaza de se préparer à transférer leur équipement vers des hôpitaux du sud de l’enclave.
Des images publiées vendredi par les médias palestiniens montrent du personnel médical en train de nettoyer l’hôpital, ainsi qu’une excavatrice à l’œuvre dans l’enceinte, après l’autorisation de l’armée d’entrer dans la zone.
Le 13 mai, Mohammed Sinwar, alors chef du Hamas à Gaza, et d’autres hauts commandants du groupe terroriste palestinien ont été éliminés lors d’une frappe aérienne visant un tunnel passant sous l’hôpital. L’armée a ensuite mené une opération contre l’établissement hospitalier en juin, récupérant les corps des terroristes et scellant le tunnel avec du béton.
Sinwar, haut commandant de la branche armée du Hamas, était le frère cadet de l’ancien chef du groupe terroriste à Gaza, Yahya Sinwar, également tué par Tsahal au cours de la guerre.
الطواقم الطبية تعمل بجد لتهيئة المستشفى الأوروبي جنوب شرق مدينة خانيونس للعمل مجددا pic.twitter.com/EW59PCq0nQ
— القسطل الإخباري (@AlQastalps) August 22, 2025
Plus de 62 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 22 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.
Tsahal affirme prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 460 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.
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