Katz promet de détruire Gaza-City si le Hamas ne libère pas les otages et ne dépose pas les armes
Eyal Zamir annonce une "intensification des opérations à Gaza" ; le Hamas réclame l'ouverture des frontières pour acheminer l'aide humanitaire après le rapport de l'ONU sur la famine
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Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a promis que l’État hébreu détruirait Gaza-City si le groupe terroriste palestinien du Hamas ne relâchait pas les otages et ne déposait pas les armes.
Katz a indiqué que le gouvernement avait approuvé, jeudi, les plans de l’armée israélienne visant à ouvrir « les portes de l’enfer » et à « vaincre le Hamas à Gaza », alors que Tsahal se prépare à lancer une nouvelle offensive à Gaza-City afin de prendre le contrôle du plus grand centre urbain de l’enclave.
Ces propos ont été tenus quelques heures après qu’un observateur de la famine a déclaré pour la première fois que la famine frappait le nord de Gaza, une accusation rapidement démentie par Israël, et alors que les pays médiateurs lançaient une dernière tentative visant à parvenir à un accord de cessez-le-feu et de libération des otages avant qu’Israël ne lance l’Opération « Chars de Gédéon B ».
« Les portes de l’enfer s’ouvriront bientôt sur les meurtriers et sur les violeurs du Hamas à Gaza, jusqu’à ce qu’ils acceptent les conditions d’Israël pour mettre fin à la guerre, à savoir la libération de tous les otages et leur désarmement », a déclaré Katz.
Si le Hamas ne capitule pas, Gaza-City « deviendra Rafah et Beit Hanoun », deux villes qui ont été en grande partie réduites en ruines par les opérations militaires israéliennes, a-t-il ajouté.
Alors que l’élargissement prévu des opérations militaires n’a pas encore pleinement commencé à Gaza-City, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a indiqué lors d’une visite en Cisjordanie, vendredi, que Tsahal « intensifiait ses activités à Gaza ».
Israël, qui a mobilisé des dizaines de milliers de réservistes, poursuit son plan visant à s’emparer du plus grand centre urbain de Gaza, malgré les critiques internationales concernant une opération qui pourrait provoquer le déplacement de nombreux autres Gazaouis, et malgré les inquiétudes des hauts responsables de la sécurité, qui craignent que les combats ne mettent les otages en danger.
Sur le terrain, l’Agence de défense civile de Gaza, sous autorité du groupe terroriste palestinien du Hamas a déclaré que les tirs israéliens auraient fait au moins 46 morts vendredi, dont plus de la moitié à Gaza-City. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes.
Umm Mohammed Nasr, une mère de quatre enfants âgée de 42 ans originaire de Gaza-City, a raconté : « Les bombardements n’ont pas cessé depuis ce matin… mais nous ne savons pas où aller. »
« Nous sommes en train de mourir », a-t-elle dit.
Avant l’offensive imminente de l’armée israélienne à Gaza-City, Israël a averti jeudi les établissements médicaux et les organisations internationales du nord de la bande de se préparer à des évacuations massives de civils.
Des milliers d’habitants de Gaza-City ont d’ores et déjà quitté leurs foyers, tandis que l’armée israélienne intensifiait ses frappes sur les quartiers de Sabra et Tuffah. Certaines familles ont rejoint des abris situés le long de la côte. D’autres se sont déplacées vers le centre et le sud de l’enclave, selon des habitants.
Le Hamas exige l’ouverture des points de passage vers Gaza
Vendredi également, le Hamas a appelé à la fin immédiate de la guerre à Gaza et à la levée des restrictions imposées par Israël sur l’acheminement de l’aide dans la bande, après que l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) a officiellement déclaré un état de famine dans certaines parties de l’enclave.
Dans un communiqué qui a été diffusé en ligne, le groupe terroriste a appelé « l’ONU et le Conseil de sécurité à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la guerre et lever le siège » et il a exigé que les points de passage vers Gaza soient ouverts « sans restrictions afin de permettre l’entrée urgente et continue de nourriture, de médicaments, d’eau et de carburant ».
Selon le rapport du système de classification des niveaux de sécurité alimentaire développé sous l’égide de plusieurs agences des Nations unies, environ 514 000 personnes, soit près d’un quart de la population de Gaza, souffriraient de la famine, et ce chiffre devrait atteindre 641 000 d’ici la fin du mois de septembre.
Selon l’IPC, les restrictions sécuritaires imposées par Israël sur l’entrée de l’aide humanitaire — un blocage qui avait eu lieu entre le début du mois de mars et la mi-mai, après l’échec du cessez-le-feu avec le Hamas — ont été suivies de « volumes d’aide extrêmement faibles jusqu’en juillet, en plus de l’effondrement de la production alimentaire locale », ce qui a entraîné « des pénuries alimentaires extrêmes ».
Israël a repris l’acheminement de l’aide en mai, mais les flux sont restés bien inférieurs à ce qu’ils étaient avant la mise en place des restrictions sécuritaires imposées par Israël sur l’entrée de l’assistance. Ce n’est qu’en juillet, face à des informations faisant état d’une famine imminente, qu’Israël a annoncé une série de mesures visant à renforcer l’acheminement de l’aide vers Gaza, tout en réfutant l’existence d’une telle famine.
Israël est en guerre contre le Hamas depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 60 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
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