Irlande : Les députés votent l’interdiction d’importer des produits des implantations
Cette décision est surtout symbolique et aurait un impact économique minime, les échanges de Dublin avec la Cisjordanie ayant représenté moins d'un million d'euros entre 2020 et 2024
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Mardi, les députés irlandais ont voté un projet de loi interdisant l’importation de produits provenant d’implantations en Cisjordanie, jugées illégales par l’ONU.
Ce projet principalement symbolique, doit encore être entériné par la chambre haute du Parlement irlandais. Il interdira l’importation de biens agricoles, industriels, etc., mais pas le commerce de services avec ces implantations.
Le gouvernement irlandais de centre droit avait estimé que cette mesure législative était une « obligation au regard du droit international », après un avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) en juillet 2024.
L’opposition de gauche a tenté de faire interdire également le commerce de services (tourisme, technologies, etc.), mais des amendements visant à élargir le périmètre du projet ont été rejetés.
Le gouvernement a justifié cette décision en expliquant que la loi européenne créait « d’énormes défis » quant à l’interdiction des services, un secteur commercial « très divers », et que les amendements proposés par l’opposition rendraient ce projet « inapplicable ».
Cette décision est surtout symbolique et aurait un impact économique minime, les échanges de l’Irlande avec la Cisjordanie ayant représenté moins d’un million d’euros entre 2020 et 2024.
En octobre 2025, l’Espagne avait interdit l’importation de produits « provenant d’implantations illégales à Gaza et en Cisjordanie », dans le cadre d’une série de mesures visant Israël, qui avaient suscité de vives tensions entre ces deux pays.
Avec Madrid, Dublin est l’une des voix européennes les plus critiques de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
En mai 2024, l’Irlande a reconnu l’existence d’un État palestinien, tout comme l’Espagne et la Norvège, ce qui a entraîné des représailles de la part d’Israël.
Mi-juin, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, soutenue par plusieurs États membres, a déclaré qu’elle demanderait à nouveau à la Commission européenne, chargée de la politique commerciale de l’UE, de proposer d’éventuelles sanctions contre les exportations provenant des implantations en Cisjordanie. La Commission a toujours refusé de le faire jusqu’à présent.
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