Israël en guerre - Jour 256

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Reconnaissance de l’Etat de Palestine par 3 pays européens : « le terrorisme paie », répond Israël

L'Irlande et la Norvège, qui avec l'Espagne vont s'apprêter, aux côtés de plus de 140 pays déjà, à reconnaître l'Etat de Palestine

Un homme agite le drapeau palestinien devant le bâtiment du Parlement norvégien lors d'une manifestation à Oslo, le 28 octobre 2023. (Frederik Ringnes/NTB via AP)
Un homme agite le drapeau palestinien devant le bâtiment du Parlement norvégien lors d'une manifestation à Oslo, le 28 octobre 2023. (Frederik Ringnes/NTB via AP)

Israël a fustigé mercredi l’annonce de trois pays européens de reconnaître l’Etat de Palestine.

L’Irlande et la Norvège, qui avec l’Espagne vont s’apprêter à reconnaître l’Etat de Palestine, veulent envoyer « un message aux Palestiniens et au monde entier : le terrorisme paie », a réagi le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz.

« Après que l’organisation terroriste Hamas a perpétré le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah, après avoir commis les crimes sexuels les plus horribles que le monde ait connus, ces pays ont choisi de récompenser le Hamas (…) et de reconnaître un Etat palestinien », a-t-il expliqué.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007 à Gaza à son rival du Fatah au prix d’une guerre fraticide, s’est empressé de saluer l’annonce des trois pays européens comme une « étape importante » et le fruit de ce qu’il a appelé « une résistance courageuse » sans doute en référence aux massacres barbares qu’il a commis le 7 octobre aux côtés de civils complices.

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a elle estimé qu’il s’agissait de « moments historiques » alors que déjà plus de 140 pays ont reconnu l’État de Palestine sans que ça n’ait débouché à la création d’un état palestinien.

À Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, Ahmed Ziad, 35 ans, voit ces annonces avec circonspection.

« Nous sommes habitués aux déclarations qui sont des coquilles vides si l’Amérique et les autres pays européens (…) ne les soutiennent pas », note-t-il.

Le président américain Joe Biden estime en effet qu’un État palestinien « devrait être le résultat de négociations directes entre les parties, et non d’une reconnaissance unilatérale », a déclaré mercredi un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Le porte-parole ajoute que « le président est un fervent partisan d’une solution à deux États et l’a été tout au long de sa carrière ».

Illustration : destructions causées par les terroristes du Hamas le 7 octobre dans le kibboutz Beeri, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, vue le 19 octobre 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

L’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont annoncé mercredi leur décision coordonnée de reconnaître un Etat palestinien dans l’espoir d’entraîner d’autres pays à faire de même.

En réaction, Israël a annoncé avoir convoqué les ambassadeurs d’Espagne, d’Irlande et de Norvège, et rappelé ses envoyés dans ces deux derniers pays.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007 à Gaza, a lui jugé que la « résistance palestinienne » avait permis ces reconnaissances.

Des activistes anti-israéliens écrivent « Boycott Israël » sur une fenêtre pendant une manifestation dénonçant la guerre à Gaza à Pampelune, dans le nord de l’Espagne, le 18 mai 2024. (Crédit : AP Photo/Alvaro Barrientos)

La Jordanie a salué ce qu’elle a appelé une étape « essentielle vers la solution à deux Etats ».

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé tous les pays à « suivre l’exemple des trois pays dans leur démarche courageuse ».

Ryad a parlé d’une décision « positive ».

Paris a de son côté jugé que la question de la reconnaissance n’était « pas un tabou pour la France » mais qu’elle devait intervenir « au bon moment ».

Les annonces des trois pays européens constituent un nouveau revers pour Israël après que le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Karim Khan a déclaré lundi avoir demandé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes tels que « le fait d’affamer délibérément des civils », « homicide intentionnel » et « extermination et/ou meurtre ».

Trois chefs du groupe terroriste du Hamas sont également visés par cette demande de mandats d’arrêt, pour « extermination », « viol et autres formes de violence sexuelle » et « prise d’otages en tant que crime de guerre ».

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