La France va décerner le Prix des droits de l’Homme à Al Hag et B’Tselem
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La France va décerner le Prix des droits de l’Homme à Al Hag et B’Tselem

La première israélienne est accusée de collaborer avec l'ennemi, tandis que l'autre palestinienne est accusée de collaborer avec le FPLP

Hagai El-Ad, le directeur de B'TSelem, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 14 octobre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hagai El-Ad, le directeur de B'TSelem, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 14 octobre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le 10 décembre le Prix des droits de l’homme de la République française 2018 va distinguer 5 personnalités ou associations non-françaises.

B’Tselem et al Haq, deux ONG israélienne et palestinienne, vont recevoir le Prix des droits de l’homme de la République française pour son édition de 2018.

Le jury du Prix des droits de l’homme est composé de membres de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), a établi le palmarès suivant :

Les 5 lauréats sont : Un avocat chinois, militant pour les droits de l’homme qui n’a pas encore été nommé, B’Tselem et l’association Al Haq, en Israël-Territoires palestiniens (récompense commune), le « Moviemiento nacional de victimas de Estado (MOVICE) » en Colombie, « Tournons la page Niger », au Niger et Leonid Sudalenko, un avocat biélorusse.

Les critiques mutuelles entre le gouvernement israélien et l’ONG de gauche de défense des droits de l’homme B’Tselem sont fréquentes.

Hagai El-Ad, directeur de B’Tselem. (Crédit : capture d’écran YouTube)

En octobre, Hagai El-Ad, le directeur de l’association de défense des droits de l’Homme, B’Tselem, répliquait aux critiques après sa décision de s’exprimer contre la politique d’implantations israélienne aux Nations unies une semaine plus tôt.

Il avait alors déclaré qu’il avait simplement condamné « l’occupation » devant l’institution internationale, et non pas Israël aux personnes – dont le Premier ministre israélien – qui l’avaient accusé de « collaborer avec l’ennemi ».

Son discours, intitulé « Colonies israéliennes illégales : obstacles à la paix et à la solution à deux états », avait été prononcé apparemment sur invitation de la mission palestinienne à l’ONU.

De son côté le directeur d’Al Haq, Shawan Jabarin, avait été décrit par la Cour suprême israélienne en 2016 comme « Dr. Jekyll et Mr. Hyde, un défendeur des droits de l’Homme le jour et un terroriste la nuit, » en raison de son appartenance dans sa jeunesse à l’organisation terroriste du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).

L’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley s’entretient avec l’ambassadeur d’Israël auprès des Nations Unies Danny Danon avant un vote à l’Assemblée générale le 13 juin 2018 à New York. (AFP PHOTO / Don EMMERT)

Danny Danon, ambassadeur d’Israël à l’ONU déclarait en juin 2017 dans un communiqué, que « selon les informations des renseignements », le groupe Al Haq « collabore avec le FPLP ».

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est un groupe terroriste palestinien qui a revendiqué plusieurs dizaines d’attentats ayant fait des dizaines de morts entre 2001 et 2015, dont le massacre de quatre Juifs dans une synagogue à Jérusalem le 18 novembre 2014.

Le FPLP est également l’auteur du détournement de l’avion d’Air France sur Entebbé, et de la prise d’otages des passagers dont de nombreux Français.

Une initiative qui a fait réagir Michael Oren, député Koulanou, sur Twitter :

« La France attribue la plus haute récompense aux organisations B’Tselem et al-Haq qui accusent Israël d’apartheid, nous délégitiment au niveau international, défendent le terrorisme et soutiennent le BDS. La même France ne peut pas prétendre lutter contre l’antisémitisme. Honte à la france ».

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