Danon critique l’AP, qui légitime des groupes terroristes à l’ONU
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Danon critique l’AP, qui légitime des groupes terroristes à l’ONU

L'envoyé israélien déclare que les Palestiniens “n'ont aucune honte” après qu’un cadre de l'OLP a affirmé que le Hamas et le FPLP ne sont pas des groupes terroristes

Danny Danon, ambassadeur d'Israël, devant une photographie de la garde-frontière Hadas Malka, assassinée dans un attentat palestinien le 16 juin 2017, au siège des Nations unies à New York, le 29 juin 2017. (Crédit : autorisation)
Danny Danon, ambassadeur d'Israël, devant une photographie de la garde-frontière Hadas Malka, assassinée dans un attentat palestinien le 16 juin 2017, au siège des Nations unies à New York, le 29 juin 2017. (Crédit : autorisation)

L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies Danny Danon a critiqué mercredi l’Autorité palestinienne (AP) après qu’un responsable palestinien a déclaré lors d’un événement marquant les « 50 ans d’occupation » que des groupes comme le Hamas ne sont pas terroristes.

« Ils n’ont aucune honte. Ce sont des mensonges et des actes d’incitations [à la violence] de ceux qui paient des terroristes pour tuer des Israéliens innocents. Ces tentatives obsessionnelles d’entacher notre réputation ne changeront pas le fait que les dirigeants palestiniens refusent de mettre fin à leur soutien au terrorisme », a déclaré Danon.

Israël a protesté avec véhémence contre les versements de l’Autorité palestinienne de salaires aux terroristes qui sont emprisonnés en Israël et à leurs familles et à celles des Palestiniens tués lors d’attaques terroristes contre des Israéliens.

Les propos de Danon répondaient aux commentaires du négociateur palestinien Saeb Erekat, qui aurait déclaré que le Hamas et le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) « ne sont pas des organisations terroristes » et que la clé pour vaincre le groupe Etat islamique est de mettre fin à « l’occupation ».

Danon avait déjà protesté auprès du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, contre le « Forum des Nations unies pour marquer les cinquante ans d’occupation », car, a-t-il déclaré, certains des participants à l’événement provenaient d’organisations ayant des liens avec les groupes terroristes palestiniens comme le Hamas et le FPLP. Guterres a indiqué jeudi que l’événement n’avait pas l’aval de son bureau.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adressant aux journalistes au siège de l'ONU à New York, le 12 décembre 2016 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images via JTA)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’adressant aux journalistes au siège de l’ONU à New York, le 12 décembre 2016 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images via JTA)

La réunion de deux jours, qui a débuté jeudi au siège de l’ONU à New York, a été organisée par la commission pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Israël a protesté contre la réunion en disant que deux des groupes participants, Al Haq et le Centre Al Mezan pour les droits de l’Homme, avaient des liens avec des groupes terroristes.

Mercredi, la délégation israélienne de l’ONU a déclaré dans un communiqué que « selon les informations des renseignements », le groupe Al Haq « collabore avec le FPLP » et le Centre Al Mezan pour l’Organisation des droits de l’homme « travaille régulièrement avec l’organisation terroriste du Hamas. »

Le Hamas et le FPLP ont tous deux mené de nombreuses attaques contre les forces de sécurité et les civils israéliens. Plus récemment, le Hamas et le FPLP ont revendiqué la responsabilité d’une attaque au couteau et d’une fusillade, qui a eu lieu le 16 juin devant la Vieille Ville de Jérusalem où la garde-frontière israélienne Hadas Malka a été poignardée à mort. Jeudi, Danon se tenait à côté d’une photo de Malka pendant qu’il parlait.

Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)
Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)

En annonçant l’événement, les organisateurs avaient déclaré que les séances du premier jour « porteraient sur les questions politiques, alors que les réunions de la deuxième journée […] mettraient l’accent sur la société civile. »

Le 29 juin, le Forum devait mettre « en évidence la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne de la Palestine, y compris à Jérusalem, tout en fournissant une plate-forme pour un débat d’idées et de mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué de presse publié sous Les auspices de l’ONU.

« Le 30 juin, le Forum se concentrera sur la mobilisation d’un soutien international pour les droits inaliénables du peuple palestinien […]. »

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