Le chef de l’ONU prend ses distances par rapport au sommet palestinien pour les ’50 ans d’occupation’
Rechercher

Le chef de l’ONU prend ses distances par rapport au sommet palestinien pour les ’50 ans d’occupation’

Le porte-parole d'António Guterres a déclaré que la réunion, contestée par Israël en raison des allégations de liens terroristes de 2 participants, n'a rien à voir avec son bureau

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

António Guterres, secrétaire général des Nations unies, dans la salle du Conseil de sécurité, à New York, le 10 janvier 2017. (Crédit : Rick Bajornas/Nations unies)
António Guterres, secrétaire général des Nations unies, dans la salle du Conseil de sécurité, à New York, le 10 janvier 2017. (Crédit : Rick Bajornas/Nations unies)

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a indiqué que le sommet organisé par un groupe des Nations unies pro-palestinien pour marquer les cinq décennies du contrôle israélien de la Cisjordanie n’avait pas la bénédiction de son bureau.

L’envoyé d’Israël à l’ONU, Danny Danon, avait déjà protesté auprès de Guterres contre le « Forum des Nations unies pour marquer les cinquante ans d’occupation », car il a déclaré que certains des participants annoncés étaient issus d’organisations ayant des liens avec des groupes terroristes palestiniens, le Hamas et le Front populaire pour La Libération de la Palestine (FPLP).

La réunion de deux jours, débutant jeudi au siège de l’ONU à New York, a été organisée par la commission pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Répondant aux questions sur le forum, Stéphane Dujarric, porte-parole de Guterres, a déclaré mercredi que son bureau était « conscient de la position de gouvernement israélien ».

« Ils ont communiqué avec le Bureau du Secrétaire général », a-t-il ajouté. « Il s’agit d’une réunion qui est organisée par une commission de membres. Ce n’est pas quelque chose qui est parrainé par le Secrétariat. Je pense que toute question concernant les invités et la façon dont la réunion est organisée devrait être adressée aux membres de la commission ».

L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies Danny Danon s'adresse au Conseil de sécurité de l'ONU le 17 janvier 2017 (Crédit : Autorisation)
L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies Danny Danon s’adresse au Conseil de sécurité de l’ONU le 17 janvier 2017 (Crédit : Autorisation)

Mercredi, la délégation israélienne de l’ONU a déclaré dans un communiqué que « selon les informations des renseignements », le groupe Al Haq « collabore avec le PFLP » et le Centre Al Mezan pour l’Organisation des droits de l’homme « travaille régulièrement avec l’organisation terroriste du Hamas ».

Les représentants d’Al Haq et du Centre Al Mezan devaient participer au forum vendredi.

Le Hamas et le PFLP ont tous deux mené de nombreuses attaques contre les forces de sécurité israéliennes et les civils. Plus récemment, le Hamas et le PFLP ont revendiqué la responsabilité d’une attaque au couteau et d’une fusillade, qui a eu lieu le 16 juin à l’extérieur de la Vieille Ville à Jérusalem où l’agent de la police des frontières israélienne Hadas Malka a été poignardée à mort.

« L’ONU est de connivence avec des partisans de la terreur qui cherchent à nuire à Israël », a déclaré Danon dans le communiqué. « Il est hors de question que les fonds des Nations unies soutiennent des organisations qui aident les terroristes et incitent Israël. Nous appelons le Secrétaire général à intervenir immédiatement et à empêcher ces personnes à apparaître devant l’ONU ».

En annonçant l’événement, les organisateurs ont déclaré que les séances du premier jour « porteraient sur les questions politiques, alors que les réunions de la deuxième journée … mettraient l’accent sur la société civile. Le 29 juin, le Forum mettrait en évidence la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne de la Palestine, y compris à Jérusalem, tout en fournissant une plate-forme pour un débat d’idées et de mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué de presse publié sous Les auspices de l’ONU.

« Le 30 juin, le Forum se concentrerait sur la mobilisation d’un soutien international pour les droits inaliénables du peuple palestinien … ».

La chanteuse israélienne Sarit Hadad se produisant lors d'un événement marquant les cinquante ans depuis la réunification de Jérusalem organisée par la délégation israélienne aux Nations unies et tenue au siège de l'ONU à New York, le 27 juin 2017 (Crédit : Délégation de l'ONU israélienne / Mark Von Holden)
La chanteuse israélienne Sarit Hadad se produisant lors d’un événement marquant les cinquante ans depuis la réunification de Jérusalem organisée par la délégation israélienne aux Nations unies et tenue au siège de l’ONU à New York, le 27 juin 2017 (Crédit : Délégation de l’ONU israélienne / Mark Von Holden)

Au cours de la conférence de presse du mercredi, Dujarric a également été interrogé sur un événement organisé mardi par la délégation d’Israël au siège de l’ONU à New York pour célébrer le 50e anniversaire de la réunification de Jérusalem après la guerre de six jours de juin 1967 pendant laquelle Israël a pris le contrôle de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et d’autres territoires.

Durarric s’est référé à ses positions précédemment évoquées concernant le sommet palestinien et a déclaré : « comme j’ai répondu … les événements organisés par les Etats membres, collectivement ou un par un, ces questions devraient être adressées aux Etats membres ».

Selon la délégation israélienne, des ambassadeurs et des diplomates du monde entier se sont joints à des centaines de participants de la communauté pro-israélienne pour les événements israéliens, qui comprenaient une représentation de la chanteuse israélienne Sarit Hadad.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...