Le franco-israélien Noam Bettan représentera Israël à l’Eurovision
Le chanteur a tout au long de son parcours dans HaKokhav HaBa chanté partiellement en français, y compris mardi soir, lorsqu'il a clôturé la soirée avec une interprétation de « Dernière danse » d'Indila
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Le chanteur franco-israélien Noam Bettan, 27 ans, va représenter Israël au prochain Concours Eurovision de la chanson, après avoir obtenu de très hauts scores dans l’émission « HaKokhav HaBa », qui sert de sélection nationale.
Originaire de Raanana, le chanteur est issu d’une famille d’origine française, héritage qu’il revendique et qui a nourri son parcours musical : il chante ainsi à la fois en français et en hébreu.
Bettan, qui a déclaré avoir grandi en parlant français à la maison, a utilisé cette langue tout au long de son parcours dans HaKokhav HaBa, y compris mardi soir, lorsqu’il a clôturé la soirée avec une interprétation de « Dernière danse » d’Indila.
Avant de se faire remarquer dans « HaKokhav HaBa », il avait déjà participé à plusieurs émissions et sorti ses propres titres, construisant progressivement une base de fans.
Lorsque la saison de HaKokhav HaBa a débuté en novembre, la participation d’Israël au concours était incertaine, car de plus en plus d’artistes et de fans réclamaient son exclusion de la compétition, en raison de la guerre que le pays mène contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, déclenchée à la suite du pogrom perpétré par ce dernier le 7 octobre 2023.
Mais le mois dernier, les membres de l’Union européenne de radio-télévision (UER) ont voté à une écrasante majorité contre l’exclusion d’Israël du concours.
Le concours aura lieu en mai prochain, à Vienne. Trente-cinq pays y participeront, alors que cinq pays – Espagne, Pays-Bas, Irlande, Slovénie et Islande – ont annoncé leurs boycotts en raison de la participation d’Israël.
Bettan est conscient qu’il ne sera pas accueilli à bras ouverts par tout le monde lors du concours, mais il a déclaré qu’il ne se laisserait pas déstabiliser.
« C’est comme entrer dans la gueule du loup », a-t-il déclaré mardi matin lors d’une interview sur la station de radio Kan Gimmel.
« Mais je peux dire qu’en voyant ces quelques drapeaux d’Israël dans le public, on se rend compte qu’on a toute une nation derrière soi et qu’on est leur porte-parole. C’est vraiment un privilège. »
La chanson qu’il interprétera lors du concours devrait être dévoilée en mars, après avoir été sélectionnée par le comité convoqué par la chaîne publique Kan, qui organise la participation d’Israël à l’événement.
Après avoir été couronné vainqueur mardi, Bettan a remercié le public « de m’avoir choisi. Je vais tout donner et faire tout mon possible pour représenter notre pays. C’est un immense privilège. »
Bettan a devancé les autres finalistes, Gal De Paz, Shira Zloof et Alona Erez, pour remporter le premier prix. Israël enverra ainsi un candidat masculin à l’Eurovision pour la première fois depuis 2022.
« Je veux vraiment représenter le pays à l’Eurovision », a déclaré Bettan lors de l’émission de mardi soir.
« Je pense que c’est une mission unique en son genre, et cela rendra fiers mes parents qui sont venus de l’étranger, de France, et ont choisi de s’installer ici. »
Et s’il remportait le concours, « je pourrais faire venir le monde entier ici. Vous comprenez à quel point ce serait un privilège en cette période ? »
À la différence des candidats envoyés par Israël ces deux dernières années, Bettan a déjà une carrière musicale.
En 2018, Bettan a participé à l’émission musicale « Aviv or Eyal », où il a terminé à la troisième place. Depuis, il a sorti plusieurs singles, dont « Madame », qu’il a utilisé comme chanson d’audition pour HaKokhav HaBa cette année.
En 2023, Bettan a sorti son premier album complet, « Above The Water ».
Il y a de fortes chances que la chanson choisie pour lui par Kan intègre du français – une langue très appréciée à l’Eurovision – dans les paroles, comme cela a été le cas l’an dernier pour Yuval Raphael, qui a passé plusieurs années en Suisse lorsqu’il était enfant.
Bettan devrait recevoir un accueil similaire à celui réservé à Eden Golan à Malmö, en Suède, en 2024, et à Raphael à Bâle, en Suisse, l’an dernier : protestations, menaces, huées et drapeaux « palestiniens ».
Il devrait toutefois également bénéficier du soutien massif dont ont bénéficié les deux chanteuses face à une telle haine : Golan a terminé deuxième du vote du public et cinquième au classement général, et Raphael a terminé première du vote du public et deuxième du concours.
En effet, alors qu’une poignée de candidats seulement ont été confirmés et qu’il reste quatre mois avant l’Eurovision 2026 à Vienne, Israël occupe actuellement la première place dans les paris. Ce classement s’explique probablement par le fait que les analystes s’attendent à ce que les pro-Israël apportent à nouveau leur soutien organisé au représentant d’Israël lors du vote par téléphone.
Cependant, les jurys professionnels de chaque pays, qui représentent 50 % du vote final, sont susceptibles de placer Israël à une position inférieure, notamment pour éviter le casse-tête qu’impliquerait une victoire israélienne, qui donnerait à l’État hébreu le droit d’accueillir sur son sol le concours 2027.
Israël, qui participe à l’Eurovision depuis 1973 et a remporté le concours à quatre reprises : en 1978 avec « A-ba-ni-bi » d’Izhar Cohen ; en 1979 avec « Hallelujah » de Gali Atari, en 1998 avec « Diva » de Dana International et en 2018 avec « Toy » de Netta Barzilaï, ce qui a permis à Israël d’accueillir le concours à Tel Aviv en 2019, qui l’a accueilli en tout à trois reprises.
Israël s’est retiré trois fois au cours des 52 dernières années (en 1980, 1984 et 1997), lorsque les dates coïncidaient avec Yom HaShoah – le Jour de la commémoration de la Shoah – ou avec Yom HaZikaron – le Jour du Souvenir.
la Communauté du Times of Israël !








