Les pourparlers israélo-libanais s’achèvent sans délai précis pour le retrait promis de Tsahal
Les parties ont discuté du processus de vérification du retrait du Hezbollah des zones pilotes ; selon des responsables américains et israéliens, les pourparlers ont été "positifs" et le plan devrait être finalisé dans les prochains jours
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les pourparlers entre Israël et le Liban, organisés sous l’égide des États-Unis, se sont achevés mercredi à Rome, après deux jours de discussions, sans qu’un calendrier précis ait été fixé quant à la date à laquelle Israël honorera son engagement de se retirer de deux petites zones pilotes dans le sud du Liban. Les responsables ont toutefois qualifié ce dialogue de « positif ».
Selon la chaîne de télévision libanaise Al Jadeed, les responsables israéliens et libanais ont discuté mercredi, lors de leur rencontre, des moyens de vérifier que les zones pilotes placées sous le contrôle de l’armée libanaise sont exemptes d’armes et de terroristes du Hezbollah.
Une tierce partie vérifiera le désarmement, selon le reportage. Aucune décision définitive n’a été prise, bien que le recours aux forces des Nations unies ait été évoqué comme une possibilité.
Les deux parties n’ont pas abordé la question des perquisitions domiciliaires, ont déclaré des responsables libanais à la chaîne.
Le Liban insiste pour que la mise en œuvre du projet pilote commence « dès que possible », au plus tard dans les 7 jours, ont indiqué les sources libanaises.
La première zone pilote comprendra les villages de Zatar el-Gharbiyeh, Zatar el-Sharqiya, Ghandouriyeh, Froun, Srifa et Burj Qalaouiyah, situés sur les rives nord et sud du fleuve Litani.
Israël avait accepté de se retirer de deux zones pilotes dans le cadre de l’accord-cadre conclu avec le Liban il y a trois semaines. Jérusalem avait qualifié ces retraits de concessions très mineures, car les zones pilotes sont situées au-delà de la zone tampon initiale établie par l’armée israélienne dans le sud du Liban.
Des responsables de Tsahal ont déclaré être prêts à mettre en œuvre ce retrait, mais n’avoir pas encore reçu de directive de la part des dirigeants politiques. Les responsables libanais avaient auparavant accusé Israël de traîner les pieds et ils avaient menacé de ne pas assister aux pourparlers prévus cette semaine à Rome.
Cependant, les États-Unis avaient convaincu Beyrouth de renoncer à cette menace, en s’engageant à faire avancer le processus de retrait israélien.
Un porte-parole du département d’État a qualifié ces deux jours de discussions de « productifs et positifs ».
« Nous nous sommes mis d’accord sur la structure et sur les lignes directrices du processus relatif aux zones pilotes, qui seront finalisées et mises en œuvre dans les prochains jours », a déclaré le porte-parole du département d’État.
Le communiqué israélien sur les pourparlers a abordé la question de manière générale, indiquant : « Les deux zones pilotes en question ont fait l’objet d’un accord. Toute mise en œuvre ultérieure de zones pilotes dépendra du succès de la mise en œuvre du programme pilote initial. »
« Les zones pilotes serviront à éprouver l’exercice effectif de la souveraineté libanaise, par la mise en œuvre des conditions convenues entre les forces armées libanaises et la vérification par une tierce partie », a déclaré le communiqué attribué à un responsable israélien.
Ce responsable a ajouté que la Force intérimaire de l’ONU au Liban (FINUL) et l’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST) « n’ont pas été évoquées et ne feront partie d’aucun modèle de vérification ».
« En ce qui concerne la propriété privée, les discussions se poursuivent afin de trouver une solution qui facilitera la saisie des armes de contrebande tout en respectant la loi libanaise », a-t-il ajouté.
Le responsable israélien a également qualifié ces pourparlers de « positifs », affirmant qu’ils « ont encore renforcé le fait qu’Israël et le Liban s’accordent sur la nécessité de démanteler et de désarmer le Hezbollah et de poursuivre le processus de mise en œuvre de l’accord-cadre trilatéral ».
Le porte-parole du département d’État a déclaré que les parties allaient désormais « passer à des discussions techniques élargies portant sur la mise en œuvre de tous les volets de l’accord-cadre trilatéral, afin de parvenir à un accord global entre Israël et le Liban ».
Le président libanais Joseph Aoun devrait rencontrer son homologue américain, Donald Trump, mardi prochain. La Maison Blanche avait précédemment encouragé Aoun à rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui devrait également se rendre aux États-Unis la semaine prochaine.
Mais Aoun a rejeté ces propositions en raison de la présence continue de Tsahal sur le territoire libanais.
« Trump est à l’écoute de la position du Liban dans les négociations avec Israël », a déclaré Aoun à des députés chrétiens libanais en visite à Beyrouth, selon un communiqué publié mercredi par son bureau.
« Cet accord-cadre est le meilleur possible et il commence à porter ses fruits ; Washington a commencé à nous écouter, le dossier libanais étant désormais sur le bureau du président américain », a-t-il expliqué.
« Nos objectifs sont clairs, et nous ne transigerons pas sur les questions relatives aux droits du Liban », a-t-il poursuivi.
الرئيس جوزاف عون امام وفد من "اللقاء الأرثوذكسي":
– صيغة الاطار افضل الممكن وبدأت تعطي مفاعيلها، وواشنطن باتت تصغي الينا، وملف لبنان على طاولة الرئيس الاميركي.
– اهدافنا واضحة ولن نتساهل في ما خص حقوق لبنان.
– حق الاختلاف مشروع وليس الخلاف، والحوار بين اللبنانيين يكون تحت سقف… pic.twitter.com/CNSkylqDkN— Lebanese Presidency (@LBpresidency) July 15, 2026
Dans une interview accordée à Fox News, dont un extrait a été diffusé mercredi, Trump a déclaré souhaiter le retrait ou le « redéploiement » des troupes israéliennes qui se trouvent actuellement au Liban ainsi que dans la bande de territoire qu’Israël occupe dans le sud de la Syrie.
« Le sud de la Syrie et certaines parties du Liban, oui, ce serait bien de se retirer, je pense, et je pense que la situation pourrait s’apaiser un peu », a déclaré Trump, ajoutant : « Nous devons concentrer notre énergie sur les acteurs majeurs. L’acteur majeur, c’est l’Iran. »
Netanyahu aurait opposé une résistance lorsque Trump lui a demandé de se retirer des zones en question lors d’un appel téléphonique la semaine dernière, invoquant les besoins d’Israël en matière de sécurité.
Trump a également réitéré sa proposition visant à ce que le président syrien Ahmad al-Sharaa envoie des forces au Liban pour « s’occuper » du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, affirmant que Sharaa « serait plus précis » qu’Israël.
Sharaa a toutefois déclaré publiquement qu’il souhaitait que la Syrie reste en dehors de la guerre régionale et qu’il n’avait aucune intention d’intervenir militairement au Liban.
Nouvelle frappe visant des terroristes du Hezbollah
À l’issue de cette série de pourparlers, les médias libanais ont fait état d’une frappe israélienne entre les localités de Kounine et de Beit Yahoun, dans le sud du Liban. Ces deux localités se trouvent dans la zone tampon israélienne.
L’armée israélienne a confirmé avoir mené cette frappe, précisant avoir éliminé trois terroristes armés du Hezbollah dans la zone tampon.
Des soldats de la 869ᵉ unité de collecte du renseignement de combat ont identifié les terroristes armés du Hezbollah près de la ville libanaise de Beit Yahoun, et peu après, les troupes de la 401ᵉ brigade du Corps Blindé Mécanisé ont frappé et tué les trois terroristes « afin d’éliminer une menace », a déclaré Tsahal.
L’armée a publié des images montrant l’identification des membres armés du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, ainsi que les frappes qui ont suivi.
במרחב הביטחוני בדרום לבנון: צה"ל חיסל שלושה מחבלי חיזבאללה חמושים בבית יאהון
גדוד האיסוף האוגדתי 869 בפיקוד אוגדה 91 זיהו מוקדם יותר היום שלושה מחבלים חמושים מארגון הטרור חיזבאללה במרחב בית יאהון, בתוך המרחב הביטחוני בדרום לבנון.
מיד לאחר הזיהוי, כוחות חטיבה 401 חיסלו את… pic.twitter.com/Q78YmHWi0N
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) July 15, 2026
Une initiative diplomatique menée par les États-Unis a été lancée depuis que le Hezbollah a repris ses attaques contre Israël, le 2 mars, dans le contexte d’un conflit régional plus large. Elle s’est poursuivie malgré les vives objections du groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran.
Téhéran a exigé la fin de la guerre contre le Hezbollah dans le cadre de l’accord-cadre qui a été signé le mois dernier avec Washington, mais ce mémorandum a été ébranlé la semaine dernière par la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran dans le Golfe.
L’armée israélienne contrôle une « zone de sécurité » de dix kilomètres de large, le long de la frontière israélienne, qu’elle a établie à l’intérieur du Liban. Les responsables israéliens affirment que cette zone tampon est nécessaire pour protéger les communautés du nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah.
À l’issue de la réunion qui s’est tenue à Washington le 26 juin, un accord a été conclu prévoyant la fin du conflit au Liban, le désarmement des groupes armés, le déploiement de troupes libanaises dans le sud du pays et le retrait progressif des troupes israéliennes.
Cependant, le Hezbollah a catégoriquement rejeté cet accord, ainsi que toute tentative de le désarmer, et les frappes israéliennes contre le groupe terroriste et ses infrastructures se sont poursuivies. Côté israélien, les autorités ont déclaré que les soldats resteraient dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne se serait pas désarmé.
la Communauté du Times of Israël !







