Trump aurait exhorté Netanyahu à retirer ses troupes de Syrie et du Liban – média
Jérusalem et Beyrouth mènent des discussions sur le retrait de Tsahal des « zones pilotes », Gideon Saar affirmant qu’Israël est prêt à aller de l’avant
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le président américain Donald Trump a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors d’un entretien téléphonique la semaine dernière, à entamer le retrait des troupes israéliennes du sud de la Syrie et du Liban, ont rapporté mardi Barak Ravid, de la chaîne N12, et Axios, citant des responsables américains et israéliens.
Selon le compte-rendu de cet entretien, qui s’est déroulé jeudi, Trump a averti que la présence militaire d’Israël sur le territoire syrien créait des tensions susceptibles de conduire à une escalade, déclarant à Netanyahu : « Ils ne veulent pas de vous là-bas. Vous devriez retirer vos troupes. »
Il aurait formulé une demande similaire concernant le Liban.
Netanyahu aurait opposé une résistance, invoquant les besoins d’Israël en matière de sécurité.
Selon ce compte-rendu, Washington cherche depuis des mois à conclure un accord de sécurité entre Israël et la Syrie, mais a finalement conclu que Netanyahu n’était pas disposé à respecter les conditions nécessaires, notamment le retrait des troupes de Syrie.
Le bureau du Premier ministre a déclaré la semaine dernière que, lors de cet appel, Netanyahu avait insisté sur « la nécessité de zones de sécurité le long des frontières d’Israël », tandis que la Maison Blanche a refusé de commenter le fond du reportage, mais a souligné la « relation solide » entre Trump et Netanyahu et a décrit le président américain comme « un combattant pour la paix ».
Le mois dernier, Israël a accepté de retirer ses troupes de deux « zones pilotes » désignées dans le sud du Liban, dans le cadre des négociations en cours avec Beyrouth. L’objectif est de permettre aux Forces armées libanaises (FAL) d’assurer le contrôle de la sécurité dans ces zones et de garantir qu’elles soient exemptes d’armes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah. Or, deux semaines et demie se sont écoulées et Israël ne s’est toujours pas retiré de ces deux zones, ce qui ralentit les pourparlers entre les deux parties.
Une nouvelle série de pourparlers directs entre Israël et le Liban, sous l’égide des États-Unis, s’est tenue mardi à Rome, sous la direction de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, qui dirigeait la délégation de Jérusalem.
Un porte-parole du département d’État a déclaré que les pourparlers avaient été « productifs et s’étaient déroulés dans une atmosphère positive ».
« Les deux parties sont désireuses d’aller de l’avant. Les discussions d’aujourd’hui se poursuivront demain », a ajouté le porte-parole.
Les parties ont discuté de la mise en œuvre de la première phase du retrait israélien des deux zones pilotes du sud du Liban.
Les pourparlers devaient reprendre mercredi pour une deuxième et dernière journée de ce sixième cycle.
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu’il espérait que les pourparlers en cours avec le Liban contribueraient à la mise en place des zones pilotes.
« Nous sommes prêts à aller de l’avant avec la mise en place de ces deux zones pilotes. J’espère et j’ai tendance à croire que ce cycle de discussions à Rome y contribuera », a déclaré Saar aux journalistes lors d’une conférence de presse à Jérusalem.
La diplomatie menée par les États-Unis a débuté après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans une guerre en attaquant Israël début mars, en soutien à l’Iran, qui faisait alors face à une campagne aérienne conjointe américano-israélienne. Les pourparlers ont progressé malgré les vives objections du groupe terroriste chiite libanais, qui estime que seules les pressions iraniennes sur Washington peuvent garantir la fin de la guerre et le retrait israélien.
Téhéran a exigé la fin de la guerre contre le Hezbollah dans le cadre de l’accord-cadre qui a été signé le mois dernier avec Washington, mais ce mémorandum a été ébranlé la semaine dernière avec la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran dans le Golfe. Israël n’a pas pris part à ces pourparlers.
L’armée israélienne contrôle une « zone de sécurité » de dix kilomètres de large, le long de la frontière israélienne, qu’elle a établie à l’intérieur du Liban. Les responsables israéliens affirment que cette zone tampon est nécessaire pour protéger les communautés du nord d’Israël contre les attaques du Hezbollah.
À l’issue de la réunion qui s’est tenue à Washington le 26 juin, un accord-cadre a été conclu prévoyant la fin du conflit au Liban, le désarmement des groupes armés, le déploiement de troupes libanaises dans le sud du pays et le retrait progressif des troupes israéliennes.
Cependant, le Hezbollah a catégoriquement rejeté cet accord, ainsi que toute tentative de le désarmer, et les frappes israéliennes contre le groupe terroriste et ses infrastructures se sont poursuivies. Côté israélien, les autorités ont déclaré que les soldats resteraient dans le sud du Liban tant que le Hezbollah ne se serait pas désarmé.
Depuis des années, le Hezbollah n’a cessé d’attaquer Israël par-delà la frontière à l’aide de roquettes et de drones, perturbant la vie de dizaines de milliers d’Israéliens et déclenchant des conflits.
Des militantes pro-implantations pénètrent au Liban
Jeudi également, un groupe de militantes du mouvement pro-implantations – une adulte et quatre mineurs – a franchi la frontière pour entrer au Liban avant d’être reconduit en Israël par Tsahal.
Selon l’armée, le groupe de jeunes filles a été repéré alors qu’il franchissait la frontière de « plusieurs mètres » près de la localité de Ghajar, située à cheval sur la frontière.
« Immédiatement après les avoir repérées, les forces de sécurité ont lancé des recherches dans la zone et, peu de temps après, ont localisé les civiles et les ont ramenées en territoire israélien », a déclaré Tsahal.
Elles ont été remises à la police pour un interrogatoire approfondi.
Le groupe appartient au Mouvement Uri Tzafon, une organisation sioniste religieuse qui prône l’expansion de la présence juive dans le sud du Liban, dans des zones qu’elle revendique comme appartenant au peuple juif.
Lundi, plusieurs militants du mouvement pro-implantations israélien avaient de nouveau tenté de franchir illégalement la frontière vers la Syrie dans le sud du plateau du Golan.
L’armée a indiqué que les troupes stationnées dans la région avaient empêché les civils de franchir la frontière et les avaient placés en détention. Ils ont ensuite été remis à la police pour un interrogatoire plus approfondi.
Ces militants, qui se font appeler les « Pionniers du Bashan », ont tenté à plusieurs reprises au cours de l’année écoulée de pénétrer en Syrie, tout en appelant à l’expansion de la présence juive dans la région. Ils ont reçu le soutien de députés de la coalition.
- Israël et Ses Voisins
- Donald Trump
- Benjamin Netanyahu
- Gideon Saar
- Relations États-Unis-Israël
- Relations Israël-Liban
- Relations Israël-Syrie
- Armée israélienne
- Relations Liban-Hezbollah
- Relations Iran-Hezbollah
- Relations Israël-Hezbollah
- Armée libanaise
- Tunnels d'attaques du Hezbollah
- Arsenal du Hezbollah
la Communauté du Times of Israël !







