L’Iran a payé un Israélien pour photographier le site d’impact d’un missile à Ramat Gan
Selon la police, le résident de Tel Aviv a contacté des entités iraniennes via un réseau social et leur a proposé de travailler pour eux ; il a été arrêté avec 18 cartes SIM
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Un habitant de Tel Aviv a été arrêté, soupçonné d’espionnage pour le compte de l’Iran, a annoncé la police lundi. Il s’agit du dernier d’une série d’Israéliens recrutés par la République islamique pour mener des activités contre l’État hébreu.
Selon une déclaration conjointe de la police israélienne et de l’agence de sécurité intérieure Shin Bet, le suspect aurait contacté des entités iraniennes via un réseau social et leur aurait proposé ses services en échange d’une rémunération.
Arrêté par la police jeudi, il a été placé en détention jusqu’à lundi, date à laquelle le tribunal de Tel Aviv a ordonné sa libération.
Identifié par les forces de l’ordre comme un résident de Tel Aviv âgé de 27 ans, le suspect a photographié plusieurs endroits de la ville, ainsi que le site d’un impact de missile iranien survenu le 19 juin, pendant la guerre de douze jours entre l’Iran et Israël, et ayant endommagé un gratte-ciel de la rue Jabotinsky, à Ramat Gan.
Il a également photographié d’autres lieux, notamment le musée de Tel Aviv et le parc Abramovitz, situé au nord de la ville, a indiqué la police. En échange de ses activités, le suspect aurait reçu plusieurs milliers de shekels, transférés en cryptomonnaie, d’après le communiqué.
Lors de son arrestation, la police a perquisitionné le domicile du suspect et a saisi dix-huit cartes SIM qu’il aurait utilisées pour communiquer avec ses supérieurs iraniens, ainsi que d’autres « preuves numériques ».
Ce nouveau cas, annoncé lundi, s’ajoute à la liste des dizaines d’Israéliens ayant espionné pour le compte de l’Iran au cours de l’année écoulée, les forces de l’ordre continuant de lutter contre ce phénomène.
La semaine dernière, un habitant de Tibériade, Yosef Ein-Eli, a été accusé d’avoir transmis des informations sur des sites touristiques en Israël à des agents iraniens. Il lui aurait également été demandé de recueillir des renseignements sur le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur diverses familles criminelles en Israël et sur des soldats de l’armée israélienne non identifiés.
Le mois dernier, les procureurs ont également engagé des poursuites contre Maor Kringel, un réserviste de Tsahal âgé de 27 ans, et son associé Tal Amram, les accusant d’avoir espionné pour le compte de l’Iran pendant plusieurs mois. Selon l’acte d’accusation, Kringel avait reçu la demande d’assassiner son commandant pour 100 000 shekels, mais n’avait pas donné suite.
Dans de nombreux cas, les agents iraniens sont parvenus à recruter des Israéliens via les réseaux sociaux, notamment l’application de messagerie Telegram, même si la police a déclaré lundi que c’était le dernier suspect qui avait pris l’initiative, sans toutefois préciser comment il avait su avec qui entrer en contact.
Les espions présumés recrutés par des agents iraniens commencent souvent par des tâches relativement anodines, comme la dégradation de bâtiments avec des messages anti-gouvernement et pro-Iran, puis l’envoi de photos de ces graffitis à leurs agents de liaison. Ces tâches évoluent ensuite vers des infractions plus graves, telles que la collecte de renseignements et des complots d’assassinat.
Le nombre croissant d’agents iraniens a même incité Israël à ouvrir une nouvelle aile de la prison de Damon, à Haïfa, qui leur est réservée. À ce jour, seul un espion présumé a été condamné, la plupart des affaires étant encore en cours d’examen par la justice.
Charlie Summers a contribué à cet article.
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