Des haredi radicaux bloquent des routes à Jérusalem et à Safed pour protester contre l’arrestation de réfractaires à la conscription
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Des manifestants ultra-orthodoxes se sont rassemblés à Jérusalem, à Bnei Brak et dans d’autres villes d’Israël dans le cadre d’une manifestation considérée comme « illégale » par la police. Ils s’opposent à la récente mise en détention d’étudiants en yeshiva qui ont refusé de rejoindre les rangs de l’armée israélienne.
Selon le groupe radical de la Faction de Jérusalem, à l’origine de ces manifestations, les contestataires ont bloqué l’échangeur de Ganot, dans le centre d’Israël, ainsi que les entrées de Jérusalem et de Safed. Ils se sont également massés devant le domicile du chef de la police, qu’ils soupçonnent d’avoir approuvé l’arrestation des déserteurs.
La circulation en provenance de la capitale est actuellement déviée loin de l’entrée de la ville, occasionnant des retards importants. Les transports en commun sont également perturbés.
Selon la police, les manifestants ont bloqué l’entrée de Jérusalem, près du pont des Cordes, ainsi que l’échangeur de Hamazleg près de Netivot. Les policiers tentent actuellement de dégager les routes et de ramener l’ordre.
Les manifestations devaient initialement avoir lieu hier après-midi. Elles ont toutefois été reportées, après que le groupe extrémiste haredi a affirmé que ses négociations avec l’armée israélienne au sujet de la libération des réfractaires au service militaire commençaient à porter leurs fruits.
Police attempt to remove anti-conscription protesters blocking central Israel's Ganot Interchange. (Credit: David Kesher via the Jerusalem Faction) pic.twitter.com/Hjj24bLWY8
— Sam Sokol (@SamuelSokol) June 1, 2026
Dimanche, l’armée israélienne a démenti la déclaration de la Faction de Jérusalem, affirmant au Times of Israel qu’aucune discussion n’était en cours concernant la libération de réfractaires à la conscription.
Ce groupe extrémiste ultra-orthodoxe, qui compte quelque 60 000 membres, organise régulièrement des manifestations houleuses contre l’enrôlement des étudiants en yeshiva dans les rangs de l’armée. Il gère par ailleurs un « système d’alerte national » lui permettant de lancer des actions de rue spontanées dès qu’un déserteur est repéré et arrêté.
Des membres du groupe se sont récemment livrés à des émeutes devant le domicile d’un sous-officier responsable de la sécurité à la prison militaire de Beit Lid. Ils ont également fait irruption au domicile du chef de la police militaire de l’armée israélienne à Ashkelon.
Les manifestations d’aujourd’hui interviennent moins d’un jour après qu’un groupe important de protestataires haredim a fait irruption dans un commissariat de police de Beit Shemesh, provoquant des émeutes et des affrontements avec les forces de l’ordre, suite à l’arrestation dans la ville d’un réfractaire à la conscription ultra-orthodoxe.
Haredi anti-conscription demonstrators outside the Jerusalem home of the head of the Israel Police Traffic Department Chaim Shmueli (The Jerusalem Faction) pic.twitter.com/wuwmlgX6oU
— Sam Sokol (@SamuelSokol) June 1, 2026
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