L’Administration civile démolit des bâtiments dans un hameau bédouin
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

L’Administration civile, un département du ministère de la Défense, a démoli quatre bâtiments dans le hameau bédouin palestinien de Khallet a-Sidra – hameau qui avait été en grande partie abandonné après avoir été violemment pris d’assaut par des extrémistes juifs, au mois de janvier dernier.
Selon Youssef Zawahreh, un ancien habitant du hameau, les quatre bâtiments de Khallet a-Sidra, situé juste au nord-est de Jérusalem, lui appartenaient.
« Tous mes bâtiments ont disparu. C’était le fruit de 20 ans de travail ; toute ma vie était là-bas, je n’ai plus rien », a confié Zawahreh au Times of Israel par téléphone.
L’Administration civile a confirmé qu’une opération de « mise en conformité » a été menée sur ces structures. Elle a indiqué que ces dernières étaient illégales.
Zawahreh a toutefois affirmé avoir construit ces bâtiments il y a de nombreuses années et il a insisté sur le fait que le moment choisi pour la destruction de ces derniers – outre le fait qu’ils avaient été pris pour cible par les résidents d’implantation – visaient spécifiquement à l’empêcher de retourner à Khallet a-Sidra car, selon lui, il est le seul ancien résident à tenter encore de préserver l’existence du hameau.
Zawahreh et son épouse avaient été violemment frappés lors de l’attaque commise par les partisans du mouvement pro-implantation, au mois de janvier dernier. Ils vivent désormais dans un logement de fortune à Mukhmas.
À la suite de l’attaque du mois de janvier, les 15 familles avaient toutes abandonné Khallet a-Sidra, et l’armée israélienne avait alors installé des barrages routiers sur la route menant du hameau à Mukhmas, rendant extrêmement difficile pour les résidents de vaquer à leurs occupations quotidiennes s’ils décidaient de rentrer chez eux.
L’armée israélienne et l’administration civile avaient également refusé de laisser les habitants reconstruire les maisons incendiées par les colons lors de l’attaque de janvier.
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