Le responsable syndical de l’aéroport Ben Gurion aurait tenté d’empêcher le chargement des bagages de Regev
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Le responsable syndical de l’aéroport Ben Gurion a tenté d’empêcher que les bagages de la ministre des Transports, Miri Regev, ne soient embarqués sur son vol à destination du Maroc, dans la journée de mercredi, à la veille d’une grève sauvage présumée qui a plongé l’aéroport dans le chaos, selon un reportage qui a été diffusé par la chaîne d’information N12.
Le responsable syndical, Pinchas Idan, a nié avoir appelé à une grève sauvage hier et il a imputé à la direction la responsabilité des perturbations qui ont secoué l’aéroport — où les comptoirs d’enregistrement ont été fermés et où la manutention des bagages a été interrompue pendant plus d’une heure.
Mais selon le reportage de N12, Idan avait pris des mesures, la veille de la grève, pour que Regev ressente personnellement les effets du manque de personnel à l’aéroport.
Regev et le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’étaient rendus mercredi à l’aéroport, félicitant son personnel. Après cela, Regev avait embarqué dans un avion à destination du Maroc, où elle se trouve actuellement en déplacement.
Afin de mettre en évidence les problèmes connus par l’aéroport, selon le reportage, Idan aurait donné pour consigne aux employés de ne pas charger les bagages de Regev à bord du vol.
Le PDG d’Arkia Airlines, Oz Berlowitz, aurait alors ordonné aux employés de charger les bagages. Yiftach Ron Tal, directeur de l’Autorité des aéroports, aurait donné le même ordre. Idan aurait visionné une vidéo montrant Ron Tal s’adressant au personnel, ce qui l’aurait conduit à céder et à faire charger les bagages.
Le lendemain, selon le reportage, Ron Tal et Idan devaient se rencontrer à 9 heures du matin, mais Idan a annulé la réunion, prétextant par la suite qu’il ne se sentait pas bien. Les troubles à l’aéroport ont commencé peu après.
Idan a démenti ces informations dans une déclaration à la chaîne N12.
Aujourd’hui, les retards et les annulations se poursuivent à l’aéroport, plus d’une journée après la reprise des opérations. Le service de suivi FlightRadar24 le classait comme l’aéroport le plus perturbé au monde vendredi soir, heure locale.
N12 a rapporté que des dizaines de milliers d’Israéliens sont bloqués à l’étranger et que beaucoup d’entre eux sont actuellement privés de leurs bagages.
Afin d’endiguer les retards, les compagnies aériennes israéliennes El Al et Arkia ont proposé des bons d’échange à leurs passagers pour de futurs vols.
Selon le reportage, ces retards devraient coûter environ 30 millions de shekels.
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