Pour réduire encore sa consommation d’électricité, le Sri Lanka va plonger ses rues dans le noir
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Plus d’éclairage public ni d’enseignes publicitaires lumineuses et la climatisation réduite: le Sri Lanka a ordonné mardi de nouvelles mesures pour réduire drastiquement sa consommation d’énergie, mise à mal par la guerre en cours au Moyen-Orient.
Le conflit menace sérieusement les approvisionnements en énergie de l’île d’Asie du Sud, qui importe la totalité de ses besoins en pétrole, et du charbon pour la production d’électricité.
Pour tenter de limiter sa consommation d’énergie et de préserver ses maigres réserves, son gouvernement a déjà décrété deux hausses successives des prix des carburants, rationné leur distribution et instauré la semaine de travail de quatre jours.
Mardi, le porte-parole du gouvernement Nalinda Jayatissa a annoncé que toutes les administrations avaient reçu pour ordre de réduire le recours à la climatisation.
« Nous devons réduire notre consommation d’au moins 25% », a-t-il déclaré à la presse, « nous espérons que le secteur privé va lui aussi respecter ses consigne ».
Dans le cadre du même effort, les rues du pays seront désormais plongées dans le noir, sauf dans les quartiers où la sécurité doit être renforcée, et les enseignes publicitaires éteintes à partir de 21h00, a énuméré M. Jayatissa.
Le réseau électrique sri-lankais est encore capable de satisfaire la demande aux pics de consommation grâce aux centrales au fuel et au charbon, mais le pays risque une coupure majeure si la consomation n’est pas réduite immédiatement, a averti sous couvert d’anonymat un responsable du ministère de l’Energie.
La semaine dernière, le président Anura Kumara Dissanayake avait déjà demandé aux propriétaires de véhicules électriques de renoncer à les recharger la nuit.
Son gouvernement a averti que la prolongation du conflit au Moyen-Orient remettait en cause ses efforts pour remettre l’économie du pays sur pied après la crise financière de 2022.
la Communauté du Times of Israël !







