Roni Alsheich : « les liens entre Netanyahu et le Qatar remontent à 2017 »
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Un homme a été emmené par des policiers durant une manifestation anti-gouvernement sur la place Habima, à Tel Aviv, après avoir tenté à deux reprises de monter sur scène pour perturber l’événement.
L’homme a été emmené par les policiers, se débattant et jurant. Les agents l’ont ensuite assis à un arrêt de bus adjacent.
Un groupe de manifestants les a suivis, accusant les forces de l’ordre de traiter l’homme avec une trop grande indulgence.
« Voilà ce qui se passe quand ils essaient de nous faire taire », a déclaré Merav Svirsky, principale oratrice sur scène, dont les parents, Orit et Rafi, ont été assassinés lors du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, et dont le frère, Itay, a été tué alors qu’il se trouvait en captivité aux mains du Hamas.
Une mer de parapluies recouvre la place. Des centaines de personnes ont bravé le mauvais temps pour assister à la manifestation hebdomadaire contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son gouvernement.
La foule a sifflé en regardant la courte vidéo sur les différents méfaits présumés de Netanyahu projetée sur un grand écran, installé sur la scène. Parmi les questions abordées figurent son refus catégorique de créer une commission d’enquête nationale sur l’attaque du 7-Octobre, ainsi que la promotion présumée lancée par ses collaborateurs en faveur du Qatar, pays soutien du Hamas, durant la guerre à Gaza, dans le contexte d’une récente série de rapports accablants sur le scandale dit du « Qatargate ».
Svirsky a accusé les collaborateurs de Netanyahu de trahison.
« Le prix de cette trahison, ce sont toutes ces vies que nous avons perdues », a-t-elle souligné, exigeant la démission de Netanyahu. « L’argent qui a afflué dans son bureau est le même que celui qui a payé le meurtre de ma famille. »
« La vérité ne sera pas étouffée », a-t-elle affirmé. « Si nous avions chassé [le gouvernement] le 8 octobre, Itay serait peut-être encore là. Peut-être que si nous les avions chassés avant cela, mes parents aussi seraient encore là. »
L’ancien chef de la police, Roni Alsheich, s’est également exprimé, indiquant que les liens entre Netanyahu et le Qatar remontent à 2017, lorsque, a dit Alsheich, le Premier ministre a sorti l’État du Golfe de son isolement diplomatique et lui a permis d’envoyer, chaque mois, des millions de dollars en espèces à Gaza, jusqu’à l’attaque du 7-Octobre.
Netanyahu s’est ensuite assuré que le Qatar devienne un médiateur dans la guerre qui a suivi à Gaza, a ajouté Alsheich.
« Le gouvernement a accordé au Qatar un bref répit pour célébrer le massacre avec le Hamas, puis il a resserré son étreinte », a expliqué Alsheich. « D’un côté, il a promis de démanteler le régime du Hamas. De l’autre, il a donné sa confiance à ceux qui souhaitent la survie du Hamas, et qui jouaient en utilisant les otages torturés comme des pions. »
« Qui a pris cette décision ? », a demandé Alsheich, proposant, à titre de réponses possibles, les noms des collaborateurs de Netanyahu impliqués dans le Qatargate, Eli Feldstein et Jonatan Urich. « Non, mes amis. C’était le Premier ministre d’Israël. »
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