Vance fustige la « panique » d’Israël face à l’accord avec l’Iran
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Dans une interview accordée au New York Times, le vice-président américain JD Vance est revenu sur la « panique », a-t-il dit, d’Israël face au protocole d’accord récemment signé entre les États-Unis et l’Iran. Pour lui, Israël s’appuie trop sur la force militaire pour résoudre ses problèmes et devrait accorder davantage de « crédit » aux États-Unis en tant qu’allié. Il a par ailleurs estimé que les craintes selon lesquelles cet accord encouragerait l’Iran ou son mandataire libanais, le groupe terroriste chiite du Hezbollah, sont infondées.
« Je trouve toute cette panique en Israël un peu surprenante. Je pense qu’elle découle d’un sentiment de méfiance, alors que les États-Unis ont, à mon sens, gagné la confiance de cette région du monde », a-t-il déclaré. « Nous avons fait du très bon travail auprès de ce pays et de ce gouvernement en particulier. Je suis d’avis que l’idée selon laquelle nous aurions conclu un accord désastreux n’est pas corroborée par les faits. Elle n’a tout simplement aucun sens si l’on considère l’ensemble de notre relation. »
Vance, qui est devenu le porte-parole de l’administration Trump pour la défense du protocole d’accord, a rappelé à plusieurs reprises que les États-Unis devaient défendre leurs propres intérêts lorsqu’ils négocient avec l’Iran, que cela convienne à Israël ou non.
Plus loin, il indique : « Il règne au sein du système israélien une sorte de panique particulière, que j’ai perçue. Ils partent du principe que tout ce qui est envisagé et qui serait favorable à l’Iran se produira, sans que les Iraniens n’aient à modifier quoi que ce soit à leur comportement. Et je ne comprends tout simplement pas pour quelle raison cette hypothèse pourrait être envisageable. »
Au cours de l’interview, Vance fait remarquer que si le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est abstenu de critiquer l’accord, ses partenaires d’extrême droite, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich, ne se sont pas privés de le faire. Les alliés de Netanyahu dans les médias, ainsi que des membres de l’opposition, ont également condamné cet accord, le jugeant préjudiciable aux intérêts d’Israël en matière de sécurité.
« Il est clair que de larges pans du système politique et de la population israéliens sont très sensibles à cet accord », constate-t-il. « Mais je pense aussi qu’ils se font l’écho de fausses informations, qu’ils s’en emparent et qu’ils les amplifient, ce qui les pousse en quelque sorte à céder à la panique. »
Concernant les voix critiques israéliennes à l’égard de l’accord, il ajoute : « Je suppose que ma réponse à leur intention serait la suivante : quelle est exactement votre proposition ? Vous êtes un pays de neuf millions d’habitants. Vous ne pouvez pas vous contenter de recourir à la force pour résoudre tous vos problèmes de sécurité nationale. » (La population d’Israël s’élève à environ 10 millions d’habitants.)
Vance affirme que les États-Unis ont « détruit le programme nucléaire iranien ». Le texte du protocole d’accord fait pourtant référence aux stocks d’uranium enrichi de l’Iran et stipule que, pour l’instant, Téhéran « maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire ».
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