Rechercher

Vance : Le Hezbollah doit cesser de tirer sur Israël, qui doit « s’abstenir de toute action démesurée » au Liban

Netanyahu jure de maintenir les soldats de Tsahal au Liban face aux pressions américaines et iraniennes ; le Premier ministre veut s'appuyer sur des personnalités et des sénateurs pro-Israël pour influencer l'accord final avec l'Iran - média

Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)
Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)

Le Hezbollah tire des roquettes sur les soldats de Tsahal au Liban ; aucun blessé

Le groupe terroriste chiite du Hezbollah a tiré plusieurs roquettes sur les soldats israéliens stationnés dans le sud du Liban.

Selon l’armée israélienne, certaines de ces roquettes ont été interceptées. D’autres se sont toutefois abattues à proximité des soldats.

L’armée précise qu’il n’y a pas eu de blessés.

Vance : Israël doit « respecter ce processus de paix » ; les frappes massives de Tsahal à Beyrouth sont « inacceptables »

Le vice-président JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, ce jeudi 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)
Le vice-président JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, ce jeudi 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche consacrée au protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, le vice-président américain JD Vance a vivement critiqué les frappes menées par Israël contre le Hezbollah à Beyrouth, soulignant le bilan humain parmi les civils, qualifiant ces frappes d’« inacceptables » et laissant entendre qu’elles pourraient compromettre les négociations entre les États-Unis et l’Iran.

Selon Vance, si Israël a le droit de se défendre, il doit également « respecter ce processus de paix ».

Ces commentaires de Vance interviennent après que le président américain Donald Trump s’est lui aussi insurgé contre les frappes israéliennes à Beyrouth, menées en réponse aux attaques du Hezbollah, qui avaient conduit à un bref échange de tirs avec l’Iran au début du mois, alors que les négociations étaient en cours.

« Si Israël a le droit de se défendre, les Israéliens doivent toutefois, tout comme tout le monde, respecter ce processus de paix, qui est fondamentalement bénéfique pour eux et pour l’ensemble de la région », a souligné Vance.

Et d’ajouter : « Ce qui, parfois, exaspère profondément le président, c’est que nous avons l’impression d’être à deux doigts d’une percée majeure dans les négociations, puis, tout à coup, une explosion de grande ampleur frappe un quartier civil de Beyrouth, et de nombreuses victimes innocentes, qui n’ont rien à voir avec le Hezbollah, perdent la vie. C’est inacceptable. C’est pour éviter ce genre de situation que nous avons demandé une coordination plus étroite, afin de nous assurer que cela ne se produise pas. »

Le protocole d’accord, très critiqué par l’ensemble de la classe politique israélienne, pourrait déboucher sur un accord mettant fin au soutien iranien au Hezbollah, a-t-il affirmé. Le document ne mentionne toutefois pas le réseau de proxys de l’Iran dans la région.

« Notre message aux Israéliens, ainsi qu’à tous les autres, est simplement que nous voulons que ce processus de paix soit bénéfique pour vous », a précisé Vance. « Nous ne voulons pas que le Hezbollah attaque Israël, mais pour garantir que cela ne se produise pas, nous devons mettre en place un cadre régional permettant de couper les vivres au Hezbollah, de mettre fin au soutien iranien dont il bénéficie, et de veiller à ce que la souveraineté territoriale du Liban soit respectée par toutes les parties. »

Vance : Le Hezbollah doit cesser de tirer sur Israël, qui doit « s’abstenir de toute action démesurée » au Liban

Le vice-président américain JD Vance écoute un journaliste poser une question dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP/Jacquelyn Martin)
Le vice-président américain JD Vance écoute un journaliste poser une question dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP/Jacquelyn Martin)

Interrogé lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche sur la clause de l’accord entre les États-Unis et l’Iran étendant le cessez-le-feu au Liban, le vice-président américain JD Vance a répondu qu’il s’attendait encore à des affrontements entre Israël et le Hezbollah dans cette région, mais qu’il espérait que les deux parties respecteraient l’accord.

« Il s’agit de la paix régionale », a déclaré Vance. « Autrement dit, nous attendons du Hezbollah qu’il cesse de tirer des roquettes et de lancer des drones contre les Israéliens. Mais nous attendons également des Israéliens qu’ils s’abstiennent de toute action démesurée au Liban. »

« Les deux parties doivent respecter leurs engagements », a-t-il ajouté.

L’Iran a exigé qu’Israël retire ses soldats de la zone tampon au Liban dans le cadre de l’accord, une mesure qu’Israël s’est engagé à ne pas appliquer pour pouvoir poursuivre son combat contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, qui a bombardé le nord d’Israël de missiles tout au long de la guerre.

Le président américain Donald Trump s’est fermement opposé à ce qu’Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth en représailles aux attaques du groupe terroriste.

« Maintenant, comme vous le savez, ces cessez-le-feu sont parfois un peu chaotiques… », a expliqué Vance. « Nous avons constaté des progrès considérables au Liban : moins de tirs, moins d’affrontements. Mais il y aura toujours de petites flambées de violence occasionnelles. »

Et de poursuivre : « À terme, ce que nous souhaitons voir, c’est que le gouvernement libanais, les représentants élus du peuple libanais, réussissent à assurer le maintien de l’ordre dans le sud du Liban, à empêcher le Hezbollah de prendre le contrôle du pays, à garantir que les Israéliens ne soient pas menacés et, par conséquent, que les Israéliens n’attaquent ni le sud du Liban ni Beyrouth. Voilà notre plan. »

Défendant les propos de Trump, Vance soutient que l’Iran a besoin de missiles pour « se défendre », à l’instar d’Israël

Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)
Le vice-président américain JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison Blanche, le 18 juin 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)

Le vice-président américain JD Vance a défendu l’affirmation faite par le président Donald Trump selon laquelle l’Iran devait être autorisé à conserver une partie de ses missiles balistiques, au motif que Téhéran en a besoin pour « se défendre », au même titre qu’Israël a le droit de le faire.

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, Vance a été invité à expliquer le revirement apparent de Trump sur cette question. Les États-Unis avaient jusqu’alors présenté la destruction du programme de missiles iranien comme un objectif de guerre majeur.

Le vice-président a d’abord rappelé que les États-Unis avaient détruit « un nombre considérable » de missiles et de lanceurs iraniens au cours de la récente guerre.

« Tout ce que le président a dit hier, c’est que, évidemment, aucun pays de la région ne renonce à son droit à la légitime défense », a ajouté Vance.

« Israël ne renonce pas à son droit de légitime défense si le Hezbollah tire des roquettes ou lance des drones sur son territoire », a-t-il poursuivi. « On ne peut pas imposer à un pays, qu’il s’agisse d’Israël ou de l’Iran, de renoncer à tout droit de légitime défense. »

Il a précisé que l’accord final, que les États-Unis espèrent voir conclu dans les deux prochains mois, prévoit que l’Iran s’engagera à ne pas « construire le type de missiles susceptibles de menacer l’ensemble du monde ».

« Dans le cadre de l’accord final, ce que nous souhaitons, c’est que l’Iran cesse de financer l’instabilité régionale, de financer le terrorisme régional et, bien sûr, [qu’il] ne tente pas de relancer son programme d’armes nucléaires. »

S’opposant prudemment à Trump, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis estime que l’Iran ne devrait pas pouvoir garder ses missiles

L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, s'exprimant lors d'une réunion entre les ambassadeurs d'Israël et du Liban, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 23 avril 2026. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)
L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, s'exprimant lors d'une réunion entre les ambassadeurs d'Israël et du Liban, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 23 avril 2026. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, s’est opposé avec prudence à l’affirmation faite par le président américain Donald Trump selon laquelle l’Iran devait être autorisé à conserver quelques missiles balistiques.

Alors que son administration avait fait de la destruction du programme de missiles iranien l’un de ses objectifs de guerre, Trump a pourtant annoncé hier qu’il acceptait que Téhéran garde une partie de ses missiles, au motif que certains de ses voisins en possèdent également. Les responsables américains ont fait savoir qu’ils comptaient aborder cette question pendant les négociations avec l’Iran qui doivent se tenir au cours des 60 prochains jours ; toutefois, ce point ne figure pas dans le protocole d’accord qui a été signé cette semaine par les États-Unis et l’Iran.

« Nous espérons qu’au cours de ces 60 jours, la question des missiles balistiques sera également abordée et, espérons-le, réglée. Téhéran ne ressemble en effet à aucun autre État de la région ; il ne ressemble d’ailleurs à aucun autre État tout court », a déclaré Leiter lors d’une interview accordée à la chaîne de droite Newsmax.

« Ce sont des assassins, et s’ils disposent de missiles balistiques, ils ne manqueront pas de les utiliser contre tous leurs voisins », a-t-il ajouté.

Leiter a fait part de la « vive inquiétude » d’Israël concernant l’inclusion du Liban dans le protocole d’accord, dont le texte stipule que la fin définitive des hostilités entre les États-Unis et l’Iran s’étend au Liban, et que l’intégrité territoriale et la souveraineté de ce dernier doivent être respectées – une allusion manifeste à la zone tampon créée par l’armée israélienne dans le sud du Liban pour tenter de lutter contre le le groupe terroriste chiite du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

Selon Leiter, le Liban aurait été inclus dans le protocole d’accord sur l’insistance de l’Iran, afin de protéger le Hezbollah.

Leiter est le dernier responsable israélien en date à avoir indiqué qu’Israël n’avait pas l’intention de respecter les dispositions du protocole d’accord relatives au Liban, qui prévoient la cessation de toutes les opérations militaires dans ce pays.

« Nous ne pouvons pas tolérer la présence du Hezbollah à notre frontière, ni qu’il continue à déployer des dizaines de milliers de ses terroristes prêts à s’infiltrer dans le nord d’Israël et à tirer des missiles portatifs et des drones meurtriers sur nos communautés. Nous espérons donc que l’Iran ne sera pas autorisé à dicter l’avenir du Liban, tant pour les Libanais que pour Israël », a assuré Leiter.

Alors que le président américain multiplie les critiques à l’encontre d’Israël et du Premier ministre Benjamin Netanyahu, notamment au sujet de ce que Washington considère comme une campagne de bombardements aveugles menée par l’armée israélienne au Liban, l’envoyé israélien a tenté de rappeler à Donald Trump l’aide que Jérusalem lui a apportée depuis un an.

« Nous sommes d’excellents partenaires depuis que le président a été réélu. En juin, nous avons mené ensemble la Guerre des 12 jours contre l’Iran, et depuis les opérations Fureur épique et Lion rugissant du 28 février, nous avons volé côte à côte, aile contre aile, et nous avons infligé une défaite à l’un des groupes les plus dangereux au monde, ces fanatiques de Téhéran, qui nous ont tous pris en otage en bloquant le détroit d’Ormuz et en lançant des missiles balistiques sur tous ses voisins », a rappelé Leiter.

Malgré ses réserves sur certains aspects du protocole d’accord, Leiter a poursuivi : « Nous avons très, très bon espoir que [celui-ci]… aboutisse effectivement à ce qu’il promet, à savoir la cessation totale de toute forme de prolifération nucléaire de la part de l’Iran. »

Pour l’instant, ce protocole d’accord confirme simplement que l’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme nucléaire – un engagement qui figurait déjà dans l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l’ancien président américain Barack Obama, qu’Israël avait critiqué de manière bien plus virulente.

Netanyahu appelle à préserver la « relation vitale » avec Washington après l’accord américano-iranien

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné jeudi l’importance de maintenir des liens étroits entre Israël et les Etats-Unis après la conclusion de l’accord irano-américain, rappelant que Washington avait été aux côtés d’Israël pendant la guerre contre l’Iran.

« Le combat n’est pas terminé, et d’autres défis nous attendent. Ils exigent du discernement, une défense résolue des intérêts sécuritaires d’Israël et, en même temps, la préservation de notre relation vitale avec nos amis américains, qui se sont tenus à nos côtés dans ce combat, un partenariat que nous apprécions profondément », a déclaré le Premier ministre israélien lors d’une cérémonie, selon un communiqué diffusé par son cabinet.

Les pourparlers États-Unis-Iran sont toujours prévus demain en Suisse, mais ils pourraient encore « tomber à l’eau » – source

Un hélicoptère militaire tourne en vol stationnaire alors que les dirigeants arrivent pour participer à un sommet sur la paix en Ukraine au luxueux complexe hôtelier du Bürgenstock, près de Lucerne, dans le centre de la Suisse, le 15 juin 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
Un hélicoptère militaire tourne en vol stationnaire alors que les dirigeants arrivent pour participer à un sommet sur la paix en Ukraine au luxueux complexe hôtelier du Bürgenstock, près de Lucerne, dans le centre de la Suisse, le 15 juin 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

La rencontre entre les négociateurs américains et iraniens, prévue demain dans le luxueux complexe hôtelier du Bürgenstock, en Suisse, pour des pourparlers préliminaires sur le programme nucléaire iranien et d’autres questions en suspens, est toujours attendue, même si subsiste un risque qu’elle soit annulée, a déclaré au Times of Israel une source diplomatique proche des préparatifs.

« Il semble que les pourparlers devraient débuter demain. La présence américaine sur place [en Suisse] est importante. Mais la situation reste très floue. Tout cela pourrait encore tomber à l’eau », a indiqué la source.

Selon cette même source, la Suisse serait chargée de la logistique et de la sécurité de la réunion. Elle ne dirigerait toutefois ni la planification ni la coordination, a-t-elle précisé. En outre, le complexe hôtelier du Bürgenstock appartient au Qatar, lequel joue le rôle de médiateur dans ces pourparlers.

La source n’a fourni aucun détail supplémentaire sur l’ordre du jour.

Le protocole d’accord signé hier par Téhéran et Washington semble déjà mis à rude épreuve. L’Iran continue en effet d’avertir que le maintien d’une présence militaire israélienne dans le sud du Liban entraînerait l’« annulation » de l’accord. Israël, quant à lui, a réaffirmé avec force sa volonté de maintenir ses soldats au Liban, dans le contexte de son conflit avec le Hezbollah.

Les parties avaient initialement prévu d’organiser une cérémonie de signature de l’accord vendredi. Elles ont finalement opté pour une signature électronique hier, afin d’en accélérer la mise en œuvre. On ignore encore si une cérémonie de signature en présentiel aura lieu.

À VOIR : Conférence de presse de JD Vance sur l’accord avec l’Iran

Le vice-président américain JD Vance donne une conférence de presse à la Maison Blanche, qui devrait porter en grande partie sur le protocole d’accord conclu cette semaine avec l’Iran, qu’il a contribué à négocier.

Huit pays à majorité musulmane accusent Israël d’être responsable de l’incendie de mosquées en Cisjordanie

Huit pays à majorité musulmane, dont l’Arabie saoudite et la Turquie, poids lourds régionaux, ont accusé jeudi Israël d’être responsable des attaques incendiaires la veille contre deux mosquées de Cisjordanie, imputées à des extrémistes juifs par des responsables palestiniens.

Les chefs de la diplomatie saoudien, jordanien, émirati, qatari, indonésien, pakistanais, égyptien et turc, « tiennent Israël –  en tant que puissance occupante – pour responsable de ces attaques », ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint, fustigeant « la poursuite et l’escalade de la violence des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée ».

Le commerce mondial d’engrais en baisse de 30 % cette année suite à la guerre en Iran, selon l’ONU

Un sac d'engrais prêt à être utilisé à Limuru, au Kenya, le 25 mars 2026. (Crédit : AP Photo/Jackson Njehia)
Un sac d'engrais prêt à être utilisé à Limuru, au Kenya, le 25 mars 2026. (Crédit : AP Photo/Jackson Njehia)

Le commerce mondial des engrais, essentiel aux récoltes à l’échelle mondiale, a chuté de 30 % depuis le début de l’année ; la guerre en Iran a en effet provoqué une flambée des prix et conduit plusieurs pays à restreindre leurs exportations, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

De nombreux agriculteurs ont reporté leurs achats, voire y ont renoncé, face à la raréfaction des approvisionnements provoquée par la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui a bloqué les livraisons de matières premières et de gaz naturel liquéfié (GNL) utilisés dans la production d’engrais.

Par ailleurs, la Chine, la Russie, la Turquie et l’Égypte font partie des principaux pays producteurs à avoir restreint leurs exportations pour protéger leurs marchés intérieurs.

Entre février et mai, les prix ont bondi en moyenne de 25 %, selon les données de la FAO publiées dans son rapport semestriel, les Perspectives sur la production alimentaire.

En conséquence, les volumes d’échanges ont chuté à 41 millions de tonnes au cours des quatre premiers mois de cette année, contre 58 millions de tonnes à la même période l’année dernière.

Même si le détroit est rouvert dans le cadre de l’accord signé cette semaine entre les États-Unis et l’Iran, « la reprise des importations d’engrais azotés, phosphatés et soufrés sera lente et inégale, ce qui maintiendra les prix à des niveaux historiquement élevés », met en garde la FAO.

Un tiers de l’approvisionnement mondial en engrais transitait par le détroit d’Ormuz avant le début de la guerre, le 28 février. Les responsables ont averti que les agriculteurs pourraient être confrontés à des pénuries pendant la saison de pousse estivale.

Une ministre britannique exhorte Israël à se retirer du Sud-Liban

La ministre britannique du Développement international, Jenny Chapman, a exhorté Israël à se retirer du sud du Liban, afin de permettre aux familles déplacées par trois mois de guerre de rentrer chez elles.

« Israël doit absolument se retirer du Sud-Liban. Nous savons que les déplacements de population, où qu’ils se produisent dans le monde, entraînent d’énormes bouleversements », a déclaré la ministre à Reuters, lors d’une visite dans une école où des familles déplacées avaient trouvé refuge. « C’est pour cette raison que nous voulons rétablir des conditions propices au retour des populations chez elles, afin qu’elles puissent y vivre en toute sécurité, avec la certitude de pouvoir y rester à long terme. »

Liban: le Hezbollah dit avoir repoussé une avancée israélienne dans le sud

Le Hezbollah pro-iranien a annoncé jeudi avoir repoussé dans la nuit une tentative des forces israéliennes d’avancer vers la localité de Kfartebnit, près de Nabatiyé, dans le sud du Liban, première annonce de ce type depuis la signature de l’accord irano-américain.

Alors que « depuis quatre jours, l’armée ennemie » tentait de progresser » dans le secteur, les combattants du Hezbollah l’ont contrainte à « battre en retraite et déployer des hélicoptères (…) durant la nuit, pour évacuer ses pertes », a affirmé le mouvement chiite.

L’armée israélienne avait plus tôt annoncé poursuivre ses opérations dans le sud du Liban , malgré la signature par les Etats-Unis et l’Iran d’un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

Vance fustige la « panique » d’Israël face à l’accord avec l’Iran

Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)
Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)

Dans une interview accordée au New York Times, le vice-président américain JD Vance est revenu sur la « panique », a-t-il dit, d’Israël face au protocole d’accord récemment signé entre les États-Unis et l’Iran. Pour lui, Israël s’appuie trop sur la force militaire pour résoudre ses problèmes et devrait accorder davantage de « crédit » aux États-Unis en tant qu’allié. Il a par ailleurs estimé que les craintes selon lesquelles cet accord encouragerait l’Iran ou son mandataire libanais, le groupe terroriste chiite du Hezbollah, sont infondées.

« Je trouve toute cette panique en Israël un peu surprenante. Je pense qu’elle découle d’un sentiment de méfiance, alors que les États-Unis ont, à mon sens, gagné la confiance de cette région du monde », a-t-il déclaré. « Nous avons fait du très bon travail auprès de ce pays et de ce gouvernement en particulier. Je suis d’avis que l’idée selon laquelle nous aurions conclu un accord désastreux n’est pas corroborée par les faits. Elle n’a tout simplement aucun sens si l’on considère l’ensemble de notre relation. »

Vance, qui est devenu le porte-parole de l’administration Trump pour la défense du protocole d’accord, a rappelé à plusieurs reprises que les États-Unis devaient défendre leurs propres intérêts lorsqu’ils négocient avec l’Iran, que cela convienne à Israël ou non.

Plus loin, il indique : « Il règne au sein du système israélien une sorte de panique particulière, que j’ai perçue. Ils partent du principe que tout ce qui est envisagé et qui serait favorable à l’Iran se produira, sans que les Iraniens n’aient à modifier quoi que ce soit à leur comportement. Et je ne comprends tout simplement pas pour quelle raison cette hypothèse pourrait être envisageable. »

Au cours de l’interview, Vance fait remarquer que si le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est abstenu de critiquer l’accord, ses partenaires d’extrême droite, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich, ne se sont pas privés de le faire. Les alliés de Netanyahu dans les médias, ainsi que des membres de l’opposition, ont également condamné cet accord, le jugeant préjudiciable aux intérêts d’Israël en matière de sécurité.

« Il est clair que de larges pans du système politique et de la population israéliens sont très sensibles à cet accord », constate-t-il. « Mais je pense aussi qu’ils se font l’écho de fausses informations, qu’ils s’en emparent et qu’ils les amplifient, ce qui les pousse en quelque sorte à céder à la panique. »

Concernant les voix critiques israéliennes à l’égard de l’accord, il ajoute : « Je suppose que ma réponse à leur intention serait la suivante : quelle est exactement votre proposition ? Vous êtes un pays de neuf millions d’habitants. Vous ne pouvez pas vous contenter de recourir à la force pour résoudre tous vos problèmes de sécurité nationale. » (La population d’Israël s’élève à environ 10 millions d’habitants.)

Vance affirme que les États-Unis ont « détruit le programme nucléaire iranien ». Le texte du protocole d’accord fait pourtant référence aux stocks d’uranium enrichi de l’Iran et stipule que, pour l’instant, Téhéran « maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire ».

La visite du Premier ministre pakistanais en Suisse reportée après la signature électronique de l’accord USA-Iran – porte-parole

Sur cette photo diffusée par le cabinet du Premier ministre pakistanais, le Premier ministre Shehbaz Sharif s'exprime sur le conflit entre les États-Unis et l'Iran, lors d'une séance de l'Assemblée nationale à Islamabad, au Pakistan, le 15 juin 2026. (Crédit : Cabinet du Premier ministre pakistanais via AP)
Sur cette photo diffusée par le cabinet du Premier ministre pakistanais, le Premier ministre Shehbaz Sharif s'exprime sur le conflit entre les États-Unis et l'Iran, lors d'une séance de l'Assemblée nationale à Islamabad, au Pakistan, le 15 juin 2026. (Crédit : Cabinet du Premier ministre pakistanais via AP)

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a reporté une visite en Suisse prévue pour vendredi, le jour où l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran sur la fin de la guerre au Moyen-Orient devait être signé, a déclaré à l’AFP son porte-parole jeudi, au lendemain de la signature électronique de l’accord à distance.

Netanyahu jure de maintenir les soldats de Tsahal au Liban face aux pressions américaines et iraniennes

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit : Olivier Fitoussi)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit : Olivier Fitoussi)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné que les soldats israéliens ne se retireront pas du sud du Liban et qu’ils conserveront leur zone de sécurité dans cette région aussi longtemps que nécessaire, après que le président américain Donald Trump a publiquement critiqué cette semaine les opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah, les qualifiant d’excessivement agressives, et alors que l’Iran continue d’insister sur le fait qu’un retrait total d’Israël est une condition de son accord avec Washington.

« Nous rétablirons la sécurité et la prospérité dans les villes du nord », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie officielle consacrée à la Route 60, une autoroute nord-sud reliant Nazareth à Beer Sheva, qui traverse la Cisjordanie. « Cela nécessite de maintenir la zone de sécurité dans le sud du Liban ; cela exige que nous ne quittions pas cette région tant que les besoins de sécurité d’Israël l’exigeront ».

Le protocole d’accord qui a été signé hier par Washington et Téhéran, dont Israël n’est pas signataire, impose la fin de toutes les hostilités au Liban.

Un haut responsable israélien proche de Netanyahu avait indiqué à Reuters, dans la journée, que Jérusalem « menait des négociations acharnées » avec les États-Unis sur la question du maintien de son déploiement militaire au sud-Liban. Tsahal a ensuite diffusé une carte actualisée de sa zone de sécurité dans le pays, indiquant qu’elle ne se retirerait pas de ce territoire à ce stade.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève désormais à trois morts

Le bilan des frappes israéliennes dans le sud du Liban s’élève désormais à trois morts, selon les médias d’État libanais.

« Un drone ennemi a pris pour cible une voiture » dans la région de Kfar Tebnit, tuant deux personnes, a signalé l’agence de presse officielle NNA (National News Agency), revoyant ainsi à la hausse le bilan initial qui faisait état d’un seul mort.

Dans le village voisin de Zebdine, un autre drone a tué une personne supplémentaire, a précisé la NNA.

Accord Iran–Etats-Unis: le médiateur qatari salue une « base solide »

Le Qatar, qui a joué un rôle clé pour arracher la signature de l’accord destiné à mettre fin à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, a estimé jeudi que celui-ci constituait une « base solide » pour la prochaine étape des négociations.

L’accord « constitue une base solide pour passer à la prochaine étape des négociations entre les parties américaine et iranienne », a déclaré le ministère des Affaires étrangères qatari dans un communiqué, en amont des discussions techniques qui doivent commencer vendredi en Suisse.

Netanyahu veut s’appuyer sur des personnalités de droite et des sénateurs pro-Israël pour influencer l’accord final avec l’Iran – média

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accordant une interview à Fox News, le 3 mars 2026. (Crédit : Capture d'écran/Fox News/YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accordant une interview à Fox News, le 3 mars 2026. (Crédit : Capture d'écran/Fox News/YouTube)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu compte faire appel à des sénateurs pro-israéliens et à des personnalités médiatiques de droite pour tenter d’influencer les termes d’un accord final entre les États-Unis et l’Iran, a rapporté CNN, qui a cité les propos tenus par une source israélienne.

Selon cette source, Netanyahu estime qu’un accord final avec l’Iran sera conclu, mais que Téhéran ne respectera pas les obligations qui lui seront imposées.

Il prévoit donc de s’appuyer sur des personnalités médiatiques, notamment Mark Levin, de Fox News, ainsi que sur des responsables politiques pro-israéliens, pour faire passer son message à Donald Trump.

CNN a indiqué avoir contacté le cabinet du Premier ministre pour obtenir des commentaires sur cette information.

Le président iranien salue un accord « historique » avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre

Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux membres du gouvernement lors de leur visite au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, le défunt leader révolutionnaire iranien, à Téhéran, le 31 janvier 2026. (Crédit:  / Présidence iranienne / AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux membres du gouvernement lors de leur visite au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, le défunt leader révolutionnaire iranien, à Téhéran, le 31 janvier 2026. (Crédit: / Présidence iranienne / AFP)

Le président iranien Massoud Pezeshkian a vanté jeudi un accord « historique » avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au lendemain de la signature du document par Donald Trump et lui-même.

« Il s’agit d’un document historique et d’un message émanant d’un Iran puissant: la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré le dirigeant sur les réseaux sociaux.

Des dizaines de Gazaouis malades et blessés manifestent, réclamant le droit de partir se faire soigner à l’étranger

A Gaza, plusieurs dizaines de Palestiniens malades et blessés ont organisé une manifestation devant l’hôpital Nasser de Khan Younès, réclamant des soins médicaux adéquats – et notamment la possibilité de se rendre à l’étranger pour y être soignés, selon des vidéos qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux au sein de l’enclave.

De tels mouvements de protestation sont rares dans la bande . Certains manifestants ont formulé des critiques indirectes à l’encontre du Hamas.

« Je suis ici aujourd’hui au nom des blessés pour que nous puissions partir à l’étranger. Personne ne nous soigne — pas même le ministère de la Santé [dirigé par le Hamas] », a expliqué un protestataire, qui a subi une amputation de la jambe. « Ce sont tous des voleurs ».

Une autre femme a brandi une pancarte sur laquelle était écrit : « J’ai le droit de me rendre à l’étranger pour y recevoir des soins ».

Sud-Liban: Tsahal diffuse une nouvelle carte de son déploiement

Une carte diffusée par Tsahal montrant la ligne de défense avancée de l'armée dans le sud du Liban, le 18 juin 2026. (Crédit: Tsahal)
Une carte diffusée par Tsahal montrant la ligne de défense avancée de l'armée dans le sud du Liban, le 18 juin 2026. (Crédit: Tsahal)

Tsahal a diffusé une carte actualisée de sa zone de sécurité dans le sud du Liban, précisant qu’elle ne se retirera pas de ce territoire à ce stade.

S’étendant d’est en ouest, la ligne de déploiement qui est indiquée sur la carte s’enfonce jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur du sol libanais, à partir de la frontière.

« Les soldats de l’armée israélienne sont stationnés dans la zone d’opération désignée au Sud-Liban et ils continueront à éliminer les menaces et à renforcer la défense des habitants du nord d’Israël », a noté Tsahal dans un communiqué.

La carte révèle que les soldats israéliens se sont enfoncés plus profondément au Liban depuis l’annonce initiale de la « ligne de défense avancée », au mois d’avril dernier. Ils ont ont notamment atteint la périphérie de Nabatieh.

Le retrait éventuel de l’armée israélienne de certaines zones du sud du Liban fait toujours l’objet de discussions dans le cadre des négociations directes entre Israël et le Liban. Les deux équipes devraient se réunir à nouveau la semaine prochaine.

À ce stade, les militaires israéliens affirment qu’ils continueront à occuper le territoire, « conformément aux besoins opérationnels », avec pour objectif d’éliminer toute menace pesant sur les soldats et sur les communautés situées à la frontière nord d’Israël.

L’armée a aussi précisé qu’elle appelait l’armée libanaise à coordonner ses activités avec elle, la sommant de ne pas s’approcher de la zone de sécurité, alors que les opérations se poursuivent dans la région.

« Les États-Unis réimposeront le blocus si l’Iran ne respecte pas l’accord », dit Hegseth

De gauche à droite, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, le ministre grec de la Défense Nikolaos Dendias, le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, le ministre hongrois de la Défense Romulusz Ruszin-Szendi, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, la ministre islandaise de la Défense Katrin Gunnarsdottir, le secrétaire britannique à la Défense Dan Jarvis et le ministre italien de la Défense Guido Crosetto lors d’une photo de groupe des ministres de la Défense de l’OTAN au siège de l’OTAN à Bruxelles, en Belgique, le 18 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Virginia Mayo)
De gauche à droite, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, le ministre grec de la Défense Nikolaos Dendias, le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, le ministre hongrois de la Défense Romulusz Ruszin-Szendi, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, la ministre islandaise de la Défense Katrin Gunnarsdottir, le secrétaire britannique à la Défense Dan Jarvis et le ministre italien de la Défense Guido Crosetto lors d’une photo de groupe des ministres de la Défense de l’OTAN au siège de l’OTAN à Bruxelles, en Belgique, le 18 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Virginia Mayo)

WASHINGTON — Les États-Unis reprendront leurs actions militaires et réimposeront un blocus si l’Iran ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre de l’accord qui a été conclu avec les États-Unis, a déclaré le secrétaire à la Défense Pete Hegseth aux journalistes.

« Le président a souligné que nous serions prêts à reprendre les opérations si, dans le délai prévu par ces négociations, l’Iran ne tenait pas ses engagements », a indiqué Hegseth à Bruxelles après avoir rencontré les ministres de la Défense de l’OTAN.

« Si l’Iran ne se conforme pas à ses engagements, nous sommes tout à fait en mesure de réimposer un blocus sans faille », a-t-il ajouté.

L’Iran aurait remis en état 89 % des installations pétrochimiques mises hors service pendant la guerre

Une photo censée montrer une installation pétrochimique touchée par des frappes aériennes israéliennes dans le sud-ouest de l’Iran, le 8 juin 2026. (Capture d’écran)
Une photo censée montrer une installation pétrochimique touchée par des frappes aériennes israéliennes dans le sud-ouest de l’Iran, le 8 juin 2026. (Capture d’écran)

DUBAÏ, Émirats arabes unis — L’Iran a remis en service environ 89 % des unités pétrochimiques qui avaient été mises hors service pendant la guerre contre Israël et les États-Unis, a annoncé le directeur du plus grand groupe pétrochimique du pays, selon l’Agence de presse des étudiants iraniens.

Mohammad Shariatmadari, directeur général de la Persian Gulf Petrochemical Industries Company, a fait savoir que les installations perturbées avaient repris leur production après des « initiatives rapides de reconstruction », a-t-il dit – certaines unités fonctionnant au-delà de leur capacité nominale. D’autres n’avaient pas encore atteint leur pleine capacité de production, a-t-il ajouté.

L’Iran avait instauré, au mois d’avril dernier, une interdiction des exportations de produits pétrochimiques afin de garantir l’approvisionnement national, après que la production de son secteur pétrochimique a été perturbée par des frappes israéliennes visant des entreprises de services publics fournissant des matières premières aux usines pétrochimiques.

Trump dit que les critiques de son positionnement sur l’Iran « sont soit jaloux, soit de mauvaises personnes, soit stupides »

Le président américain Donald Trump fait un geste en quittant la scène à l'issue d'une conférence de presse organisée à la fin du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le 17 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Vadim Ghirda)
Le président américain Donald Trump fait un geste en quittant la scène à l'issue d'une conférence de presse organisée à la fin du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le 17 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Vadim Ghirda)

Le président américain Donald Trump a répondu aux critiques qui ont éreinté sa politique à l’égard de l’Iran, les qualifiant de « jaloux », « mauvaises personnes » ou « d’imbéciles » dans un message qui a été publié sur sa plateforme Truth Social.

« Ces imbéciles, qui pensent que je n’ai pas été assez ferme avec l’Iran, alors que la Bourse vient d’atteindre un NIVEAU RECORD et que les prix du pétrole sont en train de ‘s’effondrer’, sont soit jaloux, soit de mauvaises personnes, soit stupides. RENDONS À L’AMÉRIQUE SA GRANDEUR D’ANTAN !!! »

Israël mène des négociations « acharnées » avec les USsur le maintien des soldats au sud-Liban – proche de Netanyahu

Israël « mène des négociations acharnées » avec les États-Unis sur la question du maintien de son déploiement militaire dans le sud du Liban, a confié à Reuters un haut responsable israélien proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël n’a pas l’intention de céder, a ajouté l’officiel.

Accord USA/Iran: l’AIEA se dit prête à avancer sur les « mesures concrètes »

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s'exprime lors d'une interview à New York, le 22 septembre 2025, à Washington, DC. (Photo : Aron RANEN / AFP)
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s'exprime lors d'une interview à New York, le 22 septembre 2025, à Washington, DC. (Photo : Aron RANEN / AFP)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est dite jeudi prête à commencer à définir les « mesures concrètes » qui devront être prises, après la signature de l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis qui prévoit la dilution des stocks d’uranium iranien sous supervision de l’organisation.

« Maintenant, c’est à nous de nous asseoir avec nos collègues américains et iraniens, et de commencer à définir les mesures concrètes qui devront être prises » dans le cadre de négociations à venir sous 60 jours, a déclaré à la presse à Genève le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi.

La présence continue d’Israël au Liban rendrait caduc l’accord conclu avec les US – Iran

Des soldats israéliens traversent la frontière à bord d'un char depuis le sud du Liban vers le nord d'Israël, le 18 juin 2026. (Crédit: AP/Ariel Schalit)
Des soldats israéliens traversent la frontière à bord d'un char depuis le sud du Liban vers le nord d'Israël, le 18 juin 2026. (Crédit: AP/Ariel Schalit)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré, dans une interview accordée au journal libanais Al Akhbar, qui est proche du Hezbollah, que la présence continue d’Israël dans le sud du Liban entraînerait « l’annulation » du protocole d’accord qui a été signé avec les États-Unis.

Il a précisé que « la deuxième phase de nos négociations va débuter en vue de parvenir à un accord final, et cet accord final ne sera conclu que si le protocole d’accord est pleinement mis en œuvre, ce qui, à notre sens, implique la cessation totale des attaques et la fin de l’occupation ».

Les négociateurs américains et iraniens doivent se rencontrer vendredi dans la station thermale de Burgenstock, en Suisse, pour des négociations préliminaires.

« Il était inacceptable pour nous d’abandonner nos frères au Liban », a dit Baghaei dans l’entretien. « En ce qui concerne la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, comme vous le savez, nous avons l’intention de mettre un terme à la guerre et d’y mettre un terme définitif et durable. C’est la raison pour laquelle il nous est impossible de parler de fin de la guerre tant que certaines parties du territoire libanais restent sous l’occupation de l’entité sioniste. Tant que l’occupation se poursuivra, on pourra dire que la guerre est toujours en cours et qu’elle n’a pas pris fin dans les faits ».

Un mort et un blessé grave lors d’une frappe au drone israélienne au sud-Liban – médias

Les médias libanais ont fait état d’un mort et d’un blessé grave lors d’une frappe au drone israélienne qui a eu lieu dans la matinée dans le sud du Liban.

L’Agence nationale d’information du Liban a indiqué que le bombardement a touché une voiture aux abords de Kfar Tebnit, un village situé à proximité de Nabatieh, où l’armée israélienne mène des opérations depuis quelques jours.

Tsahal n’a fait aucun commentaire sur cette frappe.

Pékin « salue » la signature par l’Iran et les Etats-Unis d’un accord d’arrêt des hostilités

Pékin a dit jeudi saluer la signature par les présidents américain et iranien d’un protocole d’accord prévoyant la cessation immédiate de leurs hostilités, et a appelé les deux camps à des compromis dans la prochaine phase de leurs négociations.

La signature « revêt une signification positive pour apaiser les tensions et renforcer la dynamique du cessez-le-feu. La Chine salue cette évolution », a dit un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian. « La Chine espère qu’aussi bien les États-Unis que l’Iran aborderont la deuxième phase des négociations de manière rationnelle et pragmatique, et feront des concessions réciproques », a-t-il ajouté lors d’un point presse régulier à Pékin.

L’accord garantit la souveraineté du Liban ; les attaques israéliennes constituent une violation de ses clauses – Iran

Un drapeau israélien recouvre une partie d’un bâtiment endommagé dans le sud du Liban, vu depuis le nord d’Israël, le 18 juin 2026. (Crédit: AP/Ariel Schalit)
Un drapeau israélien recouvre une partie d’un bâtiment endommagé dans le sud du Liban, vu depuis le nord d’Israël, le 18 juin 2026. (Crédit: AP/Ariel Schalit)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a affirmé que le protocole d’accord qui a été signé avec les États-Unis garantissait le respect du territoire et de la souveraineté du Liban.

Baghaei a déclaré au journal libanais Al Akhbar, qui est proche du Hezbollah, que « la poursuite des attaques de l’entité sioniste contre le Liban constituerait une violation des engagements contenus dans le protocole d’accord ».

Il a accusé « l’entité sioniste de ne vouloir laisser aucune place à une voie diplomatique susceptible d’apaiser la situation dans notre région ».

« Il incombe à Washington de contraindre l’entité sioniste à respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord », a-t-il ajouté.

Baghaei a précisé auprès d’Al Akhbar que le protocole d’accord stipulait que les États-Unis et l’Iran « négocieront exclusivement sur le dossier nucléaire et sur la levée des sanctions ».

Ces pourparlers, apparemment limités, contrastent avec les principaux objectifs déclarés de la guerre qui avait été lancée par les États-Unis et Israël le 28 février – avec notamment la destruction du programme de missiles iranien, la création des conditions permettant au peuple iranien de renverser le régime, ainsi que la garantie que l’Iran ne se doterait pas d’armes nucléaires.

Les premières discussions entre les États-Unis et l’Iran devraient se tenir demain en Suisse

Des motos passent devant un panneau électronique représentant le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif (à gauche) aux côtés du chef de l'armée et maréchal Syed Asim Munir, installé au bord d'une route à Islamabad le 17 juin 2026 (Crédit: Aamir QURESHI / AFP)
Des motos passent devant un panneau électronique représentant le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif (à gauche) aux côtés du chef de l'armée et maréchal Syed Asim Munir, installé au bord d'une route à Islamabad le 17 juin 2026 (Crédit: Aamir QURESHI / AFP)

ZURICH, Suisse — Les premières négociations entre les États-Unis et l’Iran sont prévues demain à la station du Burgenstock, dans les montagnes suisses, à la suite de la signature hier d’un accord de cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, a indiqué le gouvernement suisse.

« En l’état actuel des choses, il est toujours prévu que les États-Unis et l’Iran, ainsi que les médiateurs que sont le Pakistan et le Qatar et d’autres pays concernés, se réunissent demain à Burgenstock pour des négociations préliminaires sur la mise en œuvre de l’accord ».

« Aucune autre information n’est actuellement disponible concernant le calendrier et les détails de cette réunion », a indiqué le ministère suisse des Affaires étrangères dans un communiqué.

Trump a exhorté Netanyahu à « cesser de faire sauter des bâtiments », l’hostilité grandissant – média

Le président américain Donald Trump (à droite) serrant la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe, à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)
Le président américain Donald Trump (à droite) serrant la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe, à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Le président américain Donald Trump a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à « cesser de faire sauter des bâtiments » lors d’un récent entretien téléphonique consacré au Liban, a rapporté le Wall Street Journal.

Selon cet article, les fréquents entretiens téléphoniques entre les deux dirigeants sont devenus désormais plus hostiles que ce n’était le cas auparavant.

Trump a fait part de sa frustration à ses conseillers, estimant que Netanyahu voulait « bombarder tout le monde », selon une personne ayant entendu ces propos. De son côté, un haut responsable de l’administration a affirmé que le président en avait assez des demandes incessantes d’intervention militaire de la part du Premier ministre.

« Bibi explique au président pourquoi il doit faire exploser quelque chose, pourquoi les services de renseignement israéliens savent comment s’y prendre et quand le faire, et le président l’écoute », a expliqué ce responsable. « Les conversations se déroulent généralement de la même manière ».

Lors d’un autre entretien téléphonique avec Netanyahu, Trump a exprimé sa crainte que les tensions économiques provoquées par la guerre contre l’Iran ne le rapprochent de l’ancien président américain Herbert Hoover et de ses échecs pendant la Grande Dépression des années 1930.

Trump s’est également montré de plus en plus critique envers Netanyahu en public, confirmant dans une interview au début du mois qu’il avait qualifié le dirigeant israélien de « putain de fou » lors d’un appel téléphonique. Puis, en début de semaine, il a déclaré à Axios qu’il avait fait savoir à Netanyahu qu’il n’avait « aucun putain de jugement » à la suite d’une frappe israélienne lancée contre le Hezbollah à Beyrouth, la capitale libanaise.

Ormuz sera « instantanément » rouvert et le blocus américain des ports iraniens levé « immédiatement »- Premier ministre pakistanais

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'adressant au Parlement lors d'une session consacrée aux amendements constitutionnels, sur une photo prise et diffusée par le Département de l'information de presse du Pakistan (PID) le 12 novembre 2025 (Crédit : Département de l'information de presse du Pakistan/AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'adressant au Parlement lors d'une session consacrée aux amendements constitutionnels, sur une photo prise et diffusée par le Département de l'information de presse du Pakistan (PID) le 12 novembre 2025 (Crédit : Département de l'information de presse du Pakistan/AFP)

La signature du protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient signifie que le détroit d’Ormuz sera rouvert « instantanément » et que le blocus américain des ports iraniens prendra fin « immédiatement », a affirmé jeudi le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.

Ce protocole « entrera en vigueur avec effet immédiat et, dans un premier temps, la République islamique d’Iran rouvrira sans délai le détroit d’Ormuz et les Etats-Unis d’Amérique lèveront immédiatement le blocus naval », a écrit M. Sharif sur X. Il a par ailleurs confirmé qu’une cérémonie aura lieu vendredi en Suisse « pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d’envoi des discussions techniques ».

L’Iran estime que la réunion prévue en Suisse pourrait ne pas avoir lieu, l’accord étant signé

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis prévus vendredi en Suisse n’étaient pas confirmés pour l’instant.

« La réunion de vendredi était confirmée il y a encore quelques heures, mais lorsqu’il a été décidé que les présidents des deux parties (l’Iran et les États-Unis) signeraient l’accord, il a été décidé de suspendre pour l’instant l’examen de cette réunion, a dit Baghaei.

L’Iran confirme avoir signé l’accord avec les Etats-Unis

L’Iran a confirmé jeudi avoir signé avec les Etats-Unis l’accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient, comme annoncé plus tôt par le président américain Donald Trump.

« Le texte du protocole d’accord d’Islamabad a été finalisé par la signature des présidents. Il est désormais temps de mettre à l’épreuve la mise en œuvre de cet accord », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, cité par l’agence Irna.

Il a ajouté que cette signature avait été faite électroniquement et qu’une cérémonie de signature « n’a pas vraiment sa place ».

Trump a signé l’accord avec l’Iran – responsable américain

Le président américain Donald Trump son arrivée au château de Versailles, avant un dîner organisé pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, à Versailles, au sud-ouest de Paris, le 17 juin 2026. (Crédit : Guillaume BAPTISTE / AFP)
Le président américain Donald Trump son arrivée au château de Versailles, avant un dîner organisé pour célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, à Versailles, au sud-ouest de Paris, le 17 juin 2026. (Crédit : Guillaume BAPTISTE / AFP)

Donald Trump a signé mercredi un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré un responsable américain à l’AFP, après qu’Axios a rapporté que la signature avait eu lieu lors d’un dîner avec Emmanuel Macron.

« Je peux confirmer la signature », a déclaré le responsable, interrogé sur l’information selon laquelle le président américain aurait personnellement signé un exemplaire de l’accord lors d’un dîner avec le président français, au château de Versailles, à l’issue du sommet du G7.

Ormuz: l’Iran réaffirme qu’il appliquera des frais de service, à l’issue de 60 jours

L’Iran a réitéré son intention de faire payer les navires franchissant le détroit d’Ormuz, après une période de 60 jours sans frais prévue par le protocole d’accord avec les Etats-Unis, le temps de négocier un texte définitif.

Le détroit « ne reviendra pas à la situation d’avant-guerre », a déclaré le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf dans une interview diffusée tard mercredi soir par la télévision d’Etat. « L’Iran a un droit de souveraineté sur Ormuz et, bien sûr, nous percevrons une redevance pour ces services », a-t-il ajouté.

Selon le texte du protocole d’accord dévoilé par les deux parties, la République islamique « prendra des dispositions, en déployant ses meilleurs efforts, pour assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement », dans la stratégique voie maritime, dont le verrouillage par Téhéran depuis le début de la guerre a fortement perturbé l’économie mondiale.

L’accord « acte l’échec des Etats-Unis », estime le négociateur en chef iranien

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Islamabad, au Pakistan, le 11 avril 2026. (Crédit : Bureau du Premier ministre pakistanais via AP)
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Islamabad, au Pakistan, le 11 avril 2026. (Crédit : Bureau du Premier ministre pakistanais via AP)

Le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé que l’accord censé être signé vendredi en Suisse après plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient sonnait comme une défaite pour Washington.

« Cet accord acte l’échec des Etats-Unis. Les gens en prendront connaissance et tireront leurs propres conclusions », a déclaré à la télévision d’Etat tard mercredi soir celui qui est aussi président du Parlement iranien, peu après la publication du texte par les deux parties.

M. Ghalibaf doit assister à la signature du protocole d’accord avec le vice-président américain JD Vance, lors d’une cérémonie prévue vendredi près de Lucerne.

L’Iran a demandé de ne pas divulguer le texte du protocole d’accord avant la signature de vendredi – Officiel US

Tentant d’expliquer pourquoi les États-Unis se sont abstenus de publier le texte du protocole d’accord alors qu’il aurait déjà été signé dimanche, un haut responsable américain, lors d’un point presse, a affirmé que Téhéran a demandé qu’il ne soit pas rendu public avant la cérémonie de signature prévue vendredi.

« Le principe que nous souhaitons appliquer à cet accord est l’absence d’accords parallèles et une transparence totale ; il est donc regrettable que nous n’ayons pas pu le diffuser immédiatement », a indiqué le responsable américain.

« Nous essayions de tenir compte de leur communication interne et de leur politique nationale, et nous cherchons à instaurer un climat de confiance avec eux ; c’est ce qu’ils nous ont demandé de faire », a-t-il ajouté.

La conférence téléphonique a débuté par la lecture du texte du protocole d’accord par un deuxième haut responsable américain, la Maison Blanche ayant apparemment décidé qu’elle ne souhaitait plus attendre pour le rendre public.

Un officiel US dément qu’il ait été refusé à Israël de consulter l’accord

Un haut responsable américain a démenti les informations qui ont été relayées par les médias israéliens, qui ont laissé entendre qu’Israël avait demandé à consulter le protocole d’accord qui a été signé cette semaine entre Washington et Téhéran, et que cela lui avait été refusé.

« Rien ne nous a été demandé. Nous leur avons toujours fait part de certains des grands axes de cet accord. Nous avons eu des consultations avec [les Israéliens] tout au long du processus », a dit un haut responsable américain lors d’un point presse.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu « ne nous a pas demandé de copie du protocole d’accord. Peut-être n’a-t-il pas vu le document final, mais il ne peut pas affirmer qu’il n’est pas au courant de ce qui se passe », a insisté le responsable américain.

« Ce que (Netanyahu) nous a dit, c’est que si nous parvenons à obtenir toutes ces concessions de la part de l’Iran comme nous l’envisageons, il estime que ce sera un accord historique », a-t-il poursuivi. « Il reste sceptique quant à notre capacité à y parvenir, mais nous le sommes également. C’est pour cela que nous allons passer à la prochaine phase de négociations et voir ce que nous serons en mesure d’accomplir ».

Les US veulent extraire autant de pétrole que possible du détroit d’Ormuz pour reconstituer les stocks mondiaux

Les États-Unis s’efforcent d’extraire autant de pétrole que possible du détroit d’Ormuz afin de reconstituer les stocks mondiaux au cas où le président Donald Trump déciderait de relancer la guerre contre l’Iran, a confié un haut responsable américain.

Ce responsable a affirmé que les États-Unis ne prenaient pas de risque particulier en acceptant, cette semaine, un protocole d’accord avec l’Iran. Il a fait remarquer que l’essentiel de l’allègement des sanctions qu’un tel accord était susceptible d’apporter ne sera accordé que si Téhéran fait des concessions lors des négociations sur le nucléaire qui se tiendront au cours des deux prochains mois.

« En attendant… nous nous efforçons d’acheminer autant de pétrole que possible depuis cette région afin de permettre à chacun de reconstituer les stocks mondiaux et d’aider tout le monde à se préparer au cas où l’Iran ferait preuve d’un comportement inacceptable, où une nouvelle série de mesures s’imposerait », a commenté ce haut responsable américain lors d’un point presse.

L’officiel a précisé que les négociateurs des deux parties se rencontreront ce week-end en Suisse, où le protocole d’accord doit être officiellement signé vendredi. Cette rencontre « sera tout à fait cruciale pour déterminer comment passer à la phase suivante ».

Le responsable a noté que la réunion se tiendra dans un hôtel suisse appartenant à des Qataris, qui partagent un gisement de gaz avec l’Iran.

« Ce sera une très bonne illustration qui permettra de montrer qu’avec l’argent provenant de ce gisement de gaz, [on] peut soit acheter de superbes biens immobiliers qui génèrent des flux de trésorerie et des rendements à réinvestir au profit de la population… soit financer le terrorisme, ce qui a essentiellement conduit à des destructions, à des dévastations qui ont considérablement aggravé leur situation », a indiqué ce haut responsable américain.

Le responsable américain a insisté sur le fait que les États-Unis se trouvaient dans une meilleure position pour négocier dans le sillage de la guerre, tandis que l’Iran s’est sorti considérablement affaibli du conflit.

« Si nous estimons qu’ils ne font que nous mener en bateau et nous raconter des sornettes, alors nous n’hésiterons pas un instant à mettre fin à tout cela et à recommencer à leur serrer la vis de manière très, très agressive », a-t-il assuré.

Le responsable américain a précisé que des relations personnelles et des lignes de contact directes ont été établies entre les hauts responsables de l’administration Trump et leurs homologues en Iran – notamment avec des dirigeants du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des personnalités religieuses- « qui ont ouvert des canaux de communication en exprimant le désir d’agir différemment de ce qu’ils ont fait auparavant ».

Alors que des responsables américains avaient déjà évoqué des pourparlers directs avec le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, c’est apparemment la première fois qu’un proche de Trump affirme être en contact avec des responsables du CGRI ou des dignitaires religieux en Iran.

Invité à clarifier la déclaration qui avait été faite, dans la journée, par le président américain Donald Trump – il avait dit que le protocole d’accord n’est pas définitif – le haut responsable américain souligné qu’il l’était, tout en laissant entendre que Trump faisait peut-être référence à l’accord nucléaire ultérieur qui doit encore être négocié.

Officiel US: Les sanctions sur les exportations de pétrole iranien vont être levées, puisque l’Iran vendait quand même son pétrole

Barils de pétrole. (Crédit : CC-BY-SA, par Trevor MacInnis, Wikimedia Commons)
Barils de pétrole. (Crédit : CC-BY-SA, par Trevor MacInnis, Wikimedia Commons)

Un responsable américain a expliqué la décision prise par les États-Unis d’accorder une dérogation aux sanctions visant les exportations de pétrole iranien.

Lors d’un point presse, le responsable a affirmé que l’Iran était de toute façon toujours en mesure de vendre son pétrole et qu’il » accordait à la Chine une remise considérable… même si nous avions maintenu ne serait-ce qu’une seule autre sanction ».

L’administration « a reconnu qu’il était absurde de sanctionner le pétrole iranien d’une manière qui permette tout de même à l’Iran de vendre ce pétrole », a-t-il déclaré.

Les États-Unis avaient auparavant insisté sur le fait que l’Iran ne bénéficierait d’aucun allègement des sanctions à moins que Téhéran ne fasse des concessions lors des négociations sur le nucléaire qui vont s’ouvrir dans le sillage de ce protocole d’accord.

Mais en passant en revue le texte du protocole d’accord lors de la conférence téléphonique, ce haut responsable américain a révélé que la dérogation aux sanctions figurait, en réalité, dans le texte lui-même. Il a précisé etqu’elle sera appliquée « immédiatement ».

Un deuxième haut responsable américain qui s’est exprimélors de cette conférence téléphonique a fait valoir que la guerre a causé des centaines de milliards de dollars de dommages à l’Iran, tandis que les allègements qui résulteront des dérogations aux sanctions ne se chiffreront qu’en « quelques milliards de dollars ».

« Ce n’est pas si significatif dans l’ensemble. Ils ont de toute façon pu (exporter du pétrole) en ouvrant le détroit ; nous avons donc estimé qu’il s’agissait en réalité d’une concession équitable à leur accorder, d’autant plus que cela contribue également à faire baisser les cours mondiaux du pétrole », a-t-il ajouté.

Officiel US: mardi, première journée depuis le début de la guerre que l’Iran n’a pas tiré sur des navires dans le détroit d’Ormuz

Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)
Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)

Un haut responsable américain, qui s’est exprimé auprès des journalistes au sujet de l’accord avec l’Iran, a affirmé que pour la première fois depuis le début du conflit, l’Iran n’a tiré sur aucun navire dans le détroit d’Ormuz dans la journée de mardi.

C’est la première fois qu’un responsable américain révèle que l’Iran tirait quotidiennement sur des navires depuis plus de trois mois.

« Avant même la cérémonie officielle de signature prévue vendredi, nous constatons que l’Iran cesse effectivement ses efforts visant à interrompre le trafic dans le détroit d’Ormuz », a fait remarquer le responsable, attribuant à ce changement la baisse des cours du pétrole observée au cours des dernières vingt-quatre heures.

Tsahal a détruit un lance-roquettes utilisé par le Hezbollah pour tirer sur les soldats

L’armée israélienne a annoncé avoir frappé et détruit le lance-roquettes qui avait été utilisé par le Hezbollah pour tire une salve de roquettes en direction des soldats israéliens déployés au sud-Liban, dans la journée.

Tsahal a précisé que le lance-roquettes était prêt à lancer une nouvelle attaque et que, après la frappe, des roquettes ont été tirées. Elles sont retombées dans des champs.

Aucun soldat israélien n’a été blessé lors de cet incident.

Un responsable US fustige la presse israélienne et iranienne qui a « déformé ou mal compris » l’accord

Un haut responsable américain, lors d’un point presse qui a été consacré à l’accord avec l’Iran, a fustigé « la presse iranienne et israélienne qui a déformé ou mal compris » le protocole d’accord qui a été signé cette semaine par les États-Unis et l’Iran.

« Il s’agit à la base d’un accord qui nous permet de rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz, qui engage les Iraniens à détruire leurs installations nucléaires, et qui nous offre ensuite une marge de manœuvre : si les Iraniens redoublent de bons comportements, nous répondrons en augmentant progressivement l’assouplissement des sanctions et les aides économiques susceptibles de faire de l’Iran un pays plus prospère », a commenté ce haut responsable américain lors de la conférence de presse.

« Cela ne nous engage littéralement à rien, mais si les Iraniens font preuve d’un comportement exemplaire, nous voulons alors récompenser ce bon comportement et transformer leurs relations avec le Moyen-Orient et avec le monde », a ajouté le responsable américain.

Tsahal a tiré un missile intercepteur sur un drone du Hezbollah au-dessus des soldats au sud-Liban

Un missile intercepteur a été tiré en direction d’un drone du Hezbollah présumé qui a été repéré au-dessus d’une zone où des soldats menaient des opérations au sud-Liban, a indiqué l’armée.

Tsahal a précisé que « l’incident est terminé » et qu’il n’y a pas eu de blessés.

Deux terroristes du 7-Octobre ont été tués à Gaza

Deux terroristes du Hamas qui avaient pris d’assaut Israël lors de l’attaque sanglante du 7 octobre ont été tués hier lors d’une frappe aérienne dans le centre de la bande de Gaza, a annoncé l’armée israélienne.

Le bombardement a éliminé Ahmed Abu Hein, commandant d’une cellule de tireurs d’élite, et Mahmoud Walid Jabr Abu Hein, un autre membre de l’aile militaire du groupe terroriste. Tous deux avaient envahi Israël lors du pogrom et ils avaient pris part au massacre commis par le Hamas, a noté Tsahal.

Récemment, les deux hommes avaient « œuvré à la reconstruction de l’organisation terroriste du Hamas, en violation de l’accord de cessez-le-feu, et à la mise en œuvre de plans d’attaques terroristes contre les troupes de l’armée israélienne et l’État d’Israël », a indiqué l’armée israélienne, qui a ajouté qu’ils représentaient « une menace immédiate » et qu’ils avaient été tués lors d’une frappe de précision.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.