Macron « corriger[a] le vote de l’Unesco » sur Jérusalem s’il est élu
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Macron « corriger[a] le vote de l’Unesco » sur Jérusalem s’il est élu

Invité des Amis du Crif, le candidat d'En Marche a évoqué l'Europe, l'Otan mais aussi le conflit israélo-palestinien et la question des implantations

Emnanuel Macron et Francis Kalifat lors de la soirée débat au  Grand Hotel Intercontinental de Paris, en mars 2017. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)
Emnanuel Macron et Francis Kalifat lors de la soirée débat au Grand Hotel Intercontinental de Paris, en mars 2017. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

Après François Fillon, Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche était l’invité, le 22 mars, de la soirée-débat organisée par les Amis du Crif, dans un grand hôtel parisien.

Interrogé par la journaliste Audrey Pulvar et François Clémenceau, rédacteur en chef du Journal du dimanche, Emmanuel Macron a commencé par évoquer les attentats ayant touché Londres quelques heures auparavant, avant d’évoquer son projet européen.

« Il faut articuler un véritable projet » pour « une Europe renforcée » avec plus de « collaboration » et de « contrôle aux frontières » a affirmé celui qui se considère comme le « seul candidat de la campagne qui défende l’idée européenne ».

Macron a aussi défini son positionnement hors-parti comme étant « social-démocrate », arguant du fait que « les gens ne se reconnaissent plus dans les schémas actuels ».

Abordant les sujets proches des centres d’intérêts de la communauté juive, l’ancien ministre de l’Economie a évoqué le conflit israélo-palestinien, le problème des implantations, et la récente résolution de l’Unesco sur Jérusalem.

Il a également réaffirmé sa position déjà connue sur le boycott dont il « condamnera toujours les actions ».

« Ma position sur le conflit israélo-palestinien est de participer à la sécurité de l’Etat d’Israël et de ne rien transiger sur ce point, et de rester fidèle à la solution à deux Etats. Je pense qu’il faut continuer le travail démocratique » a expliqué le candidat d’En Marche qui s’en « remet au droit international pour la question des implantations ».

« Pour revenir sur le vote de l’Unesco, je pense que c’est une grave faute historique, » a réaffirmé Emmanuel Macron.

Cette résolution, votée en octobre 2016, condamnée par Irina Bokova elle-même, la directrice de l’ONU alors en exercice, nie tous liens entre Israël et le mont du Temple, ainsi qu’avec la Vieille Ville.

« Si je suis président je voterai pour que ce soit corrigé, » a ensuite déclaré Macron, sans que l’on sache s’il sera à l’initiative d’une contre-résolution, ou qu’il votera simplement contre en cas de nouvelle résolution de nature similaire.

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