Malgré le coût de la vie très élevé, les Israéliens consomment plus de bœuf et de veau
Selon le ministère de l'Agriculture, la consommation annuelle de viande bovine par habitant, de 20,2 kg l'an dernier, a augmenté de 7 % par rapport à l'année d'avant ; les achats devraient bondir à l'approche de Yom HaAtsmaout
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Selon le ministère de l’Agriculture qui a publié ces chiffres dimanche, les Israéliens ont acheté l’année dernière 7 % de bœuf et de veau de plus que l’année précédente, malgré la hausse constante du coût de la vie, avec une consommation moyenne de 20,2 kg par habitant.
À titre de comparaison, la consommation par habitant dans les pays de l’OCDE s’élevait en moyenne à 13,4 kg. Certains pays de l’OCDE ont enregistré des chiffres plus élevés, avec 23,2 kg aux États-Unis et 21,9 kg en Australie.
Au total, la consommation israélienne de bœuf s’est élevée à quelque 201 000 tonnes en 2025. La moitié de cette quantité était constituée de viande fraîche ou réfrigérée.
Cette semaine, à l’approche du 78e anniversaire de l’indépendance du pays, qui sera célébré mercredi avec Yom HaAtsmaout, les achats de produits bovins devraient augmenter de 46 % par rapport à une semaine ordinaire. Les ventes de viandes spéciales destinées au barbecue devraient quant à elles être multipliées par plus de trois.
Environ 30 % du bœuf et du veau frais proviennent d’animaux abattus localement (16 % de veaux transportés vivants depuis l’étranger, puis engraissés et abattus en Israël, et 14 % de bovins laitiers et élevés dans les pâturages locaux). Un autre 20 % est importé sous forme réfrigérée, et 50 % sous forme congelée, après abattage à l’étranger.
Selon les données de StorNext reprises par le ministère, le prix moyen au détail d’un kilogramme de bœuf congelé atteignait l’an dernier 52,5 shekels. Le coût moyen d’une découpe provenant de l’avant de l’animal s’élevait à 86,9 shekels par kilogramme.
Dans un communiqué, le ministère a déclaré qu’il travaillait, avec le ministère de la Santé et l’Autorité de régulation rattachée au cabinet du Premier ministre, à une réforme du marché de la viande hachée qui devrait permettre de réduire les prix à la consommation de près de 15 %. Dans le cadre de cette réforme, une plus grande quantité de viande fraîche sera hachée dans des usines soumises à des contrôles de qualité rigoureux, afin de limiter le hachage effectué dans les points de vente. D’après le ministère, cette mesure permettra d’accroître l’offre au détail, de réduire les coûts d’exploitation, et de diminuer le gaspillage alimentaire.
Le ministère a également invité les consommateurs à n’acheter que dans des magasins agréés, et uniquement des produits conditionnés dans des emballages scellés, portant les dates de fabrication et de péremption. Il a mis en garde les consommateurs contre les commerces qui vendent de la viande surgelée décongelée et présentée comme fraîche, ou qui vantent les mérites de la « viande affinée ».
« En pratique, tous les types de viande doivent subir un processus de maturation, sauf la viande hachée ou les morceaux particulièrement gras, faute de quoi la viande ne serait pas comestible ; la ‘viande affinée’ ne justifie donc pas une augmentation du prix », a-t-il déclaré.
La viande de bœuf fraîche est rouge, mais elle ne doit pas être brillante, a-t-il poursuivi. La brillance est souvent le signe de la présence d’additifs chimiques, contrairement à une bonne pièce de viande, qui présente un aspect marbré. Le ministère a en outre préconisé d’acheter la viande dans la dernière partie de ses courses, afin de pouvoir la mettre au réfrigérateur le plus rapidement possible.
La température du réfrigérateur doit être inférieure à 4 °C, a-t-il poursuivi, et celle du congélateur à -18 °C. La viande, cuite ou crue, ne doit pas être laissée hors du réfrigérateur pendant plus de deux heures, a-t-il précisé.
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