Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré que les États-Unis cherchaient à mettre en place un processus garantissant que tout actif iranien débloqué soit utilisé au « bénéfice » du peuple iranien, et non pour financer le terrorisme, en orientant ces fonds vers l’achat de produits américains.
Lors de sa conférence de presse, Vance a indiqué que Jared Kushner, principal conseiller du président américain Donald Trump, avait travaillé avec le Qatar sur une proposition selon laquelle, « si des avoirs iraniens gelés venaient à être débloqués », les États-Unis et le Qatar auraient tous deux leur mot à dire sur le processus et l’argent serait utilisé pour acheter « du soja, du maïs et du blé américains au profit du peuple iranien ».
Il a également indiqué que cette initiative serait mutuellement bénéfique pour Washington et Téhéran, car « si les avoirs iraniens venaient à être débloqués, ils serviraient à enrichir les agriculteurs américains et à nourrir le peuple iranien ».
« C’est un très bon accord, très typique de Trump, excellent pour notre peuple, excellent pour le peuple iranien, et qui contribuera fondamentalement à cette architecture de sécurité régionale que nous avons mise en place et pour la pérennité de laquelle nous allons travailler très dur », a-t-il ajouté, réfutant ainsi les inquiétudes de l’opinion publique concernant le déblocage des avoirs iraniens, inquiétudes qu’il attribue à des « informations erronées » sur le sujet.
Vance a précisé que Washington était resté en « contact permanent » avec Jérusalem et d’autres partenaires du Moyen-Orient tout au long des négociations entre les États-Unis et l’Iran, rejetant l’idée selon laquelle les États-Unis « imposeraient » un accord avec Téhéran à la région.
« Nous étions en contact permanent avec les Israéliens hier, mais aussi, bien sûr, avec les Saoudiens, les Émiratis et d’autres acteurs de la région. Nous avons également discuté avec les Libanais hier », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous nous efforçons constamment de tenir nos amis de la région informés de l’évolution de la situation. Il ne s’agit pas d’un accord que les États-Unis imposent à la région. Il s’agit d’un accord que la région a désespérément demandé aux États-Unis de mettre en place. »
Vance faisait vraisemblablement référence aux partenaires du Golfe qui, après des semaines de bombardements iraniens et de crise énergétique provoquée par le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, ont cherché à apaiser les tensions, tandis que les responsables israéliens ont exprimé de vives inquiétudes quant à l’idée de faire des concessions à Téhéran.
Vance a expliqué que Trump cherche à « jeter les bases, pour voir si nous pouvons parvenir à une paix permanente ».
« Si nous n’y parvenons pas, le président des États-Unis dispose encore de nombreuses options pour atteindre les objectifs de sécurité de l’Amérique. Mais il nous a clairement engagés sur cette voie pour l’instant, et nous allons continuer à travailler pour voir ce que nous pouvons accomplir. »