Selon Trump, moins de 20 otages sont encore en vie ; les familles exigent des informations
"Les 20 ne sont probablement plus 20, en réalité", selon le président américain ; l'envoyé spécial israélien pour les otages assure qu'il n'y a "aucun changement" dans les chiffres
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Le président américain Donald Trump a indiqué vendredi lors d’une conférence de presse dans le Bureau ovale que moins de vingt otages détenus par les groupes terroristes à Gaza étaient encore en vie, suscitant le désespoir des familles des captifs et un démenti de la part du responsable israélien chargé des otages.
S’adressant aux journalistes à la Maison Blanche, Trump s’est attribué le mérite de la libération des otages lors du dernier accord de cessez-le-feu instauré entre janvier et mars, a dénoncé le « chantage » du groupe terroriste palestinien du Hamas et a évoqué les efforts déployés pour ramener les derniers otages.
« Ils en ont donc vingt maintenant, mais en réalité, ils ne sont probablement pas vingt, car deux d’entre eux ne sont plus en vie », a-t-il déclaré.
Le président n’a pas donné plus de détails sur son affirmation selon laquelle moins de vingt otages seraient encore en vie, et a insisté sur le fait que « nous faisons tout notre possible pour libérer les otages, ce n’est pas facile ».
« Cette situation doit prendre fin, c’est du chantage et cela doit cesser », a-t-il ajouté, faisant référence aux négociations avec le Hamas concernant les otages, avant d’affirmer qu’il serait « plus sûr, à bien des égards », de libérer les otages par la force plutôt que par un accord avec le groupe terroriste palestinien.
Trump a également été interrogé sur les raisons pour lesquelles les États-Unis semblent soutenir la décision d’Israël de prendre le contrôle de Gaza-City alors que des familles d’otages y sont opposées et craignent que cela ne condamne encore davantage leurs proches.
'I'm the one who got all the hostages out, if it wasn't for me, they wouldn't be out'
Speaking in the Oval Office, Donald Trump talks to the media about the remaining hostages in Gaza, saying 'the situation has to end'https://t.co/JomsP48R8k pic.twitter.com/HMltLaBnJQ
— Sky News (@SkyNews) August 22, 2025
« Pas toutes », a répondu Trump, faisant référence à une minorité de proches d’otages qui soutiennent l’opération élargie à Gaza.
« Vous devez comprendre que c’est moi qui ai fait libérer tous les otages », a-t-il déclaré, s’attribuant le mérite de la libération de « centaines » d’otages, alors que moins de 150 personnes étaient encore retenues captives à Gaza lorsqu’il avait pris ses fonctions, le 20 janvier.
Suite à ces déclarations, le Forum des familles des otages et disparus a publié un communiqué : « Monsieur le Président, il y a 50 otages. Pour nous, chacun d’entre eux est un monde à part entière. »
« Si [le ministre des Affaires stratégiques Ron] Dermer, qui ne parle qu’aux Américains et ne prend pas la peine de parler ou de rencontrer les familles des otages, sait quelque chose de différent, il aurait dû en informer les familles en premier lieu », ont déclaré les familles.
Gal Hirsch, responsable du dossier des otages au sein du gouvernement, a publié un communiqué à la suite de ces déclarations : « D’après les informations dont nous disposons, le nombre d’otages vivants n’a pas changé. »
« Vingt otages sont en vie, deux autres sont en danger de mort et 28 sont décédés », a écrit Hirsch aux familles.
Israël affirme depuis longtemps que des groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne. Vingt personnes seraient encore en vie et deux autres seraient dans un état critique, selon des responsables israéliens. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Trump a fait cette déclaration alors qu’Israël se prépare à lancer une opération de grande envergure pour prendre le contrôle de Gaza-City et que la communauté internationale multiplie les efforts pour ramener les parties à la table des négociations afin d’empêcher cette opération.
Selon la chaîne N12, Israël devrait lancer sa nouvelle opération militaire contre Gaza-City à la mi-septembre, soit environ deux semaines après la mobilisation des réservistes appelés à reprendre du service le 2 septembre.
La chaîne a également indiqué qu’environ un million de Gazaouis actuellement présents à Gaza-City seraient appelés à évacuer dès dimanche.
Selon N12, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les instances politiques poussent à accélérer le lancement de l’opération, tandis que l’armée souhaite d’abord prendre des mesures pour assurer la sécurité des otages et des soldats, évacuer les habitants de Gaza-City et garantir la légitimité internationale de l’opération.
La chaîne a cité des responsables israéliens qui ont déclaré qu’il était urgent de faire sortir les otages le plus rapidement possible, car leur état de santé est critique. Des sources citées par N12 ont ajouté qu’il n’existait actuellement aucun désaccord substantiel entre Israël et le Hamas concernant un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, mais que « tout dépendait de Netanyahu ».
« Il n’y a pas de solution miracle », auraient déclaré ces sources.
« Si [nous] voulons ramener les otages, [nous] pouvons le faire dès maintenant. »
Le groupe terroriste a récemment déclaré qu’il acceptait un accord de cessez-le-feu et de libération des otages en deux phases, accord auquel Israël avait déjà donné son aval. De son côté, Netanyahu a promis de poursuivre l’opération à Gaza-City et de ne négocier qu’un accord prévoyant la libération de tous les otages. Selon une source citée par la chaîne N12, un accord partiel n’a jamais été envisagé et Israël n’a cherché qu’un accord global en deux phases.
Malgré l’impasse manifeste des pourparlers de cessez-le-feu, Israël devrait envoyer des négociateurs pour reprendre les discussions dans les prochains jours, a rapporté N12, ajoutant que les négociations avaient déjà commencé pour fixer la date et le lieu de ces pourparlers, qui sont au point mort depuis qu’Israël et les États-Unis ont rappelé leurs négociateurs de Doha le mois dernier.
N12 a ajouté que le lieu où se tiendront les nouvelles négociations n’est pas encore connu, mais qu’elles débuteront dans un endroit autre que Doha ou au Caire, où elles se sont déroulées jusqu’à présent.
Israël estime que l’opération qui se prépare à Gaza-City exerce une forte pression sur le Hamas, ce qui pourrait l’amener à se montrer plus flexible lors des pourparlers.
Selon la chaîne, Netanyahu cherche à insister sur ce point en renommant l’Opération « Poing de fer », plutôt que « Chars de Gédéon B », nom utilisé jusqu’à présent, dans la continuité de l’Opération « Chars de Gédéon », lancée en mai.
Des sources présentes lors des consultations de Netanyahu affirment qu’il utilise le nom « Poing de fer » depuis quelques jours, selon N12.
Israël, qui a mobilisé des dizaines de milliers de réservistes, poursuit son plan visant à s’emparer du plus grand centre urbain de Gaza, malgré les critiques internationales concernant une opération qui pourrait provoquer le déplacement de nombreux Gazaouis supplémentaires, et malgré les inquiétudes des hauts responsables de la sécurité, qui craignent que cela ne mette les otages davantage en danger.
Plus de 62 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 22 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.
Tsahal affirme prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 460 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.
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