Les États-Unis vont de nouveau attaquer l’Iran aujourd’hui, a déclaré le président américain Donald Trump. Les frappes menées hier soir contre le régime, a-t-il précisé, n’étaient que le début des représailles de Washington contre la République islamique suite à la destruction d’un hélicoptère militaire américain près du détroit d’Ormuz.
« On va les attaquer, les attaquer très durement », a annoncé Trump depuis le Bureau ovale en réponse à une question sur son message publié plus tôt dans la journée sur Truth Social, dans lequel il affirmait que l’Iran devrait « payer le prix » d’avoir trop tardé à conclure un accord.
« Nous les avons frappés fort hier, et nous les frappons encore fort aujourd’hui – pour ceux qui ne l’auraient pas vu parce qu’ils n’allument pas leur télévision », a lancé Trump aux journalistes.
Le Commandement central américain a fait savoir, hier en fin de soirée, qu’il avait pris pour cible des installations militaires iraniennes en représailles à la destruction de l’hélicoptère. Aujourd’hui, l’Iran a riposté en visant plusieurs bases militaires américaines dans toute la région.
Trump a réaffirmé que Washington et Téhéran sont proches d’un accord qui empêchera l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, avant d’ajouter que la République islamique tardait à parapher le document. Le 24 mai, le président américain avait déjà déclaré que l’accord était en grande partie négocié et, depuis plusieurs semaines, qu’il était sur le point d’être signé.
Le président américain ayant désormais indiqué que les États-Unis donnaient la priorité à des représailles contre l’Iran, la signature ne semble plus imminente.
« Ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous », a estimé Trump, ajoutant que les représailles auraient été bien plus sévères si les pilotes de l’hélicoptère abattu avaient été blessés par le drone iranien, qu’il a comparé à « une bombe logée dans l’hélicoptère mais qui n’a pas explosé ».
Lorsqu’on lui a demandé s’il envisageait à nouveau d’attaquer des sites énergétiques iraniens, Trump a refusé de donner une réponse définitive, se contentant de dire qu’il pourrait « les anéantir » s’il le voulait.
Il a souligné que l’accord avec l’Iran avait été « entièrement négocié », mais que Téhéran tardait à le signer, conscient de l’importance des concessions qu’il impliquerait.
Les États-Unis, a-t-il poursuivi, ont réussi à assurer le passage de navires dans le détroit d’Ormuz, notamment 22 dans la soirée d’hier, faute de système radar en Iran.