Trump : La guerre à Gaza n’est pas un « génocide » ; « d’horribles choses ont eu lieu » le 7 octobre
Le président, qui dit "vouloir et payer" pour que les Gazaouis soient nourris, a salué la visite à Gaza pour aider à élaborer un nouveau plan d'aide humanitaire de Steve Witkoff
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Le président américain Donald Trump a rejeté dimanche la qualification de « génocide » donnée à la campagne menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza, soulignant que la guerre avait commencé lorsque le groupe terroriste palestinien avait attaqué Israël le 7 octobre 2023.
Interrogé sur l’accusation de « génocide », Trump a répondu : « Je ne pense pas que ce soit le cas. Ils sont en guerre. »
Israël rejette fermement les allégations de crimes de guerre, affirmant ne pas viser les civils et soulignant les efforts déployés pour évacuer les populations civiles des zones dangereuses et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire depuis le début de cette campagne, il y a vingt-deux mois. Des groupes internationaux accusent Israël de ne pas laisser entrer suffisamment d’aide pour prévenir la famine et de se moquer du sort des victimes civiles.
« Des choses horribles se sont produites le 7 octobre », a déclaré Trump alors qu’il s’apprêtait à monter à bord de l’Air Force One à Allentown, en Pennsylvanie.
« C’était horrible, vraiment horrible. C’est l’une des pires choses que j’aie jamais vues. »
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Interrogé sur la situation générale à Gaza, Trump a réaffirmé que les États-Unis s’efforçaient de nourrir les Gazaouis.
« Nous voulons que les gens soient nourris. Nous sommes le seul pays à vraiment le faire. Nous investissons de l’argent pour nourrir la population. Et Steve Witkoff fait un excellent travail. »
Trump a ajouté que Washington « apportait une aide considérable, essentiellement pour acheter de la nourriture afin que les gens puissent se nourrir ».
« Nous ne voulons pas que les gens souffrent de la faim, nous ne voulons pas que les gens meurent de faim. Et il se passe des choses graves », a-t-il poursuivi sans fournir plus de détails.
Ces dernières semaines, plusieurs pays se sont mobilisés pour acheminer une aide alimentaire d’urgence à Gaza, alors que des informations font état d’une famine généralisée mettant en péril la population.
Israël réfute les informations faisant état d’une famine dans la bande de Gaza. Il accuse le groupe terroriste palestinien du Hamas d’entraver et de détourner l’aide humanitaire.
Le mois dernier, face à la condamnation internationale, Israël s’est engagé à augmenter le flux d’aide, à instaurer des « pauses humanitaires » quotidiennes d’une durée de dix heures dans les combats dans trois centres urbains de Gaza et à faciliter les largages aériens internationaux de vivres.
Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, et l’ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee se sont rendus vendredi à Gaza, alors que l’inquiétude et les critiques internationales grandissent concernant le système actuel de distribution de l’aide humanitaire soutenu par les États-Unis et Israël.
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