Tsahal : Un char à Gaza touché par une bombe, une grave violation du cessez-le-feu ; pas de soldats blessés
Les soldats ont tué 2 terroristes ayant franchi la Ligne jaune pour saboter des armes ; Khalil al-Hayya devrait se rendre au Caire alors que Washington s'efforce de faire avancer le plan de désarmement
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Un char de l’armée israélienne a été frappé par un engin explosif du groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré samedi Tsahal, dénonçant cette attaque comme une violation du cessez-le-feu dans l’enclave.
L’armée a précisé que l’attaque s’était produite lors d’opérations menées par la brigade Givati, près de la « Ligne jaune », qui sépare la partie de Gaza contrôlée par Israël de celle contrôlée par le Hamas, et qu’elle n’avait fait aucun blessé.
Lors d’un autre incident, des soldats de la brigade des parachutistes ont repéré deux terroristes qui avaient franchi la Ligne jaune « dans le but de saboter des armes appartenant aux troupes de Tsahal », a déclaré l’armée.
Tsahal a indiqué que les deux individus s’étaient approchés des troupes « d’une manière qui constituait une menace », et que les soldats avaient ouvert le feu et éliminé les terroristes.
L’armée a déclaré que ces deux incidents constituaient une « violation du cessez-le-feu » et qu’elle les considérait comme « graves », laissant entendre qu’elle avait l’intention de riposter.
Dans le cadre des efforts visant à faire avancer un plan soutenu par les États-Unis pour désarmer le Hamas dans la bande de Gaza, Israël a discrètement suspendu ses frappes aériennes à Gaza pendant une semaine avant de les reprendre mercredi.
Jeudi, les frappes se sont multipliées : Israël aurait éliminé un commandant de compagnie du Hamas lors d’une frappe sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ainsi qu’un haut responsable de la police du Hamas lors d’une frappe sur Gaza-City.
Le chef du Hamas doit se rendre au Caire pour rencontrer le chef des services secrets égyptiens
Le dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, devait se rendre au Caire samedi soir pour s’entretenir avec des responsables égyptiens, a indiqué une source du groupe terroriste à l’AFP, en amont d’une visite dans la région de Jared Kushner, l’émissaire du président américain Donald Trump.
Hayya, qui se rendra en Égypte pour la première fois depuis qu’il a pris la tête du Hamas fin juillet, doit rencontrer le chef des services de renseignement égyptiens, Hassan Rashad, dimanche matin, a précisé la source.
Kushner se rendra en Israël et en Égypte la semaine prochaine dans l’espoir de combler les divergences concernant le plan pour Gaza, qui a été rejeté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et sera accompagné de Nickolay Mladenov, le haut représentant pour Gaza du Conseil de Paix de Trump, chargé de mettre en œuvre l’accord.
Ce déplacement intervient après que Netanyahu a publiquement rejeté le plan en quinze points annoncé par Mladenov. Le groupe terroriste a évité d’employer le terme « désarmement », affirmant à la place qu’il acceptait de remettre ses armes pour qu’elles soient stockées sous l’égide du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG).
Un responsable du Conseil de Paix a déclaré que Kushner et Mladenov espéraient mener des « discussions constructives » sur l’avancement du plan de paix global de Trump, lancé en octobre 2025 par la proclamation d’un cessez-le-feu, qui a réduit, sans toutefois y mettre fin, les frappes israéliennes sur Gaza.
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Selon une première version publiée par le Conseil de paix, la dernière partie du plan pour Gaza lancerait un retrait israélien progressif d’une grande partie de la bande de Gaza.
Mladenov est ensuite revenu sur ses propos, déclarant qu’Israël n’aurait pas besoin de retirer ses troupes tant que le Hamas n’aurait pas été entièrement désarmé.
Netanyahu s’était engagé à ne procéder à aucun retrait et avait exprimé son scepticisme quant à la volonté du Hamas de se désarmer, affirmant que celui-ci devait détruire ses armes de manière vérifiable.
Le Hamas a insisté sur le fait qu’il respectait l’accord.
« Nous continuons d’attendre que les médiateurs et la partie américaine exercent des pressions sur Netanyahu et son gouvernement pour le contraindre à respecter la feuille de route », a déclaré vendredi à l’AFP Bassem Naïm, membre de la branche politique du Hamas.
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