Un activiste de Palestine Action affirme qu’avoir attaqué une policière était « justifié »
Lors du nouveau procès concernant le raid de 2024 contre l'usine d'Elbit à Bristol, l'accusé a reconnu que l'agente qu'il a attaquée, après avoir entendu les cris d'un autre activiste, ne faisait en réalité de mal à personne
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Un membre du groupe britannique interdit Palestine Action a déclaré jeudi devant le tribunal qu’il estimait « raisonnable » d’avoir frappé une policière avec une masse lors d’une attaque perpétrée en 2024 contre l’usine britannique d’une entreprise de défense israélienne.
Six membres de ce groupe anti-Israël sont actuellement rejugés après qu’un jury les a acquittés de cambriolage aggravé plus tôt cette année. Toutefois, ce jury n’avait pas pu se prononcer sur plusieurs chefs d’accusation clés, portant notamment sur des dommages criminels et des troubles violents.
L’un des accusés, Samuel Corner, 23 ans, a été appelé à témoigner jeudi et il a déclaré au tribunal qu’il avait frappé la policière avec une masse après avoir entendu « quelqu’un crier » et avoir craint que l’un de ses camarades militants ne soit blessé par le personnel de sécurité.
Suite à cette attaque, la colonne vertébrale de l’agente avait été fracturée. Elle n’a toujours pas pu reprendre ses fonctions à 100 %.
« Il semblait raisonnable d’agir, et je devais le faire rapidement », a déclaré Corner au tribunal. Il a reconnu devant la Cour que l’agente n’avait blessé personne et il a admis qu’avec le recul, ses actes lui paraissaient extrêmes.
Corner a déclaré que l’objectif du groupe anti-Israël était de « faire fermer Elbit » en endommageant du matériel qu’ils estimaient lié à la production d’armes de cette société israélienne. Les jurés ont entendu les assaillants déclarer qu’ils avaient utilisé des marteaux et des pieds-de-biche pour détruire des ordinateurs et des drones lors de l’effraction.
Pendant le procès, la tribune publique du tribunal était remplie de partisans des accusés, dont certains portaient des keffiehs – le foulard arabe censé protéger du soleil et du sable qui est devenu un symbole du nationalisme palestinien et qui a été adopté par les manifestants de gauche anti-Israël.
Trois protestataires pro-palestiniens ont été arrêtés à l’extérieur du tribunal.
Le raid d’août 2024 qui, selon les procureurs, avait causé environ 1 million de livres sterling (1,4 million de dollars) de dommages, avait eu lieu environ dix mois après le début de la guerre de Gaza déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas, le 7 octobre 2023.
Le verdict initial concernant cette attaque avait suscité des critiques de la part de la police, de députés et de groupes communautaires juifs. Le nouveau procès, qui porte sur les chefs d’accusation de dommages criminels et de troubles violents, devrait se poursuivre la semaine prochaine.
Palestine Action a été interdit au Royaume-Uni en juillet 2025 après que des activistes se sont introduits dans une base de la Royal Air Force et ont vandalisé des avions pour protester contre le soutien militaire du Royaume-Uni à Israël.
Plus tôt cette année, la Haute Cour britannique a jugé que cette interdiction était illégale, mais a autorisé son maintien afin de permettre au gouvernement de faire appel de cette décision.
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