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Witkoff et Kushner pourraient se rendre en Israël la semaine prochaine

L'envoyé spécial a démenti que la visite, initialement prévue cette semaine, avait été annulée suite aux frappes contre des sites de production pétrolière et a affirmé que "presque toutes" les capacités d'enrichissement avaient été détruites

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprimant lors d'une réunion du Cabinet, dans la salle du Cabinet de la Maison Blanche, à Washington, le 29 janvier 2026. (Crédit : Win McNamee/Getty Images North America/Getty Images via AFP)
L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, s'exprimant lors d'une réunion du Cabinet, dans la salle du Cabinet de la Maison Blanche, à Washington, le 29 janvier 2026. (Crédit : Win McNamee/Getty Images North America/Getty Images via AFP)

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a déclaré mardi que Jared Kushner et lui-même pourraient se rendre en Israël la semaine prochaine, tout en précisant que cela n’était pas encore définitif.

Dans une interview accordée à CNBC, Witkoff a démenti que la visite initialement prévue cette semaine avait été annulée en raison de la colère suscitée par les frappes israéliennes contre des sites de production pétrolière iraniens.

Il a affirmé que cette visite visait à coordonner avec Israël la stratégie à adopter à l’égard de la République islamique d’Iran.

« Nous ferons probablement ce voyage la semaine prochaine, mais nous n’en sommes pas encore certains », a-t-il déclaré.

Interrogé pour savoir si les objectifs finaux d’Israël dans cette guerre étaient les mêmes que ceux de Washington, alors que Jérusalem insiste davantage sur la nécessité d’un changement de régime, Witkoff a répondu que c’était le cas.

« Israël est un pays qui peut être détruit par une seule bombe. Une seule bombe suffit pour les anéantir » a-t-il déclaré, sans donner plus de détails.

L’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo (FFEP), au nord-est de la ville de Qom, après les frappes américaines sur le site, sur cette image satellite prise le 22 juin 2025. (Crédit : Image satellite ©2025 Maxar Technologies/AFP)

Witkoff a ajouté que le régime iranien n’avait manifesté aucun intérêt pour la reprise des négociations depuis le début de la guerre, le 28 février, par les États-Unis et Israël.

« Je suis sûr que le président serait ouvert à cette idée, mais pour l’instant, c’est la paix par la force qui prime. Les Iraniens ne comprennent qu’une seule chose : s’ils ne font pas ce que le président leur demande, ils s’exposent à une mauvaise alternative », a-t-il affirmé.

Il a expliqué que l’Iran avait créé un « bouclier antimissile offensif » pour protéger son programme nucléaire et semait le chaos dans toute la région, perdant tous ses alliés en les prenant pour cible depuis le début de la guerre.

Witkoff a été interrogé sur la justification de la guerre par les États-Unis, après avoir affirmé l’an dernier avoir anéanti le programme nucléaire iranien.

Il a répondu que les États-Unis avaient « détruit la quasi-totalité de leurs capacités d’enrichissement et de conversion », admettant ainsi que le programme iranien n’avait pas été complètement anéanti.

Il a souligné que l’Iran avait interdit aux inspecteurs des Nations unies d’accéder à ses sites nucléaires depuis que les États-Unis et Israël avaient frappé l’Iran l’an dernier.

« Si tout n’était qu’à des fins civiles, comme ils l’ont dit, pourquoi n’autoriseraient-ils pas les observateurs à entrer dans leur pays ? Ils ne les autorisent pas à entrer parce qu’il s’y passe des choses répréhensibles. »

Il a également noté que l’Iran disposait de 460 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, un niveau qui n’est pas nécessaire « à moins de vouloir fabriquer une arme ».

Des centrifugeuses dans l’installation d’enrichissement de l’uranium de Natanz, près de Natanz, en Iran, publiée le 5 novembre 2019. (Crédit : Agence iranienne de l’énergie atomique via AP)

« Ils auraient facilement pu utiliser le matériau enrichi à 60 % pour fabriquer une bombe sale », a déclaré Witkoff.

Cependant, cela nécessiterait manifestement des sites que les États-Unis affirment avoir complètement détruits en juin.

Interrogé sur les informations selon lesquelles la Russie partagerait des renseignements avec l’Iran contre les États-Unis, Witkoff a répondu que Moscou avait démenti ces allégations.

« Espérons qu’ils ne partagent pas… Nous pouvons les croire sur parole », a-t-il déclaré.

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