Rechercher

Haniyeh a été tué par un missile qui a suivi son téléphone portable, selon le CGRI

Le porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique conteste l'idée que des actes de sabotage internes auraient contribué à l'élimination de l'ex-chef du Hamas à Téhéran

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, arrivant pour l'investiture du nouveau président iranien au Parlement, à Téhéran, le 30 juillet 2024. (Crédit : AFP)
Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, arrivant pour l'investiture du nouveau président iranien au Parlement, à Téhéran, le 30 juillet 2024. (Crédit : AFP)

Selon le porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), l’élimination de l’ancien chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran l’an dernier aurait été perpétrée à l’aide d’un missile de précision qui l’aurait localisé grâce à son téléphone portable. dimanche de nouveaux détails sur l’opération israélienne contre le haut responsable du groupe terroriste palestinien.

Haniyeh a été tué le 31 juillet 2024 dans une explosion survenue dans la capitale iranienne, quelques heures après avoir assisté à l’investiture du président iranien Massoud Pezeshkian.

Les premières informations évoquaient un missile, mais un article publié l’an dernier dans le New York Times affirmait qu’une bombe sophistiquée télécommandée, avait été introduite clandestinement dans la maison d’hôtes de Téhéran où il séjournait depuis plusieurs mois, et qu’elle avait finalement explosé en sa présence.

Le porte-parole du CGRI, Ali Mohammad Naini, a cependant démenti cette information dimanche, affirmant qu’il n’y avait eu aucun acte de sabotage interne au sein de l’organisation paramilitaire iranienne et que personne n’avait donc introduit clandestinement une bombe dans la maison d’hôtes.

Selon lui, comme il l’a déclaré à la presse iranienne et à la chaîne pro-Hezbollah Al Mayadeen, cette élimination a été opérée à l’aide d’un missile de précision qui aurait suivi les déplacements de Haniyeh via son téléphone portable.

« L’assassinat du martyr Ismaïl Haniyeh n’impliquait aucun acte de sabotage », a affirmé Naini.

Le bâtiment où le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh a été tué le 31 juillet 2024, sur une image non vérifiée. (Crédit : Réseaux sociaux ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« Un missile a été tiré à une certaine distance et a frappé directement la fenêtre alors qu’il était au téléphone. Il venait de la même direction que le missile. »

L’Iran s’est initialement abstenu de lancer une attaque de représailles contre Israël en réponse à l’élimination de Haniyeh sur son sol, mais deux mois plus tard, le 1ᵉʳ octobre 2024, a lancé quelque 80 missiles balistiques sur Israël, affirmant riposter à l’assassinat de Haniyeh ainsi qu’à l’élimination du chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et du général Abbas Nilforoushan du CGRI à Beyrouth fin septembre.

Naini a expliqué dimanche que, bien que Téhéran ait attendu deux mois avant de lancer sa riposte, il ne faisait aucun doute qu’il allait attaquer, et qu’il n’a jamais fait aucune doute que l’Iran allait frapper et qu’il s’agissait simplement d’une question de temps.

Il a déclaré que, après la mort de Haniyeh, le Conseil de sécurité nationale iranien « avait conclu qu’une réponse définitive s’imposait. Le moment de la riposte a été laissé à l’appréciation du commandement militaire ».

Selon lui, ce retard était dû aux difficultés survenues à la suite de la toute première attaque directe de l’Iran contre Israël, mi-avril 2024.

La nature exacte des difficultés auxquelles il faisait référence n’était pas claire.

Naini a également reconnu qu’il y avait eu un débat pour savoir si l’Iran devait frapper Israël le 1ᵉʳ octobre ou s’il devait laisser cette tâche à ses alliés de la région, notamment le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.

« Finalement, une décision conjointe a été prise pour lancer l’attaque depuis le sol iranien », a-t-il déclaré.

Cette attaque a contraint près de 10 millions d’Israéliens à se réfugier dans des abris antiatomiques et a causé la mort d’un Palestinien en Cisjordanie ainsi que des blessures par éclats d’obus et débris à deux Israéliens. Elle a causé entre 150 et 200 millions de shekels de dégâts matériels, l’un des missiles ayant touché une école à Gadera, dans le centre d’Israël, provoquant d’importants dommages.

Israël a réagi quelques semaines plus tard, le 26 octobre 2024, en bombardant des sites stratégiques de fabrication de drones et de missiles ainsi que des batteries de défense aérienne en Iran lors d’une série de frappes de précision.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.