Les négociations sur une liste arabe unie se heurtent à un obstacle, Ahmad Tibi
La liste envisagée donnerait à Taal la plus faible représentation à la Knesset parmi les 3 partis ; selon le chef de Hadash-Taal, elle est "l'expression de la volonté du peuple"
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Les partis arabes israéliens ne sont pas parvenus à s’entendre dimanche après-midi sur une liste électorale commune proposée par une « commission de réconciliation » interpartis, laissant planer le doute sur les perspectives de représentation de la communauté arabe au sein de la prochaine Knesset.
Selon la chaîne nationale Kan, le parti Taal du député Ahmad Tibi a rejeté la liste proposée, qui regroupait Hadash – une faction de gauche mixte intégrant l’ancien Parti communiste israélien – et le parti nationaliste laïc Balad.
Bien que Tibi n’ait pas publié de communiqué, un membre de son parti a déclaré dans une interview accordée à des médias arabes que la proposition de la commission était « injuste » et constituait « un coup de poignard dans le dos », ajoutant qu’il la considérait comme « partiale et partisane ».
En réponse, Hadash et Balad ont tous deux publié des communiqués approuvant une liste arabe unie et appelant à l’unité arabe à l’approche des élections législatives du 27 octobre.
Selon un porte-parole de Hadash, la liste commune proposée aurait été menée par le chef de Hadash, Yousef Jabareen, suivi de Tibi, de Sami Abu Shehadeh (Balad), de Jafar Farah (Hadash), de Bakhar Awawdeh (Balad), d’Ofer Cassif (Hadash-Taal), de Youssef Atauna (Hadash-Taal), de Maha Karkabi (Balad), d’un candidat non spécifié de Taal, de Nihaya Washahi (Hadash-Taal), de Hassan Nassasra (Balad), d’un deuxième candidat non spécifié de Taal et d’Ayas Natour (Hadash-Taal).
Une telle liste conférerait à Taal une représentation inférieure à celle de Hadash ou de Balad.
En juin, Hadash a annoncé qu’il allait de l’avant avec la reconstitution d’une liste électorale commune avec Taal et Balad en vue du prochain scrutin national, tout en « laissant la porte ouverte » à la faction islamiste Raam de Mansour Abbas pour qu’elle puisse s’y joindre ultérieurement.
En janvier, les quatre partis arabes ont signé un accord les engageant à travailler ensemble pour relancer la liste commune en vue des élections, mais les négociations ont stagné pendant des mois, principalement en raison de l’insistance d’Abbas pour que ce bloc soit purement technique, afin de préserver la capacité de Raam à rejoindre une coalition gouvernementale, ce que les autres partis arabes refusent.
En juillet, Mansour Abbas a déclaré à la chaîne N12 qu’il ne participerait pas à la liste commune avec les autres partis arabes lors des prochaines élections.
La Liste arabe unie a été formée pour la première fois en 2015, puis s’est scindée en 2021, lorsque Raam s’en est détaché pour rejoindre la coalition dirigée par Naftali Bennett et Yaïr Lapid. La liste s’est complètement effondrée avant les élections de 2022, lorsque le parti nationaliste Balad a tenté, sans succès, de se présenter seul, laissant les deux autres partis former la liste plus restreinte Hadash-Taal.
Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, principal candidat en lice pour détrôner le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a écarté Raam comme potentiel partenaire de coalition. Abbas tente de distancier Raam de ses racines islamistes et serait en pourparlers pour inclure l’ancien député de Yesh Atid, Yoav Segalovitz, ancien chef de l’unité des enquêtes et du renseignement de la police israélienne, dans sa liste.
Suite au rejet de la liste proposée par Taal, un porte-parole de Hadash a déclaré au Times of Israel que les négociations se poursuivraient, car « il n’y a pas d’autre option », ajoutant que deux des dix membres de la commission avaient démissionné à la suite de ce rejet.
Dans un message vidéo, le chef du parti, Jabareen, a salué la proposition de la commission « comme l’expression de la volonté populaire », soulignant qu’une « liste commune large et forte mettra tout en œuvre pour renvoyer le gouvernement Netanyahu-Ben Gvir-Smotrich ».
Dans un communiqué distinct faisant écho aux propos de Jabareen, Hadash a déclaré qu’il saluait la proposition et la considérait « comme l’expression de la volonté populaire, que nous devons tous respecter ».
« Tout au long du processus, nous avons tout mis en œuvre pour parvenir au consensus le plus large possible, par souci de respecter la volonté du peuple. Il nous incombe désormais à tous d’aller de l’avant sans tarder et de préparer la campagne commune, afin d’accroître la participation électorale au sein de la population arabe et de garantir une représentation politique aussi forte et large que possible », a ajouté le parti.
De même, le parti nationaliste Balad a publié un communiqué appelant les dirigeants des trois partis et leurs équipes « à se réunir dès demain pour annoncer officiellement la liste tripartite, former des groupes de travail chargés des aspects politiques, médiatiques, organisationnels et de terrain, et approuver le programme politique et le plan stratégique de la campagne, sur la base des délibérations et des efforts conjoints menés au cours de l’année écoulée ».
la Communauté du Times of Israël !







