Mansour Abbas déclare qu’il ne se joindra pas à une liste arabe commune
Le dirigeant du parti Raam avait laissé entendre plus tôt cette année qu'il se présenterait aux côtés des partis Hadash, Taal et Balad
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le chef du parti islamiste Raam, Mansour Abbas, a annoncé samedi qu’il ne se présenterait pas sur une liste commune avec les autres partis arabes lors des prochaines élections législatives.
Alors qu’il avait laissé entendre plus tôt cette année qu’il se présenterait aux côtés des partis Hadash, Taal et Balad, Abbas a déclaré samedi à la chaîne N12 qu’il ne le ferait pas.
En janvier, les quatre partis arabes avaient signé un accord les engageant à collaborer pour relancer la liste commune en vue des élections, mais les négociations sont restées au point mort pendant des mois, principalement en raison de l’insistance d’Abbas pour que ce bloc soit purement technique, afin de préserver la capacité de son parti islamiste à rejoindre une coalition gouvernementale. Les autres partis arabes s’y opposent.
Selon Hadash, les trois autres partis auraient finalement accepté cette exigence. Une source proche des négociations a déclaré au Times of Israel que l’obstacle principal restant dans les pourparlers était la demande de Raam que les autres partis s’engagent à ne pas s’opposer à un gouvernement auquel le parti islamiste choisirait de se joindre.
Rien ne garantit toutefois que les personnalités susceptibles de remplacer Benjamin Netanyahu s’associeraient à Raam au sein d’une coalition.
Raam a rejoint le gouvernement de Naftali Bennett et Yaïr Lapid en 2021, devenant ainsi le premier dirigeant d’un parti arabe à le faire depuis un demi-siècle.
La base électorale de Raam se trouve au sein des communautés bédouines traditionnelles du désert du Néguev.
Pendant des décennies, les partis arabes israéliens sont restés en marge du processus décisionnel de la politique israélienne. Les partis juifs les ont rejetés, les qualifiant d’extrémistes, tandis qu’eux-mêmes se montraient souvent réticents à l’idée de rejoindre un gouvernement israélien qu’ils considéraient comme traitant les Arabes de citoyens de seconde zone et opprimant les Palestiniens.
De récents sondages de Zman Yisrael montrent que Raam pourrait obtenir les quatre sièges nécessaires pour entrer à la Knesset.
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