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Tom Barrack : Les États-Unis souhaitent que la Turquie joue un rôle à Gaza

Même si la Turquie pourrait désarmer le Hamas de manière non violente, l'envoyé estime qu'un "manque de confiance" entre Jérusalem et Ankara empêchera toute implication de l'État turc

Illustration : L'ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de sa rencontre avec le président libanais, au palais présidentiel de Baabda, le 18 août 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Illustration : L'ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de sa rencontre avec le président libanais, au palais présidentiel de Baabda, le 18 août 2025. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Lors d’une conférence qui s’est tenue vendredi à Abou Dabi, l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, a déclaré que Washington souhaitait qu’Ankara participe à la Force internationale de stabilisation (ISF) élaborée pour la bande de Gaza.

Selon lui, si la Turquie était incluse, elle pourrait désarmer le Hamas de manière non violente grâce à ses liens avec le groupe terroriste palestinien. Il a toutefois ajouté qu’il ne pensait pas qu’Israël accepterait la participation de la Turquie.

Fin octobre, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu avait en effet insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de troupes turques dans la bande de Gaza, après que des informations avaient fait état d’un désaccord sur la question lors d’une réunion entre Netanyahu et le chef des services de renseignement égyptiens, Hassan Rashad.

« Si je conseillais personnellement [le Premier ministre Benjamin Netanyahu], je lui dirais que c’est l’une des choses les plus brillantes qu’il pourrait faire », a déclaré Barrack, selon Bloomberg.

« Est-ce que je pense que cela va se produire ? Non, c’est une question de confiance, et je ne pense pas que cette confiance existe. »

Barrack a également réitéré ses inquiétudes concernant l’escalade entre Israël et le Hezbollah, un an après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis, qui appelait le groupe terroriste chiite libanais et Israël à se retirer du sud du Liban, où l’on assiste néanmoins à des frappes aériennes israéliennes quasi quotidiennes contre des terroristes et des infrastructures du Hezbollah.

Illustration : Un drapeau libanais et un drapeau d’Israël placés côte à côte lors d’une cérémonie commémorative en l’honneur des soldats tombés au combat de l’Armée du Sud-Liban, près de la frontière israélo-libanaise, le 27 novembre 2025. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Ces opérations visent à démanteler les infrastructures terroristes, à contrecarrer les efforts de collecte de renseignements du Hezbollah et à mener d’autres activités visant à affaiblir les capacités du groupe terroriste, a expliqué Tsahal. Au cours de ces raids, les soldats ont découvert de nombreuses armes, des sites de lancement de roquettes et d’autres bâtiments utilisés par le Hezbollah, a ajouté l’armée.

« Mon opinion personnelle est la suivante : vous tuez un terroriste, vous en créez dix », a-t-il déclaré à propos des actions militaires israéliennes.

« Cela ne peut pas être la solution. Il doit y avoir une autre solution. »

Barrack a appelé à poursuivre les pourparlers directs entre Israël et le Liban, affirmant qu’il était « temps de se rendre à Tel Aviv et à Jérusalem, de s’asseoir et de discuter ».

Le président américain Donald Trump (à droite) serrant la main du président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une réunion, dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 25 septembre 2025. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)

« Il est temps d’en finir. »

L’ambassadeur américain a également dit s’attendre à ce que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se débarrasse rapidement des équipements de défense russes dont l’achat a empêché Ankara de participer au programme américain de développement de l’avion furtif F-35.

« Je pense que ces questions seront résolues dans les quatre à six prochains mois », a-t-il précisé, selon le site d’information.

Interrogé sur le fait de savoir si la Turquie était sur le point de se débarrasser du système, il a répondu « oui ».

Il a souligné la « camaraderie » entre Erdogan et le président américain Donald Trump.

Barrack, qui est également envoyé spécial en Syrie, a par ailleurs déclaré qu’il espérait que le Congrès américain lèverait les dernières sanctions contre Damas, imposées lorsque le régime du dictateur syrien Bashar el-Assad était au pouvoir.

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