Une femme arrêtée après des actes de vandalisme contre un café de Jérusalem
L'établissement, ouvert à Shabbat, avait été pris pour cible alors que des Haredim manifestent pour la 7e semaine ; il avait ouvert en retard après le sabotage présumé de sa serrure pendant la nuit
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La police a annoncé, dans la journée de dimanche, l’arrestation d’une femme de 75 ans qui aurait été filmée, dans la nuit de vendredi à samedi, en train d’injecter de la colle dans la serrure du café Basimta, situé à Jérusalem.
Depuis deux mois, des hommes haredim manifestent chaque week-end devant l’établissement pour protester contre son ouverture pendant Shabbat.
Samedi, les dégâts causés à la serrure ont retardé l’ouverture du café de près de 40 minutes.
La femme serait impliquée dans plusieurs autres actes de vandalisme commis à l’encontre du café – avec notamment des graffitis et des dépôts d’ordures aux portes de l’établissement.
Elle a été déférée aujourd’hui devant le tribunal de Jérusalem, qui l’a remise en liberté sous certaines conditions. Il lui est interdit, entre autres, de s’approcher ou d’entrer dans le café, ont fait savoir les forces de l’ordre.
Des dizaines d’hommes ultra-orthodoxes avaient manifesté samedi devant le Café Basimta, dans le centre-ville de Jérusalem, pour la septième semaine consécutive.
Des contre-manifestants de l’organisation « Pink Front » étaient également présents, brandissant des pancartes proclamant le « droit sacré de boire du café » et « Nous préférons mourir plutôt que de boire du café instantané », un jeu de mots sur un slogan utilisé par les hommes ultra-orthodoxes qui protestent contre leur incorporation dans l’armée, en affirmant « Nous préférons mourir plutôt que de servir. »
Face à eux, les manifestants haredim avaient scandé « Shabbat ! », les policiers séparant les deux groupes rivaux.
Ce rassemblement avait eu lieu après que l’ouverture du café a été retardée d’environ 40 minutes, le personnel ayant eu des difficultés à accéder aux locaux. Selon des images de vidéosurveillance diffusées par la télévision israélienne, une personne avait en effet collé la serrure pendant la nuit.
Elle portait un chapeau et un masque pour dissimuler son identité.
אישה תועדה מורחת דבק על מנעול "קפה בסמטה" הבוקר בירושלים. המעשה גרם לעיכוב בפתיחת בית הקפה. בשבועות האחרונים מתנהל מאבק סביב החלטת מנהלי בית הקפה לפתוח את המקום בשבת@VeredPelman https://t.co/Zzwqq9pP05 pic.twitter.com/cn7h6Ta0jc
— כאן חדשות (@kann_news) August 15, 2026
Le député Vladimir Beliak (Yesh Atid) s’était ultérieurement rendu au café dans la journée de samedi pour manifester son soutien, affirmant que les habitants de Jérusalem avaient le droit à la fois d’observer le Shabbat et d’acheter un café pendant le jour de repos juif.
« Nous n’abandonnerons pas la sphère publique libérale », avait-il écrit dans un message qui avait été posté sur le réseau social X.
Le député Avigdor Liberman, qui dirige le parti laïc de droite Yisrael Beytenu, avait également exprimé son soutien à Basimta, affirmant de la même manière que les Israéliens avaient le droit à la fois de prier à la synagogue et de boire un café dans un établissement pendant Shabbat.
« Liberté de choix, sans contrainte », avait écrit Liberman sur X.
שבת ב״בסמטה״ בירושלים.
הסיפור סביב ״בסמטה״ די פשוט: זכותם של תושבי ירושלים לשמור שבת, זכותם של תושבי ירושלים אחרים לבלות ולשתות קפה בשבת.
כך זה אמור לעבוד, וכך זה יהיה.
לא נוותר על המרחב הציבורי הליברלי. pic.twitter.com/TnzC093XgM— MK Vladimir Beliak ולדימיר בליאק????️ (@VladimirBeliak) August 15, 2026
« Vivre et laisser vivre. »
Ces affrontements avaient débuté le 4 juillet, lorsque des dizaines de manifestants ultra-orthodoxes, dont beaucoup seraient mineurs, s’étaient rassemblés devant le café en plusieurs vagues, frappant aux vitres et, selon le personnel, renversant des tables.
À une autre occasion, des dizaines d’hommes haredim avaient enfoncé les barricades et ils avaient tenté de pénétrer de force à l’intérieur.
Basimta, récemment ouvert, est devenu un point de friction à Jérusalem, où peu d’établissements sont ouverts pendant Shabbat.
La situation s’est également compliquée à la suite des révélations selon lesquelles le Café Basimta était un projet officiel de « Jews for Jesus », une organisation missionnaire chrétienne qui cherche à convertir les Juifs à la foi en Jésus. Yoel Ben David, le gérant du café, est le responsable en chef de ce groupe à Jérusalem.
Un lien qui a suscité un certain malaise chez certains partisans laïcs, qui se sont mobilisés pour soutenir le café. L’équipe de football israélienne Hapoel Jérusalem a retiré son offre de publicité gratuite pour l’établissement après avoir pris connaissance de son affiliation, tout en réaffirmant son soutien à la liberté d’exploitation du café.
Ces affrontements sont aussi survenus dans un contexte de tensions plus générales entre la communauté ultra-orthodoxe d’Israël et le public laïc, autour de la question du service militaire des Haredim. Ces derniers mois ont été marqués par des manifestations répétées contre l’enrôlement et l’arrestation de réfractaires à la conscription, y compris de violentes manifestations à Jérusalem.
la Communauté du Times of Israël !







