Des ultra-orthodoxes s’en prennent à un café de Jérusalem ouvert durant Shabbat
Des Haredim, dont beaucoup de mineurs, ont frappé aux vitres et ont fait du bruit devant Basimta ; des laïcs affluent de toute la capitale pour soutenir l'établissement
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Samedi, des manifestants ultra-orthodoxes ont harcelé les clients d’un café récemment ouvert à Jérusalem, au motif que l’établissement était ouvert pendant Shabbat.
Des dizaines de manifestants haredim, dont beaucoup semblaient mineurs, se sont rassemblés à quatre reprises devant le Café Basimta au cours de la journée, a déclaré le personnel de l’établissement aux médias. Des vidéos diffusées sur Internet montrent certains d’entre eux frappant la vitrine et criant sur les clients.
Yoel Ben David, le propriétaire du café, a indiqué aux médias israéliens que certains manifestants avaient renversé des tables.
« J’ai essayé de leur parler. Il n’y a pas de haut-parleurs à l’extérieur, et l’établissement se trouve dans une ruelle. Nous ne dérangeons personne », a déclaré Ben David à la chaîne N12.
« Je suis originaire de Jérusalem, et j’en ai assez qu’il n’y ait pas assez d’établissements ouverts à Shabbat. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir », a-t-il déclaré au quotidien Haaretz.
« J’ai l’impression que cela se reproduira la semaine prochaine, et nous nous y préparerons. »
יושב עכשיו (שבת בבוקר) בקפה הירושלמי החדש "בסמטה".
פתאום דפיקות על החלונות. בחוץ המון חרדי שבא לאיים עלינו.
רגע שאהבתי: כשהחילונים גם התחילו לצעוק בחזרה "שבעס". וזה נכון: להם יש שבת דתית, לנו יש שבת חופשית.
כשנסגור להם את הברז, הם יבינו.
בינתיים, תבואו לחזק את "בסמטה". pic.twitter.com/3Ilf8jqpFb
— Ariel David אריאל דוד (@afdirohak) July 4, 2026
Des clients laïcs venus de toute la capitale et des habitants du quartier sont venus chasser les manifestants et soutenir le café, situé en centre-ville, où peu d’autres établissements sont ouverts à Shabbat.
Une fois la nouvelle des perturbations diffusée, des images ont montré le café bondé de clients venus soutenir l’établissement, et Ben David a vu beaucoup d’entre eux partager leur visite sur les réseaux sociaux.
סערה בירושלים: בית קפה ״בסמטה״ שנפתח לפני כחודש הפך היום למוקד בזמן שעשרות חרדים הגיעו למקום ומחו על עצם פתיחתו במהלך השבת. בתגובה – תושבים חילונים מכל קצוות הבירה הגיעו לתמוך ולחזק.
מיכאל מבית הכרם: ״אנחנו מברכים ומחזקים את המקום – העברנו בקבוצה של השכונה ומשפחות רבות בדרך… pic.twitter.com/8KJtO2QOGk
— החדשות – N12 (@N12News) July 4, 2026
Nofar, qui habite dans le quartier d’Ein Kerem, a déclaré à la chaîne N12 qu’elle était venue spécialement pour soutenir l’établissement.
« J’ai vu une publication sur Facebook, et évidemment, je suis venue apporter mon soutien. On nous a un peu crié dessus, mais cela ne nous dissuadera pas – nous devons protéger cet endroit, il n’y a pratiquement aucune alternative à Jérusalem [le Shabbat] », a-t-elle ajouté.
Raz, qui habite un peu plus loin, dans le quartier de Rehavia, a expliqué qu’il s’était rendu au café dès qu’il avait pris connaissance de l’incident, grâce à une vidéo publiée sur Facebook.
« Je connais d’autres établissements qui subissent également des pressions, et il est temps d’établir des limites claires et de ne pas laisser les personnes qui font du tapage nuire au public laïc », a-t-il déclaré à la chaîne N12.
« Nous continuerons à venir et à voter avec nos pieds », a-t-il ajouté.
Le Café Basimta a réagi à cet incident et à l’élan de soutien dans une vidéo publiée sur Instagram, où l’on voit un groupe de personnes applaudir depuis un balcon surplombant le café.
« L’équipe du Café Basimta tient à vous remercier pour tout ce soutien. Merci à tous ceux qui sont venus aujourd’hui et à tous ceux qui nous ont envoyé leur amour et leur soutien par téléphone ! » pouvait-on lire en légende.
« Votre soutien est plus important que vous ne le pensez. »
L’application des lois relatives au travail pendant Shabbat est un sujet de controverse récurrent en Israël, sur fond de désaccord plus général concernant les relations entre la religion et l’État. Les lois municipales et nationales divergent souvent, ce qui peut entraîner des conflits entre les autorités municipales et le gouvernement national, ainsi que des tensions locales.
Partout dans le pays, des commerces sont parfois vandalisés par des Haredim extrémistes qui s’opposent à l’ouverture des commerces pendant Shabbat.
la Communauté du Times of Israël !







