Bernie Sanders rencontre l’activiste anti-Israël Mahmoud Khalil
Selon le sénateur, le leader des manifestations à Columbia a été incarcéré pour s'être opposé à "l'horrible guerre de Netanyahu" ; interrogé par CNN, Khalil refuse de condamner le Hamas
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Le sénateur américain Bernie Sanders a rencontré mardi Mahmoud Khalil, le leader des manifestations anti-Israël de l’université Columbia que l’administration Trump cherche à expulser pour avoir soutenu le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Dans un message publié sur le réseau social X et accompagné d’une photo de leur rencontre, Sanders a écrit que Khalil avait été « incarcéré pendant 104 jours par l’administration Trump pour s’être opposé à la guerre illégale et horrible menée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Gaza. C’est ».
« Nous ne devons pas permettre à Trump de détruire le premier amendement et la liberté d’expression », a-t-il ajouté.
Sanders, qui est juif et a fait du volontariat dans un kibboutz israélien dans sa jeunesse, est l’un des plus fervents détracteurs d’Israël au Congrès américain, où il a fait son entrée en 1991 en tant que représentant, avant de devenir sénateur en 2007.
Bien qu’il siège au Congrès avec les démocrates, le sénateur n’est pas membre du parti et a déçu certains de ses partisans d’extrême gauche en rejetant dans un premier temps les appels à un cessez-le-feu à Gaza et en soutenant le droit d’Israël à se défendre suite au le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait plus de 1 200 morts et au cours duquel 251 otages ont été enlevés et emportés de force à Gaza, déclenchant ainsi la guerre.
Mais à mesure que la guerre se prolongeait, Sanders est devenu de plus en plus critique à l’égard de Netanyahu. Il a appelé les États-Unis à cesser d’envoyer des armes à Israël. Le projet de loi qu’il a présenté à cet effet a été rejeté à l’unanimité par le Sénat.
I met with Mahmoud Khalil, a Palestinian student at Columbia University, who was imprisoned for 104 days by the Trump administration for opposing Netanyahu’s illegal & horrific war in Gaza. Outrageous.
We must not allow Trump to destroy the First Amendment & freedom to dissent. pic.twitter.com/2iaIi8dUWF
— Sen. Bernie Sanders (@SenSanders) July 22, 2025
En mai, il a accusé les démocrates de ne pas s’élever contre la guerre par crainte du lobby pro-Israël.
La rencontre a eu lieu alors que Khalil était interviewé par CNN. La chaîne lui a demandé s’il « condamnait explicitement le Hamas, une organisation terroriste désignée comme telle par les États-Unis, et pas seulement pour ses actions du 7 octobre ».
Khalil a répondu qu’il condamnait « le meurtre de tous les civils », ce qui a incité l’un des intervieweurs à lui demander à deux reprises s’il dénoncerait spécifiquement le Hamas, soulignant que l’administration Trump l’accusait de sympathiser avec le groupe terroriste palestinien.
« J’ai simplement posé des questions et protesté contre la guerre en Palestine. C’est tout ce que j’ai fait. C’est mon devoir en tant que Palestinien, en tant qu’être humain, de demander l’arrêt des tueries dans mon pays », a-t-il déclaré, avant d’affirmer que lui demander de dénoncer spécifiquement le groupe terroriste était « hypocrite et absurde ».
The CNN anchor gave Mahmoud Khalil 3 separate chances in the interview to condemn Hamas – a federally designated terrorist organization.
He won't, because he justifies murdering, raping & kidnapping civilians.
Khalil's deportation can't come soon enough.pic.twitter.com/3N8Zti293X
— Joel M. Petlin (@Joelmpetlin) July 22, 2025
« C’est pourquoi je ne m’engagerais pas vraiment dans ce genre de questions sur la condamnation ou non. Parce que les condamnations sélectives ne mènent nulle part. C’est tout simplement hypocrite, pour être honnête », a ajouté Khalil.
Il a également déclaré que la poursuite de ses activités par l’administration Trump n’était « rien d’autre qu’une instrumentalisation de l’antisémitisme pour museler la liberté d’expression ».
Khalil a été négociateur et porte-parole de Columbia University Apartheid Divest (CUAD), une coalition étudiante à l’origine des manifestations anti-Israël sur le campus de l’université new-yorkaise.
CUAD a salué la « résistance violente » des Palestiniens, y compris explicitement le pogrom du Hamas du 7 octobre 2023. Le groupe a également invité plusieurs personnalités pro-Hamas sur le campus, dont Khaled Barakat, qui a ensuite été inscrit par l’administration Biden sur la liste des terroristes étrangers spécialement désignés.
En outre, Khalil a été négociateur et porte-parole du campement anti-Israël à Columbia l’an dernier, ainsi que des étudiants qui ont fait irruption dans un bâtiment de l’université et l’ont occupé, déployant une banderole appelant à « l’intifada ». Il n’est toutefois pas personnellement accusé d’avoir participé à l’occupation du bâtiment et ne figurait pas parmi les personnes arrêtées en lien avec les manifestations.
la Communauté du Times of Israël !







