Face à l’antisémitisme, Netanyahu réaffirme l’héritage politique et militaire de Herzl
A l'occasion des hommages à Herzl, le Premier ministre a relié l'histoire du sionisme aux défis actuels, réaffirmant sa fermeté face à l'Iran et justifiant l'offensive au Liban
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À l’occasion de la commémoration officielle de la mort de Theodor Herzl sur le mont éponyme à Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tracé un parallèle direct entre les défis historiques qui ont vu naître le sionisme et les menaces géopolitiques actuelles, en affirmant « Les forces qui ont poussé Herzl à créer la magnifique entreprise du mouvement sioniste existent toujours, même 130 ans plus tard », selon le site d’information JNS.
Benjamin Netanyahu a souligné que le sionisme s’était structuré autour de deux dynamiques complémentaires dont la première est la réponse défensive à une menace existentielle, à savoir l’antisémitisme.
Selon le Premier ministre israélien, cité par JNS, Herzl avait compris que face aux vagues de haine récurrentes, seule la création d’un État souverain doté d’une force de frappe militaire permettrait de répondre par la force à ceux qui « viennent nous massacrer ».
De l’autre côté s’exprime l’aspiration positive à l’autodétermination, laquelle consiste à « reprendre le contrôle de notre destin entre nos mains » pour transformer la communauté en « un peuple productif qui subvient à ses besoins et contribue au concert des nations »
Le Premier ministre a ainsi rappelé l’innovation majeure de Herzl, qui a su faire de l’amour spirituel de Sion une entité politique et diplomatique, à même de dialoguer avec les grandes puissances sur la scène internationale.
Né le 2 mai 1860 à Pest, en Hongrie, Theodor Herzl, journaliste et juriste, vit son existence basculer lors de sa couverture de l’affaire Dreyfus en France. Marqué par le procès injuste de cet officier juif français, il acquit la conviction que l’antisémitisme européen rendait impossible l’émancipation totale et sereine des Juifs sur ce continent. Pour lui, seule la création d’un État juif souverain pouvait leur offrir la garantie d’une existence indépendante et protégée par l’égalité des droits face à la loi – les bases fondatrices du sionisme politique.
Invoquant cette méthode historique consistant à défendre les intérêts juifs tout en tenant compte de ceux de ses interlocuteurs, Netanyahu a réaffirmé la ligne dure de son gouvernement face à Téhéran. Faisant directement référence au protocole d’accord en 14 points signé le 17 juin dernier entre les États-Unis et l’Iran, qui ouvre la voie à 60 jours de négociations sur le programme nucléaire iranien, le chef du gouvernement israélien a déclaré qu’avec ou sans accord, Israël ne permettrait pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Sur le plan militaire, souligne JNS, le Premier ministre a rappelé que « Herzl savait que nous aurions besoin d’une force défensive, d’une armée hébraïque capable de protéger notre État de ceux qui nous veulent du mal » avant de saluer l’héroïsme des soldats engagés dans ce qu’il a qualifié de « guerre de rédemption », déclenchée suite au pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.
Établissant une correspondance avec les écrits de Herzl mentionnant déjà la géographie régionale, il a légitimé le déploiement de l’armée au-delà de ses frontières, en précisant que les combattants surveillaient aujourd’hui la Syrie depuis le mont Hermon et travaillaient avec détermination dans la région du Litani, sans oublier le contrôle de Beaufort.
Il a conclu en affirmant qu’ « Israël resterait au Liban aussi longtemps que nécessaire pour protéger les résidents du nord et tous les citoyens d’Israël ».
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