« Faire mon alyah en temps de guerre boucle la boucle », dit un Juif irano-américain
Sami Rahamim, dont les parents avaient quitté Shiraz en 1949, fait partie des 30 olim hadashim qui arriveront en Israël mercredi, malgré les restrictions de voyage
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Pour l’Irano-Américain Sami Rahamim, son arrivée en Israël, mercredi, vient clore un cycle familial de plusieurs générations.
« Je suis la troisième génération consécutive de ma famille à choisir d’immigrer » a déclaré Sami, 31 ans, avant d’embarquer avec trente olim hadashim – nouveaux immigrants – à bord d’un vol qui a atterri à l’aéroport Ben Gurion mercredi matin.
« Je me considère comme le prolongement de l’histoire biblique dans laquelle le roi perse Cyrus a dit aux Juifs de revenir en Israël il y a 2 500 ans, surtout en ce moment où l’État d’Israël se bat pour libérer le peuple iranien de ses oppresseurs. »
Un an après la naissance de l’État d’Israël en 1948, les grands-parents de Sami, Ezra et Sara, avaient quitté leur vie relativement confortable à Shiraz, en Iran.
À l’époque, l’Iran entretenait des relations amicales avec Israël, mais ses grands-parents souhaitaient reconstruire leur vie au sein de l’État juif, a expliqué Sami.
Cependant, après la Guerre du Kippour en 1973, le père de Sami, Reuven, s’était installé à Minneapolis, dans le Minnesota, où il avait fondé une entreprise prospère spécialisée dans la fabrication d’enseignes intérieures.
Il était devenu une figure influente de la communauté juive locale et il était très apprécié – jusqu’à ce que des terroristes armés fassent irruption dans son entreprise, Accent Signage Systems, et qu’ils le tuent aux côtés de cinq autres personnes, en 2012.
« Il a vécu le rêve américain, mais il est mort dans un cauchemar américain de violence armée », a raconté Sami.
C’était à peu près à cette époque que Sami avait commencé à s’intéresser à Israël – et cet intérêt s’est finalement accru après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas, le 7 octobre 2023.
C’est lors d’une de ses quatre visites en Israël, après l’assaut barbare et sanglant, qu’il a eu « une révélation : « il était temps pour moi de rentrer chez moi et de boucler la boucle », a-t-il déclaré.
À son arrivée en Israël, Rahamim s’installera dans le village de Klil, au nord du pays, avec son chien Bamba, et il suivra une formation de guide touristique à l’université de Haïfa, a-t-il indiqué.
Mercredi, plus de cinquante olim hadashim en provenance d’Amérique du Nord ont obtenu la nationalité israélienne, dont trente nouveaux arrivants et vingt personnes déjà présentes sur le territoire qui ont finalisé leur naturalisation le même jour, selon l’association à but non lucratif Nefesh B’Nefesh, qui milite en faveur de l’alyah.
Cette immigration depuis l’étranger a été rendue possible malgré les restrictions importantes imposées aux voyages aériens en période de guerre.
Depuis le début de la guerre contre la République islamique d’Iran, plus de 130 olim hadashim sont arrivés d’Amérique du Nord et environ 500 Nord-Américains ont immigré depuis le début de l’année 2026, selon Nefesh B’Nefesh.
Environ 110 olim devraient arriver au cours du mois d’avril et plus de 830 dossiers d’immigration ont été ouverts par des Juifs nord-américains depuis le début de la guerre, a indiqué l’organisation.
En 2025, quelque 4 100 Nord-Américains ont immigré en Israël, soit une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente, toujours selon Nefesh B’Nefesh.
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