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Frappes aériennes en Irak : 15 membres des PMF tués, leur siège et leur chef pris pour cibles

Le chef des Forces de mobilisation populaire n'était pas présent lorsque sa résidence a été touchée ; le QG de commandement situé à Anbar a été pris pour cible alors que du personnel était présent

Des membres des Forces de mobilisation populaire irakiennes assistant aux funérailles d'une des victimes d'une frappe attribuée aux États-Unis, à Bagdad, le 24 mars 2026. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)
Des membres des Forces de mobilisation populaire irakiennes assistant aux funérailles d'une des victimes d'une frappe attribuée aux États-Unis, à Bagdad, le 24 mars 2026. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Des frappes aériennes en Irak ont tué mardi 15 membres de l’organisation-cadre des milices chiites soutenues par la République islamique d’Iran, ce qui en fait l’attaque la plus meurtrière contre le Hashd al-Shaabi depuis le début de la guerre avec l’Iran.

Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Shaabi ou PMF), qui font partie des forces armées régulières irakiennes, mais qui comprennent également des brigades appartenant à des groupes terroristes soutenus par Téhéran, ont imputé aux États-Unis la responsabilité de cette attaque ayant coûté la vie à un commandant et à quatorze autres combattants.

L’Irak a été entraîné dans la guerre déclenchée par les frappes menées par Israël et les États-Unis en Iran le 28 février, guerre qui a depuis englouti une grande partie de la région.

Le chef des PMF, Falih al-Fayadh, n’était pas présent lorsque sa résidence a été touchée à Mossoul, dans le nord du pays, qu’il n’utilise que lors de ses visites dans la ville, selon deux sources de sécurité.

Parmi les morts figurait le commandant des opérations des PMF dans la province, Saad al-Baiji. Plus tard dans la journée de mardi, une importante foule d’endeuillés en colère a porté son cercueil et des portraits de lui dans les rues de Bagdad.

Selon le communiqué, les forces américaines ont frappé un quartier général de commandement à Anbar alors que le personnel était en service. Selon des sources de sécurité, les frappes ont eu lieu pendant une réunion à laquelle participaient des commandants de haut rang.

Brandissant des pancartes à l’effigie de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien éliminé, des Irakiens manifestant leur soutien à l’Iran voisin, à Bagdad, le 22 mars 2026. (Crédit : Murtaja Lateef/AFP)

Mardi, les PMF ont exhorté « les forces politiques à prendre leurs responsabilités et à faire face à ces violations américaines répétées ».

Selon des sources de sécurité et sanitaires, trente autres personnes ont été blessées. Ces sources ont indiqué que certains blessés étaient dans un état critique et que le bilan pourrait s’alourdir. Reuters a filmé des ambulances transportant les blessés à l’hôpital de Ramadi, la capitale régionale, pendant la nuit.

Les PMF, connues en arabe sous le nom de Hashd al-Shaabi, sont un regroupement de factions paramilitaires majoritairement chiites officiellement intégrées aux forces de sécurité de l’État irakien. Elles comprennent plusieurs factions alignées sur le régime iranien.

Mardi, une attaque à la roquette a tué six peshmergas dans le Kurdistan irakien autonome, la région accusant l’Iran d’avoir mené la première attaque meurtrière de ce type depuis le début de la guerre.

Des membres des Forces de mobilisation populaire dans une base militaire située près de la frontière irako-syrienne, à al-Qaim, dans l’ouest de l’Irak, le 23 janvier 2026. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)

Bien que proches de Washington, les Kurdes d’Irak ont cherché à rester neutres dans la guerre contre le régime, après que leurs relations avec la République islamique se sont réchauffées ces dernières années.

Ni les États-Unis ni l’Iran n’ont commenté ces accusations.

La semaine dernière, le Pentagone a reconnu que des hélicoptères de combat avaient frappé des groupes armés pro-République islamique en Irak pendant le conflit actuel.

Des groupes armés soutenus par Téhéran ont lancé des attaques contre des bases américaines en Irak et contre l’ambassade des États-Unis depuis que les États-Unis et Israël ont déclaré la guerre, le 28 février.

Le conflit s’est étendu au-delà des frontières iraniennes : Téhéran a frappé Israël et les États arabes du Golfe abritant des installations militaires américaines, tandis qu’Israël a mené des attaques au Liban, en réponse à des tirs transfrontaliers du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, aligné sur la République islamique.

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