Gaza : Des poursuites lancées contre 12 suspects dans une affaire de contrebande
Les accusés sont poursuivis devant le tribunal de district de Beer Sheva pour avoir, entre autres, aidé l'ennemi en temps de guerre, financé des activités terroristes et commis des fraudes
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Les procureurs de l’État ont engagé des poursuites contre 12 suspects qui sont accusés d’être impliqués dans un important réseau de contrebande qui faisait passer des marchandises dans la bande de Gaza.
Ces hommes, parmi lesquels des réservistes de l’armée, ont « exploité le cessez-le-feu », entré en vigueur entre Israël et le Hamas en octobre, et « l’acheminement de l’aide humanitaire », ont souligné la police et le Shin Bet dans un communiqué commun, confirmant l’arrestation « de plusieurs citoyens israéliens ainsi que des habitants de la bande de Gaza » dans cette affaire.
Trois autres suspects sont par ailleurs interrogés dans ce dossier, ont indiqué les deux agences.
Des mises en examen devraient suivre prochainement, selon les médias israéliens.
Les accusés sont poursuivis devant le tribunal de district de Beer Sheva pour avoir aidé l’ennemi en temps de guerre, financé des activités terroristes, commis des fraudes et versé des pots-de-vin dans le cadre de leur trafic de marchandises présumé au sein de l’enclave.
Parmi les articles qui auraient été clandestinement introduits à Gaza, des cigarettes, des iPhones, des batteries, des câbles de télécommunication et des pièces automobiles, pour une valeur totale de plusieurs millions de shekels.
Certains de ces produits appartenaient à la catégorie des articles « à double usage » – ce qui signifie qu’ils sont susceptibles d’être utilisés par le Hamas à des fins terroristes.
Bezalel Zini, le frère du chef du Shin Bet, David Zini, serait également lié au réseau – il aurait ainsi aidé ses membres à faire passer des cigarettes en contrebande en profitant de son service dans la bande de Gaza en tant que réserviste.
Bezalel Zini servait, semble-t-il, dans une unité chargée de démolir des bâtiments dans la bande de Gaza dans le cadre d’opérations militaires, un rôle qui lui donnait accès aux camions transportant des marchandises vers l’enclave.
Zini n’a pas encore été mis en examen dans cette affaire. Il devrait officiellement être inculpé dès jeudi.
De son côté, le Shin Bet a affirmé que tout au long de la guerre, « et plus encore depuis le début du cessez-le-feu », le Hamas s’est efforcé de reconstruire ses capacités et de renforcer sa gouvernance dans la bande en utilisant l’argent provenant des trafics.
Israël avait interdit l’entrée de cigarettes et d’autres produits liés à l’industrie du tabac à Gaza pendant la guerre, les responsables affirmant que ces produits, lorsqu’ils étaient introduits illégalement, étaient vendus à des prix élevés sur le marché noir et qu’ils étaient lourdement taxés par le Hamas.
Les procureurs ont affirmé que « le tabac et les cigarettes constituent l’une des principales marchandises illicites qui sont introduites en contrebande dans la bande de Gaza, rapportant au Hamas plusieurs centaines de millions de shekels depuis le début de la guerre, ce qui lui a notamment permis de maintenir sa survie économique et son emprise sur le territoire ».
« La contrebande constitue une menace importante pour la sécurité de l’État d’Israël, car elle contribue à la survie et à la gouvernance du Hamas », a continué le Shin Bet. « Elle représente également une menace parce qu’il reste possible d’utiliser les itinéraires empruntés par les trafics comme plate-forme permettant de lancer des activités militaires offensives en Israël et contre nos forces dans la bande de Gaza ».
Les soupçons avaient émergé il y a six semaines lorsque des soldats postés sur la « ligne jaune » séparant les zones contrôlées par Israël et celles contrôlées par le Hamas à Gaza avaient repéré un camion suspect dans la région, a rapporté la chaîne N12.
Une inspection du véhicule avait révélé qu’il transportait notamment des drones lourds, des dizaines de téléphones, des batteries, des pesticides et des câbles électriques. Des articles qui ne figuraient pas parmi les marchandises qu’Israël autorisait à entrer dans Gaza pour cause de « double usage » possible.
Selon les informations disponibles, les drones pouvaient transporter jusqu’à 70 kg.
Selon N12, la contrebande de marchandises vers Gaza par des Israéliens se serait amplifiée ces derniers mois.
la Communauté du Times of Israël !







